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EDC de EveR~4918

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Φ


"Aye une prévoyance sage,
Et des faits importants garde le souvenir,
Semblable au dieu Janus, dont le double visage,
Voit derrière et devant, le passé, l'avenir. "


Ils, Lui, Je… Vous Drene ... // ... en moi

Un message.

Un nom… Le Sien.

Je crois que je l’ai su à la première seconde.

Je me souviens, la claque, je la sens, je sais pourquoi, il invoque de petits tableaux tenant, d’une certaine manière, du surnaturel, nous y gravions, par tous les moyens imaginables, la part de RêveS, les Idéaux qui nous portaient, puis il les effaçait d’un revers de main pour réinitialiser les moyens d’y parvenir, sans jamais rester trop loin, jamais trop près et sans jamais en oublier sa raison d’être.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » A.L.

… Et tout se vit.


Je me souviens, la douleur aussi transcendante que les plaisirs impétueux, irrévérencieux, d’avoir osé imaginer d’autres conséquences aux chemins pris, de l’avoir remercié à chaque souffle d’avoir porté mes pas jusqu’à la femme que je suis, d’avoir goûté la volupté jusqu’à la douleur et être certaine aujourd’hui d’en avoir savouré son indicible totalité… Enfin presque, je ne le saurai qu’à mon dernier souffle, mais surtout de n’avoir jamais rien eu à regretter.

Je me souviens, avoir conjugué couleurs et mots, murmuré paroles d’une chanson, quand enfermée dans ce monde étriqué je fermais les yeux pour ne pas laisser entrer en moi l’obscurité ; je n’y suis pas toujours arrivée, j’ai cependant composé, sa silhouette en ombre portée.

« […] et ainsi, ce signifiant d’exception qui, à la fois, désigne le vide et le plein. Il s’agit donc de ne pas oublier qu’il faut l’aborder par ses deux -multiples- visages […] »


Je sais, cette renaissance lui volant part de son âme, de ce passé conjugué jamais mis entre parenthèse ; j’aurais tant aimé le connaitre ailleurs, en un autre temps, partout et toujours, vivre ses mots autrement qu’à travers l’encre qui déborde désormais des pages de mon carnet.

Je sais, l’ineffable de ce passé unique vécu ensemble et dont je n’ai pourtant pas que seuls souvenirs, Je me souviens de les avoir enviés.

Je sais inventer un ciel pur, sans les lumières de cette Cité en vase clos à l’odeur putride, voir ces étoiles desquelles il est tombé, recouvrer nos interminables discussions, nos plans sur la comète, le suivre le long de vies aux bords tranchants de la raison, les pieds et l’âme en sans, y marcher les yeux fermés, bras écartés, me laisser porter par ses vœux ; j’aurais voulu m’asseoir auprès de lui, sur les hauts de ces murs tagués qui séparent cet univers achevé de cupidités et le rêve égarés.
Je l’ai cependant gardé enfouit tout au fond de moi sans pouvoir, savoir le vivre, sans pouvoir l’être, mais je sais sa douleur, ses morts et ses vies, les diverses visages qu’il a pu arborer au fil du temps, le dévoile dans chaque syllabes prononcées, ses gestes ont si souvent été miens.

Ses regards, je les devine, tout comme ses maux, persuadée qu’à un moment ou à un mot, il pourrait apparaitre où que je sois. Son prénom a si longtemps scintillé dans l’obscurité de mon existence qu’il n’est sans doute plus temps de le vivre, je l’ai déjà tant existé, entendu tant de fois son zippo claquer ou le craquement d’une allumette illuminer son visage, me suis si souvent enivrée de cette odeur qui parfois le devançait, que je savourais sous toutes les formes prises.

Juste désormais peur de le perdre à jamais en terminant de m’écrire, j’ai cependant pris de lui ce petit quelque chose qui fait de cet homme ce qu’il est et que j’ai tant aimé, avant que de quitter ce monde et rendu ce qui devait lui être remis.
Ma seule crainte reste cette déception presque automatisée dans sa réalité et que le temps n’efface mes mots comme sur le tableau noir d’une Cité et d’espoirs que l’on écrit à la craie. Il a si souvent coulé dans mes veines ou été présent dans mes mots et quelques moments baroques.

Dernier message*, dernier souffle, il le sait :
Eimi uzhz rle gd zte, vy kkczuem vahv ql mxll un hdnf d'ao giwa. Uyyky zruf wsn oetsby s Exyo, iy wsn g'mxpxllqhgh eg noov wprj olyfi sohj lu vyttn. Gw vyvdi ssnnrqp payk ty zruf hoou zzub falliu l'vfdcfmmln xw syxwe iae jdwden u neow fhrjcbhv, l vxok qcqhr, n geoyvpr nh nenvh nbe. Viwvp, Sbmzq.

Extrait du carnet ** - 7/223.3
_________________________________
"OÙ JE CROYAIS ME SOUVENIR
JE NE VOULAIS QU'UN PEU DE SEL
ME RECONNAÎTRE ET REPARTIR."

E. VANDERCAMMEN
_________________________________



Les yeux bandés par des mains, un voile, un masque, visible ou non. Peu importe finalement si à un moment les mots ou les silences arrivent à percer ce qui en est caché.
Une Constitution, socle et fondation, comme un sourire, des mot-dits, des si-Lance...

Crée à son image, faible impulsion de vie quand l'absence et le silence ont plus de résonance que le plus primordial des cris.

Oublie, avance et crée le chemin, Ton chemin, avec un peu de chance il rejoindra le sien.


Écrire sur la page ...

vierge, blanche, peau diaphane
déchirer le silence en lambeaux
se coucher sous le drap encore chaud
effleurer douces et sombres arcanes
huit renversé, lettres cursives, danse

Écrire sur sa peau ...

s'y graver maux à mots
goûter les lignes par morceaux
diluer le texte dans un verre d'eau
et s'enivrer de sa substance
encre pourpre, divine errance

Écrire sur ses lèvres ...

points de suspension, autre temps
tirer les fils de l'étoffe en fragments
user les sons accrochés aux rideaux
perlés de rouge, coudre les mots
points de suture, cicatrice de silences


-21:01-

Le silence... étrangement, ce carnet était resté dans un coin presque oublié. Les pages blanches criaient les mots que je n'avais pas su dire, jusqu'aux siens.

Φ



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* Message codé
** Carnet existant IG

Informations sur l'article

VIII - EmpreinteS
01 Mai 2016
1542√  14 2

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◊ Commentaires

  • Odul (472☆) Le 01 Mai 2016
    Oh l'autre hé !
  • Ianouf~43673 (54☆) Le 03 Mai 2016
    Beau... j'espère pouvoir continuer à te lire malgré la fin de ce personnage!
    Jusque dans l'au-delà? smiley