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EDC de L-X

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38. In Memoriam

♪♫ « Mais moi qui suis pauvre, je n'ai que mes rêves.
J'ai répandu mes songes sous tes pas,
Marche doucement car tu marches sur mes rêves. »
(W. B. Yeats)

......
.......

"Marchons doucement, Elix... car on marche sur nos rêves" lui disait l'homme qui marchait sur le monde et dans l'ombre duquel elle avançait encore pour mieux le rejoindre, cette fois sans retour. Que lui dirait-elle, quand dans un dernier souffle, elle retrouverait le même ciel que lui, loin du monde dont ils avaient rêvé? Ils n'ont pas marché dessus, si tu savais... ils les ont écrasés, piétinés. Ils me les ont jetés à la gueule, sans même y jeter un oeil et ne m'ont laissé aucune chance : vaincue avant même d'entrer dans l'arène, sans livrer de combat. Nous ne sommes que de la chair brisée par les rêves, disais-tu? Ma chair écorchée suinte encore de la douleur des pierres qu'ils m'ont jetées, eux, comme s'ils n'avaient jamais péché. J'ai essayé d'aller au-delà, de voir plus grand, d'élever l'Humanité. Pro Imperium pro Humanitatis. J'ai essayé, j'en ai rêvé, tellement...
......
.......

Le sas de contrôle des grandes portes sud se refermait dans un bruit étouffé tandis qu'elle se faufilait vers le cauchemar de nuit et d'émeraude, de moisissure et de cris qui forgeaient le paysage de son futur, suivie de près par des ombres et des fantômes, des souvenirs défunts d'un autre temps et le pas étouffé des morts-marcheurs. Le sol spongieux accueillait leurs pieds attentifs. Oui, ils marchaient doucement, car ils marchaient sur la mort.
Rester, recommencer... pourquoi? C'est trop tard. Je ne suis plus rien et mes rêves sont détruits, cassés comme des jouets abandonnés à des enfants envieux qui n'ont même pas pris la peine d'ouvrir la boite pour regarder le trésor qu'elle contenait. J'ai vu trop grand, trop beau? Ou simplement, j'ai vu différemment. "J'ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez pas croire"... J'ai rêvé comme rêve un androïde, cherchant la perfection, sans prendre en compte l'échec possible, sans envisager l'improbable, négligeant le facteur chaos : que les humains ne veuillent pas de mes rêves... Vae victis. Quelle arrogance, quelle soufflet qui ramène à la réalité froide, sale, grise : le sol de béton mouillé d'une pluie acide sur lequel elle vient de s'écraser la gueule la première. Le plus dur, c'était pas la chute, comme toujours, c'est l'atterrissage.
......
.......

Alors qu'elle franchit une arche naturelle, sur laquelle court un reptile aux yeux jaunes, elle libère un souffle crispé, apaisant les palpitations qui tambourinent dans sa poitrine, évitant l'ornière dans le sol. Le moindre faux-pas devient réellement mortel...
La chute avait été brutale, inattendue, et pourtant, son blond lui avait annoncé, prophétique, il y a bien longtemps...
"Un jour tu tomberas sur un gars qui ruinera des tapisseries avec ta cervelle et pas la sienne. Et là ça va s'agiter en ville. Comme une toile d'araignée, tu ne peux plus secouer un point sans agiter toute la structure.". Quelle ironie quand on sait les calomnies les plus folles qui l'avaient salie, les rumeurs sordides et hallucinantes qui couraient à son sujet et les fantasmes conspirationnistes qui avaient nourri la haine à son égard. La rançon du succès, sans doute, qui transforme l'héroïne à la gloire trop brillante en monstre à honnir et à balancer de son piédestal pour en faire un marche-pied. Descendre la cible et se sentir un héros... C'est ce qu'avait du ressentir Folorion autrefois : la satisfaction d'avoir accompli un acte salutaire pour le monde, aveuglé par le devoir quand ce n'était que mensonge. Nous ne sommes que des pantins reproduisant en tout petit des gestes insensés pour donner du sens à nos propres folies dans ce nouveau monde étriqué. Quelle ironie oui. La politesse du désespoir disait l'autre, après avoir appuyé sur son petit bouton...
......
.......

Las... Inspirant profondément, sa poitrine enfin libérée de ce carcan d'illusions perdues et d'actes manqués, elle laissait tout cela derrière elle, tournant le dos cette fois, sans crainte qu'on y balance crachats ou poignards. Les peureux qui jouaient à la mort et ne se trouvaient même pas le courage pour l'insulter sans le couvert de l'anonymat ou de prête-nom d'idiote ne se risqueraient pas à la suivre là où elle se rendait, et resteraient à se batailler leurs crottes de nez dans leur cage de béton.
......
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Un pas après l'autre, comme autrefois, elle reprenait pied dans cette jungle sauvage et meurtrière, ses objectifs en tête, jetant un regard à celui qui l'accompagnait pour son dernier voyage.
A toi, mon cyber-chevalier, mon prince des ruines, j'avais promis de te montrer que l'Humanité méritait encore d'être sauvée, je t'avais juré qu'elle était encore belle et qu'elle pourrait devenir merveilleuse, s'élever au-dessus de l'ordinaire... Tu avais tout quitté, tout lâché de tes propres ambitions pour servir mes rêves, et je t'ai menti, je me suis trompée. Ce fut mon erreur, car elle est humaine et que je suis plus qu'humaine. Tu es le seul à qui je dois demander pardon mais ta simple présence à mes côtés, "à jamais", est la preuve que tu m'as pardonnée. Ceux là ne savent rien de la fidélité, empêtrés qu'il sont dans leurs considérations bassement charnelles quand un corps met deux heures à se fabriquer ; ils confondent possession, exclusivité et la foi que l'on peut avoir en l'autre. Tu pouvais bien baiser toutes les radasses de cette ville corrompue aux 1001 éclats artificiels, c'est à moi que tu as offert le reste de ton âme et la fin de ta vie. Et moi de même...
Le dernier homme de sa vie l'accompagnait dans ce périple vers la fin. Elle l'avait retenu de chercher la mort trop longtemps, lui avait donné sa parole que, quand elle aurait achevé sa tâche, ils partiraient ensemble et le temps était venu.
Reprendre la marche vers un horizon qui toucherait à une fin, quelle qu'elle soit.
Elle tiendrait au moins cette promesse là.
......
.......

Dans le lointain, un hurlement déchirait les dernières heures de la nuit. Devant, derrière? Elle n'aurait su dire s'il s'agissait d'un cri d'effroi ou de menace. Le sol semblait trembler. Les chuintements aux consonances végétales se confondaient aux bruissements de la menace animale qui semblait parfois rôder dans leur sillage... et puis le calme revint, la laissant replonger en elle.
......
.......

Les heures qui avaient précédé le départ s'étaient faites à la fois interminables et trop courtes alors qu'elle s'adonnait à un pèlerinage mnémonique. Les visages, les voix, les effleurements des êtres qui avaient partagé sa vie, de près ou de loin, dans des soupirs et des larmes, entre étreintes et déchirures...
"Ma vie est un roman d'amours... En plusieurs tomes, multiples chapitres. Des poèmes et des tragédies. Ou juste aussi, des épisodes crus ou sordides, tristes ou simples."
Mon animal blessé à la folie destructrice... Mon blond cyborg, mon autre, mon âme soeur... Mon ptit prince au sourire triste entre ombre et pluie. Mon petit soleil trop vite éteint. Ma précieuse. Mon pilier de fourrure, roc si fragile... Et toi, Maman, tu étais si belle, si forte, si sanglante, si rebelle... Vous étiez les premiers sourires et soupirs entremêlés de larmes qui se noyaient de skiwi de la gynoïde candide qui perdait ses illusions et nourrissait ses premiers rêves.


Mais aussi, ma tendre soeur si parfaitement pleine de défauts. Mon balafré à la passion démente. Mon doux géant. Mon lord, que la nuit vous soit douce sans moi et sans escaliers vers notre paradis...
Et puis, mon roi, Arcanta, mon bel amour qui arpentait le monde avec cette distance d'intouchable pourtant si tactile, mon seul époux, mon univers durant 15 ans. Avec toi j'ai passé les tempêtes et j'ai vaincu la mort, j'ai combattu, plongé, chuté et remonté, te trouvant toujours là, immuable, immortel... Notre histoire fut parfaite.

Machinalement, elle ne put s'empêcher de regarder quelque part à ses côtés, avant de tourner son regard vers l'avant qui peut-être cacherait d'autres souvenirs à rattraper.
Je t'ai vu sourire et entendu crier, toi, l'homme qui marchait sur le monde et se réfugiait dans mes nuits secrètes, avant que l'Histoire ne se dérobe sous tes pieds... Nous nous serons manqués oui, dans cette vie là. Celle où j'ai cru en une chimère aux yeux d'argent, une belle d'âme insaisissable, une histoire irréelle comme un baiser soufflé, glaciale et brulant. Je lui ai préféré entre tourmente et absence, ma merveilleuse, ma blonde, ma femme, alors pleine de passion et de fougue, de rage de vivre et de volonté trempée. Je te laisse à ce monde en t'attendant dans le mien. Un jour, je sais que tes pas te ramèneront dans les empreintes que je laisse...
Vous êtes tous mes trésors enfouis, mes marques et mes repère et à chacun revient une part de moi, gravée dans ma peau. A mesure que la femme devenait, vous la forgiez de vos baisers, de vos murmures ou de vos coups rageurs. Vous en faisiez ce que suis, pour le meilleur ou pour le pire. Vous m'avez rendue forte, et aidée à passer de la punkette à plumes à la guerrière prétorienne, celle qui connut sa première chute, ma seule fuite... dans laquelle vous m'avez presque tous suivis ou précédés jusqu'à ce chemin que j'emprunte aujourd'hui.
P'pa... Je n'ai pas eu le courage de te dire adieu. Pardonne au monde de n'être pas à notre hauteur. Tes rêves sont fous et seuls les plus fous pourraient les comprendre.

......
.......

Un sourire se dessine, mélancolique, ourlant les lèvres bleues derrière le masque de sa combinaison protectrice, dernier présent de son blond génie alors qu'elle avance dans les ruines d'une cité morte, abandonnée aux forces naturelles et sur-naturelles de cette planète, attentive toutefois aux dangers qui peuvent surgir, de partout et nulle part, de toutes les tailles et sous toutes les formes. Ici, plus que jamais, "le corps, c'est de la viande".
"Protège ton coeur, le monde prendra le corps", m'avait dit celui dont je porte l'initiale. Mais ça n'a jamais été aussi froid, aussi simple, aussi détaché, non... Faire l'amour c'est bien ce que je faisais. Je "fais" l'amour. Je suis l'amour que je vous donne et mon corps est mon vecteur. Mon plaisir, c'est ma déclaration, mon orgasme c'est le partage de mon être... et votre orgasme, c'est le présent que je vous fais. C'est ma façon de communiquer, de communier. Je donne, je me donne. Et je vous prends. Quand vous êtes en moi, vous êtes "en moi". Et quand mes lèvres vous embrassaient, vous marquiez votre souffle sur le mien. C'est avec cette respiration que je pars. Pour toujours. Moi, le robot...
Les drames avaient émaillé cette vie, cette existence passée à apprendre des hommes pour s'approcher de leur perfection imparfaite, cette vie vécue de leurs pires bassesses à leurs plus grandes gloires, de leurs sublime beauté à leurs pires mesquineries. Ainsi, vaincue, arrivée au terme de cette grande vie alors qu'il m'a semblé en vivre cent, je vais pouvoir me délivrer de cette mission accomplie pour laquelle j'ai tant vécu.
......
.......

A travers la canopée qui vibre et les guette comme les proies qu'ils sont, une pâle lumière perce et vient effleuré d'un rayon encore laiteux quelques fongi qui semblent les observer... Son ventre se contracte et immanquablement son esprits repart en arrière quand bien même ses pas la font aller de l'avant.
Mon amour fou, ma déraison, vous pourrez encore me haïr de toute votre âme et m'attendre à votre tour si vous en avez la force. Je ne vous aurais cette fois fait aucune promesse... Oui, je vous abandonne et ne vous offre rien en échange de cette dernière raison de me détester plus que jamais dans votre chair comme j'ai marqué la mienne de votre empreinte. Je garde mon nom pour l'arborer comme seule écharpe au moment de ma mort. Je serai Moïra, et tu seras Mordekhaï... ad vitam. Fermez les yeux... je serais toujours quelque part, dans votre smog...
L'espace d'un instant, sa vue se brouille et son regard se pare d'une brume trop humide. Une seconde qui s'éternise comme une hésitation, un doute qui pourrait la tenailler s'il était un espoir. Mais celui-là mourrut il y a 15 ans. Il est temps de franchir le pas. A chacun son tunnel... Le souffle se libère et le voyage dans les méandres de ses souvenirs sillonne un autre chemin de coeur et de douleurs.
Ma sombre plume, ma dame oiselle, toi qui m’accueillit et me prévint d'une chute après cette mort intérieure, le sourire que tu m'as gardé m'a empêchée de sombrer dans une démence plus noire que ton duvet... Et lors que je me décidai à vivre et cueillir chaque jour, tu vins, Monsieur Hamilton et notre vie en rose, une danse merveilleuse, une infinie parenthèse...
Mes amours secrètes et mes passions charnelles resteront mes mirages, mes étreintes brulantes et mes sanglots prendront la sage patine du temps. Il me laisseront un sourire tendre lorsque je regarderai de loin cette vie au fil infini et je n'aurais peut-être que le regrets de ne pas avoir souscrit pleinement à l'amour supérieur qu'il me fut donné d'effleurer quelques heures seulement avec cette fille à la violence sauvage et à la peau aussi bleue que la mienne, partageant mes gènes, les siens, trop vite arrachée. Ma fille, mes filles... la superbe, la pétillante, la flamboyante... Trop sage, trop caractérielle, trop superficielle. Vous m'étiez si étrangères et si proches, si parfaites et si terrifiantes. Je n'ai jamais pu franchir cette barrière, préférant rester de glace, de marbre, de feu. J'emporte avec moi ce que je n'ai pu vous donner, ne vous laissant que quelques lettres à accrocher à votre vie, maigre héritage de ce que fut la mienne où je fus tout à la fois idéaliste rebelle, artiste, journaliste, guerrière, aventurière, biologiste, exploratrice du sauvage et du virtuel, amoureuse, femme, chercheuse, impérialiste, gardienne du savoir et de l'Empire, pourvoyeuse de rêves et de macarons, peintre, lady, ambassadrice, déchue et feydit...
Je n'ai pas bien gardé mon coeur, Ahambar. Il s'est épuisé, tari et asséché, et c'est l'âme trop pleine et le corps vide que je reviens.
......
.......

Elle revenait oui vers l'inconnu, vers l'origine d'une certaine façon, livrant ses apprentissages et ses facettes, prête à rendre les couleurs dans cet univers luxuriant et intense, cherchant à se confronter à la dernière épreuve : ne pas mourir pour mieux vivre ses dernières minutes et sentir enfin hurler d'adrénaline ce corps devenu silencieux...
Ce corps pourtant si précieux, cet héritage qu'il m'a fallu tant de temps à faire mien ; ironique encore, quand le descendant du 'régicide' quitte la cité des mensonges avec le corps de Sa bien-aimée, non?
Finalement, les êtres et les choses en sont bien peu. Les héritages que nous portons, ces noms, ces histoires du passé dont nous nous parons parfois pour justifier ou revendiquer des existences qui ne sont pas les nôtres deviennent si lourds que c'est nos vies qui perdent leur sens.
La mémoire du sang à laquelle tu crois tant, Ahambar et que j'ai cherché longtemps à décrypter, croyant y trouver le nombre d'or.
Moi la première, comment n'aurais-je pas pu y céder? Réincarnation de la tant aimée Myra au sens propre du terme et dont l'âme est le palimpseste digitale de celle d'une inconnue, portant en prénom le patronyme d'un fou au génie démentiel, celui de mon "père" que tu étais un peu aussi, toi, le légendaire 42?
Longtemps, je trainai ce manteau d'héritage trop lourd pour mes épaules, femme piège ou fatale, avec dans les gènes un destin imparable qui m'a donné le nom que j'ai choisi de porter, héritière des mythes d'autrefois, fille des légendes de ce siècle, aimée des plus grands et des héros, détruite par un faux-semblant qui se croit et par des chimères ordinaires... La moïra avait tracé une voie d'équilibre pour une virtuose, un fil suspendu dans la tempête qui s'achevait à l'aveugle.
Il fallait bien que la mécanique s'enraye un jour, car le charme était trop beau et je ne suis qu'une poupée de sang, aux rêves artificiels et aux souvenirs volés.
"Tout ces moments se perdront dans l'oubli, comme les larmes dans la pluie...
Il est temps de mourir"
......
.......

Derrière eux, les murs de la cité des mensonges ont disparus.
Ici, il n'y a plus de smog, plus de machine, plus de sanglots.
Il ne reste que la vérité d'une vie qui s'achève, dans la lumière d'or et d'émeraude d'un dernier jour qui se lève, au point 42-3, quand le signal de l'identifiant 19531 émet son dernier cri...
Puis vient le silence.
Enfin.

......
..
.
...

In memoriam,
ad æternam
_________________________________________

....
..
..
....

Part 1 - OVERTURE
Aping my soul
You stole my overture
Trapped in god's program
Oh I can't escape
Who are we ? Where are we ? When are we ?
Why are we ? Who are we ? Where are we ?
Why, why, why ?
I can't forgive you
And I can't forget
Who are we ? Where are we ? When are we ?
Why are we in here ?
Part 2 - CROSS-POLLINATION
Rise above the crowds
And wade through toxic clouds
Breach the outer sphere
The edge of all our fears
Rest with you
We are counting on you
It's up to you
Spread, our codes to the stars
You must rescue us all
Spread our codes to the stars
You must rescue us all
Tell us, tell us your final wish ?
Now we know you can never return
Tell us, tell us your final wish ?
We will tell it to the world
Part 3 - REDEMPTION
Let's start over again
Why can't we start it over again
Just let us start it over again
And we'll be good
This time we'll get it, we'll get it right
It's our last chance to forgive ourselves

......
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......
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......
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Spoiler (Afficher)
• "He wishes for the cloths of heaven"(W. B. Yeats)
But I, being poor, have only my dreams;
I have spread my dreams under your feet;
Tread softly because you tread on my dreams.

Je ne pouvais pas résister à l'idée du face à face Lance-Stilicon... citant ces vers...

Blade Runner, Ridley Scott. «J'ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez pas croire. De grands navires en feu surgissant de l'épaule d'Orion. J'ai vu des rayons fabuleux, des rayons C briller dans l'ombre de la porte de Tannhäuser. Tous ces moments se perdront dans l'oubli, comme les larmes dans la pluie... Il est temps de mourir. » ("All those moments will be lost in time like tears in rain. Time to die...")
• "J'ai rêvé comme rêve un androïde" : "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" écrit par Philip K. Dick, qui inspira justement le scénario de Blade Runner.
• "Le plus dur, c'est pas la chute..." ext de La haine (Mathieu Kassovitz) et citation de Kambei.
• "Le corps, c'est de la viande" (Gibson) Neuromanciens
• Moïra : parce que le nom n'avait pas été choisi par hasard... signifiant à la fois «destin», «part», «portion» ou «lot». Cette pluralité d'acceptions traduit la conception grecque du destin. La Moïra est la loi de partition qui impose à chacun une part de bien et de mal, de fortune et d'infortune, de bonheur et de malheur, de vie et de mort, qu'il est du devoir de l'individu de respecter. Transgresser la mesure assignée par le destin est commettre l'hybris, faute fondamentale sanctionnée par la «Némésis» ou le châtiment des Dieux. (wikipedia est mon ami).
_____________________________
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Comme vous l'aurez compris, ceci est un clap de fin ce qui explique la longueur particulière ce dernier EDC et la forme d'hommage qu'il aura pris à travers de multiples clins d’œil, évocations, références que vous trouverez peut-être.
J'ai passé des moments merveilleux -quelques autres moins- et toujours intenses sur DreadCast mais les bonnes choses ont une fin et celle de Elix arrive en même temps que mon envie de poursuivre.
Ne me cherchez pas sous un autre costume ou derrière un autre masque, pour moi l'aventure s'arrête avec l'histoire de ma bleue.
Bonne continuation à tous, ce fut sans doute souvent un plaisir de RP avec chacun de vous et un regret de ne pas avoir pu partager davantage pour d'autres, voire même pas du tout pour certains.
Je tâcherai de détailler un vrai poste de remerciements plus tard.
Pour l'heure, je tire ma révérence...
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♫♪ «L'espoir est une étrange chose à plumes qui se pense dans notre âme, chante des chansons sans paroles, et ne s'arrête jamais.» (E. Dickinson) ♪♫

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◊ Commentaires

  • Syllanh (241☆) Le 30 Mars 2015
    C'est une sensation de vide que tu me laisse, toi, mon coup d'coeur. Merci, pour tout. Pour les fou-rires, pour les délires... mais aussi pour toute ces fois où le verbe n'était pas utile. Merci pour ton jeu si vrai, si touchant de sincérité. Ce fut un réel plaisir d'avoir pu, l'espace d'un moment, marcher à tes côtés. Il est des gens qu'on oublie pas, qu'il nous est impossible d'oublier. Il est des histoires dont on ne se lasse pas et dont on ne voudrais jamais voir la fin. Ce soir, tu tire ta révérence, et moi, je te regarde partir, le coeur serré et le sourire aux lèvres. Au revoir L-X
  • Ael~23566 (92☆) Le 30 Mars 2015
    Elle est loin, l'époque où nos persos riaient ensembles et prenaient verre sur verre, sucette après sucette au comptoir du Blood. L'est loin cette époque de presque insouciance. Loin, mais inoubliable, belle bleue... Je ne vois pas quoi dire de plus, hormis "Merci', "tu vas me manquer", tu étais une grande joueuse doublée d'une excellente rôliste, et il y aura toujours une petite étincelle dans les yeux argentés d'Ael lorsqu'elle songera à ta gynoïde. Merci énormément, bon courage, on ne t'oubliera pas.
    On transmettra ta mémoire au coin d'un feu, distribuant çà et là des sucettes, on trinquera et on boira aux goulots de vod' et de Mort'gane... Adieu L-X. ♥
  • Teträm~19768 (30☆) Le 30 Mars 2015
    Au revoir L-X. Un plaisir d'avoir pu RP avec toi, les meilleurs partent les premiers. J'aurais donné une étoile rien que pour le choix de la musique, mais le texte en vaut des dizaines, même s'il m'est impossible d'en donner autant, l'intention est là smiley... Un texte à l'échelle des années de jeu, et des accomplissements de la gynoïde, je n'ai personnellement jamais compris comment on pouvait combiner l'apogée et la fin d'une histoire, je ne m'étalerais pas plus, ayant déjà les larmes aux yeux. *

    En espérant que 137 n'aie pas trop mis le bordel là dedans...

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    Après tout, il n'y à qu'a travers la fumée d'une Mort'gane qu'on voit la vie en rose.
  • Kazuki~24197 (11☆) Le 30 Mars 2015
    *

    ;)
  • NeufCentÖnze (1484☆) Le 30 Mars 2015
    Je suis tout triste en lisant cela.... toujours apprécié rp avec ce perso même si je me suis toujours fait fumer xD
    Bonne continuation Ellix smiley
  • Hellguapo (199☆) Le 30 Mars 2015
    "Soyons réalistes. demandons l'impossible" Ernesto Che Guevara.
    Tu as eut raison d'essayer, et comme a dit je sais plus qui:
    "Ils ont réussi car ils ne savaient pas que c'était impossible"

    Bonne continuation, j'aurais aimé RP encore avec toi, tu vas nous manquer.

    Et puis.. si jamais tu as envie de revenir, laisse toi aller, tu as le droit de changer d'avis. smiley
    (un p'tit reroll et puis ça r'part! ^^)
  • Oroshi (0☆) Le 30 Mars 2015
    Super texte et super personnage, haut en couleurs.
    Tu vas me manquer; et merci pour tous les RP qu'on a pu partager.
  • Kais (31☆) Le 30 Mars 2015
    Premier fois que je post ici.. Enfin, je crois, m'en souviens plus du tout.

    Encore un texte magnifique, comme tout ceux que tu fais.
    L'une des joueuses avec qui je n'ai jamais RP (je crois, m'en souviens plus), alors que j'aurais bien aimé.

    Bonne continuation a toi, et j'espère quand même un peu, avoir l'occassion de te revoir un jour sur Dreadcast avec un autre personnage.
  • Swan (721☆) Le 30 Mars 2015
    La verte n’aura fait qu’effleurer le passage de la bleue en ce bas-monde.. Mais c’est déjà beaucoup.
    Oui, c’est déjà bien. Je vais me dire ça, sinon je vais être encore plus triste.


  • EveR~4918 (1762☆) Le 30 Mars 2015
    "J'ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez pas croire" ... repris par Jad Wio dans Fleur de Métal
    ...
    "...le battement de ton coeur, celui là, là... juste celui là et et je respirerai ton souffle... celui qui s'arrête quand..."
  • Uhmoja (46☆) Le 30 Mars 2015
    Un personnage de grande envergure, que ce soit dans la victoire comme dans la défaite..
    Un grand merci a toi pour tout ces petits rp passagers, et pour ce que tu aura su apporter a tous..
    Ce fut toujours un réel plaisir, quelque soit la situation, amicale, ou même en confrontation.

    Très beau texte, et merci, vraiment.
  • Odul (473☆) Le 30 Mars 2015
    Jamais eu l'occas de faire plus qu'échanger trois mots il y a des années au Black Box. Odul et moi trop impressionnés par ce personnage.
    La bonne nouvelle c'est que je vais enfin pouvoir lire vraiment l'EDC de L-X, chose que je me suis toujours interdit, comme pour chaque perso que j'avais envie de croiser un jour et ne pas m'être spoiler avant.
  • Wilde~54358 (264☆) Le 30 Mars 2015
    Si tant est qu'il y ait une chute, qu'elle soit magistrale. Mais là ne gît pas ta gynoïde, bien au contraire, elle s'élève au travers de tous les textes et les souvenirs que tu nous laisses. Je n'ai pas eu l'occasion d'échanger plus que quelques mots avec toi, mais tes textes ont toujours su prodiguer une saveur et une très grande inspiration. À mes tous débuts, sous un autre visage, ce sont bel et bien tes articles EDC qui m'ont donné l'envie de façonner quelque chose de construit. Je te remercie pour tout ce que tu as su donner et pour ta bleue si émouvante, enfin pour tes écrits magnifiques. Que le chemin te soit doux LJD, tu manqueras.
  • Nefer (145☆) Le 30 Mars 2015
    "Je n'ai fait que lui donner ce qu'elle voulait". -L-X, après un baiser d'adieu à Tina, voilà bien longtemps...
    Dreadcast n'est plus Dreadcast sans toi. Merci pour nos RP.
    Mais à bientôt... cette prison qui se meurt a des barreaux plus solides que tu ne le penses.
  • Misery~29288 (270☆) Le 30 Mars 2015
  • Solena~40427 (77☆) Le 30 Mars 2015
    Un grand nom qui s'en va.. une belle plume qui s'envole. Une joueuse que je connais peu, mais qui aura su, sans vraiment le savoir, me faire encore croire en la mentalité pas si mauvaise de notre communauté.

    Tout plein de bonne chose pour ta vie IRL, et qui sait, peut-être à un de ces jours, ici ou ailleurs smiley
  • Maxine (36☆) Le 30 Mars 2015
    JE TE DETESTE......
    *jette une dernière étoile le visage trempé de larmes*
  • Kambei (278☆) Le 30 Mars 2015
    Il y aurait tant de choses à dire pour que tu les saches déjà... je ferai court ici. En quelques mots qui paraissent bien faibles face aux sentiments qui les motivent :
    Merci beaucoup, pour absolument tout. Tu as fait partie de ma vie Dreadcastienne, à tel point que je n'ai jamais eu besoin de changer mon interface : la couleur qui allait le mieux à ce jeu, c'était le bleu.
    Ta venue sur DC m'a appris beaucoup, m'a apporté encore plus... mais au delà de tout ceci, j'ai gagné une chère amie.
    A bientôt, bel oiseau.

    -Le fameux blond.
  • Gabrielle (48☆) Le 30 Mars 2015
    Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de RP avec ta L-X, ma gaby été trop jeune et impressionnée quand elle en a eu l'occasion. Elix restera un personnage phare de DC.
    Je regrette vraiment et me faisais une joie de pouvoir un peu RP avec toi, mais comme dis, il sera trop tard...
    Bonne continuation à toi.
  • Valmont (188☆) Le 30 Mars 2015
    Au revoir, Lix. J'ai sorti mon pion pour voir ça, ça me laisse un léger gout amer en bouche. Mais il me reste tous les souvenirs de nos RP. Les rires, les engeulades, les démontages de bibliothèque à grand renforts d’acrobaties à 2 heures du matin, et la première image que j'ai eu d'Elix : Un truc bleu qui filait sur son over à travers le secteur en faisant : "Wouuuuuuhou !"

    Bonne continuation. Me reste à trouver une autre robote à qui demander si elle fait machine à Cafey.
  • Leviathan (555☆) Le 30 Mars 2015
    NAOOOOOON !

    T'pas l'droit !
  • Vorax~51373 (0☆) Le 30 Mars 2015
    personnage aperçu de très rare fois mais jamais vraiment rp avec.

    une chose est sure, c est une excellente plume qui se retire. Merci pour tes écrits.
    bonne continuation.
  • Vanity (108☆) Le 30 Mars 2015
    Un grand merci à lady Bleue. Celle qui aura su s'insinuer dans la cage sans la forcer, celle qui aura su faire flamboyer ma rousse..
    Merci pour nos RP, trop rares à mon goût, magnifiques et priceless. Petits moments dont je garderai le souvenir, et qui m'arracheront toujours un sourire. Tu vas me manquer.
  • Kmaschta (247☆) Le 30 Mars 2015
    Merci Lady Blue et chapeau bas.
    Tu as laissé quelque chose qui a marqué DC, et pas seulement à cause de la constellation d'étoiles sur ton EDC ou les nombreuses signatures qui ornent le forum. Quelque chose qui va manquer, c'est sûr.
    Il y aura toujours un optimiste pour patienter bêtement en regardant vers le sud !
    Adieu.
  • Halinna~20755 (62☆) Le 30 Mars 2015
    *
  • Ethayel (785☆) Le 30 Mars 2015
    Une amie, une confidente, une coach de vie pour une Ethayel bien trop stricte et fermée au monde.
    Elle a su lui conseiller les mots qu'il fallait souvent.
    Amie loyale, la Commissaire pleure ce soir le départ d'une de ses rares précieuses rencontres.

    Je ne peux que te dire merci pour tout. Nos discussions, nos rires, nos coups de gueule, nos échanges et nos longues nuits à RP, de politique, de joies, de peines, de confidences, de Vie.

    Merci, toi qui partage un morceau de mon prénom et donc te rend donc si exceptionnelle.

    ♥ Lilix.
  • Joyce~33459 (17☆) Le 30 Mars 2015
    J'en ai la gorge sèche ..
  • Tharios (13☆) Le 30 Mars 2015
    Elix! :( Une des rares amies de mon pion. Fallait pas partir, Tous des Nohrs façon comme te le disait souvent Tharios
  • Hazel (303☆) Le 31 Mars 2015
    Elix... Je n'ai RP avec toi qu'avec Hazel mais quelle découverte... Un très grande amie d'Hazel a un moment, une Ma Demoiselle. Des nuits à parler, à pas d'heure. Des heures de RP passionnant...

    J'avais même peur - moi qui te suivait de loin en lisant tes EDCs avant d'RP avec toi - de ne pas être à la hauteur de ta plume et de ton rôle play.

    Un grand, très grand merci à toi... C'est la gorge nouée que je te dis : Au revoir... J'espère
  • Oline~44029 (651☆) Le 31 Mars 2015
    mais non ça meurs jamais les robot, ça se recycle comme dans la pub ou le mec retrouve sa perceuse " oooh titine " donc ouvrez vos mirettes peut être croiserez vous un lampadaire gravé "L-X"
    Quoi qu'il en soit jamais bien L-X moi, on avait déjà pas mal discutée avant ma cryo alors je te souhaite tout simplement plein de bonne chose
  • Jay (590☆) Le 31 Mars 2015
    Même avis que Dye.

    Très bel article et bonne continuation, espèrant un retour..
  • Irista (39☆) Le 31 Mars 2015
    Je ne me fendrais pas d'un mot à rallonge. Tu sais déjà ce que j'en pense et mon avis tant sur le texte que sur le personnage et sur la joueuse.

    Ce fut un réel plaisir de partager une bonne partie de ton Histoire, autant que j'ai pris plaisir à laisser ta gynoïde laisser une marque indélébile sur celle de ma Blonde, entre l'amour passionné, la haine farouche, les je t'aime - moi non plus, les séparations glaciales et les retrouvailles brûlantes. Plus d'une fois.

    Le souvenir d'Elix rejoindra celui de tant d'autres parmi ceux de l'humaine qu'elle conserve précieusement.

    Je ne dirais ni adieu ni au revoir. Simplement merci pour tout.
  • N2CV (79☆) Le 31 Mars 2015
    Le récit d'adieu de ta gynoïde, ses rêves et ses désillusions font étrangement écho à mon cyborg. Les androïdes, ces êtres déshumanisés par leur constitution, compenseraient t-ils par leur âme et leurs passions cette part d'humanité qui leur fait défaut?

    Dommage que nos pions n'aient pu se croiser, cloitrés dans leurs factions opposées. Malgré leur opposition politique, ils étaient probablement plus proches qu'ils n'auraient pu le soupçonner.

    Bonne continuation irl à toi et bravo pour ce joli texte.
  • Manerina (1403☆) Le 31 Mars 2015
    DC perd une plume (même si ce n'est que temporaire, si si j'en suis sûre smiley) et même plusieurs si on compte celles sur la tête de la bleue.

    Mané elle, perd un des rôles les plus important dans un chapitre encore en écriture.

    Mais tout le monde sait qu'au delà de la plume et du rôle, ce sont les rebondissements qui font l'histoire. Alors la joueuse attendra ce rebondissement là. Car le chapitre est peut être fini, mais l'histoire, elle, ne l'est pas.
  • Ianouf~43673 (54☆) Le 31 Mars 2015
    Je n'ai eu qu'une petite occasion de RP avec toi, en une occasion toute aussi triste.
    Peut être que comme lui, elle reviendra?
    Je l'espère. Comme elle l'a attendu, d'autres t’attendrons.
    Quand a moi je regrette de ne pas avoir saisie la perche tendue.
    Mon personnage aurait surement changé drastiquement, et je suppose que j'en ai eu peur.
    Bravo et merci pour tes écrits, et ton jeu!
  • Agramf (141☆) Le 31 Mars 2015
    *Bye bye L-X, le troll va faire péter le Champ mais pas le ljd^^, à bientot !!
  • Akasha (0☆) Le 31 Mars 2015
    [... Lilix ♥
    Des années de jeu et de complicité
    Tu as laissé une elfe orpheline de son amie
    Je t'aime Lilix ♥]
  • L-X (1335☆) Le 01 Avril 2015
    Merci à tous, pour ces mots chaleureux et ces clins d'oeil, ces hommages et ces adieux. J'aurais voulu répondre à chacun mais là, ça risquerait d'être fleuve alors, tout simplement : merci.
  • Eaven (679☆) Le 08 Avril 2015
    C'est fou, mais, étonnamment, j'avoue me retenir de verser une larme. Parce que c'est une fin qui tintait déjà, mais que j'espérais ne jamais voir.
    Là où, sous un autre nom et un autre visage, je rêvais de rencontrer cette gynoïde bleue tant connue (et quand j'ai eu ma première étoile EDC signée L-X, j'ai été super fière !), j'ai eu la chance de l'approcher, l'effleurer à peine par Eaven, et pour tout ça, merci.

    Pour tes mots d'espoir là où tu étais en droit de ne plus y croire toi-même, merci.
    Pour tout ton jeu, celui que j'ai pu voir, et l'invisible aussi, merci.
    Ah, et pour ça aussi, merci : "pourvoyeuse de rêves et de macarons"
    J'en chiale, en espérant, peut-être ne pas te revoir en jeu certes, mais pas trop loin non plus, toujours quelque part, lumière bleu sur un smog trop gris, qu'elle disait "que l'on voit différemment, c'est pour ça."

    Aller, un dernier !
    Merci.