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Cacher

[Expédition] Voyage au bout de la Nuit.

. : Sur Ulrant, personne ne vous entendra hurler : .
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Barbotant encore dans sa cuve régénératrice et plongé dans un coma profond, les rêves du militaire se muaient bientôt en un cauchemar inéluctable. Il était pris dans une boucle temporelle inextricable; Piégé dans une séquence violente où l'inévitable mort le faucha, il revivait son trépas avec moult détails...
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Avancement du clonage: 11%
Chargement de la sauvegarde: Terminé
Élaboration des schémas de conception: Terminé
Recréation de la structure: En cours...

Fragments du journal confidentiel de l'expéditionnaire Alvein C.
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Ulrant (S4) secteur NE.
La jungle.
11ch54, 24°C.
Hygrométrie à 87%.
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Cela faisait des cycles que nous marchions. Le [XXXXXXXXX] était désormais bien derrière nous. Personnellement, j'errais dans mes pensées lointaines en faisant silence comme le militaire discipliné que j'étais. J'affrontais l'obscurité humide dans la profonde jungle sauvage et muette, où le smog s'attardait sur les cimes d'immenses arbres. Quelques cris et autres chuintements intrigants que je n'arrivai pas à identifier clairement, m'extirpèrent ponctuellement de ma torpeur et me mirent davantage sur mes gardes. Mais cette lourde atmosphère, altéra totalement mes sens.
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Aussitôt la faille du [XXXXXXXXX] franchie, la température gagna en intensité et elle m’enveloppa comme un linceul taillé dans les flammes de l'Inferno. L'air carbonifère confiné et étouffant, fit perler sur mon visage masqué une sueur acide qui me fit abondamment cligner des yeux. Les effluves de parfums multiples des fleurs de jacaranda et les émanations âcres et volatiles des lépidodendrons enivrèrent mes sens jusqu'à les brouiller intensément. Ils éveillèrent en moi son souvenir;
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J'eus en image, son sourire taquin. Comme souvent, elle me toisait en agitant fébrilement ses pointues oreilles elfiques. Sa chevelure or, coulant à flots sur mon visage marqué par l'expression du militaire résigné que je fus, à l'image de mes forces, qui peu à peu me quittèrent dans cette lourde mélasse infranchissable dans laquelle nous nous enfonçâmes. Mais je m'agrippai à ses lippes couleurs airelles. Le velours de ses lèvres tièdes et licencieuses, me laissa dans la bouche ce goût d'arôme chaud aux couleurs silencieuses. Je trouvai ainsi des forces inattendues dans ces souvenirs, qui me permirent de tenir la cadence pour ne pas m'écrouler telle une pierre inerte.
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Si tu voyais ce dont mes yeux furent témoins ici; le vert émeraude des feuillages dans lesquels je me tapis pour échapper à une mort certaine et qui partout nous guette, me rappelle doucereusement celui de tes yeux étincelants, dans lesquels sans cesse je me laisse tomber. Rattrape-moi Edi...rattrape-moi...
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[...]
16ch17, 31°C.
Hygrométrie à 92%.
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Ce fut rapide, définitif et total. Je fus extirpé de mes douces pensées qui égarèrent très lointainement mon esprit. Ce dernier dériva à sa guise, accentué par les exhalaisons fruitières que les écorces détrempées dégagèrent à foison. Ainsi groggy, je ne pris pas immédiatement conscience de tout le sérieux de la situation; une silhouette des plus hostiles apparut. Menaçante et farouche dans sa démarche, fruit de ce monde inhospitalier. Malgré sa stature remarquable, elle se fraya très aisément un passage bruissant parmi les feuillages, jusqu'à se tapir à quelques coudées de nous. Elle se figea un court instant pour nous jauger et prendre ses appuis, puis elle fondit immédiatement sur nous pour charger au moment le plus inattendu. Mes réflexes furent salutaires; j'ajustai un tir au jugé, sans épauler mon arme et je fis mouche, par Cyrius. Le coup alla se loger dans son œil droit, arrêtant tout net son élan de furie. Les tirs de mes compères aidèrent à l'immobiliser au sol, définitivement. La bête féroce fut vaincue. Gisant sur son flanc, elle rendit ainsi son dernier grognement instinctif, pour rejoindre le Royaume dont nous ignorons tout.
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Le ton fut donc donné. Il n'y avait aucune place pour les erreurs et les tâtonnements. La Mort, la vraie et bien réelle, était absolument partout autour de nous. Elle suivait nos pas silencieusement avec une espérance à faire pâlir le plus optimiste des Hommes. Souvent, je me pose une question obsédante. Est-ce que nous croyons en la Mort. Paradoxalement, je crois que nous en avons totalement oublié sa nature et l'impact sur notre psyché. De part la nôtre, immortelle, nous avions effectivement fait abstraction de son existence éthérée et évanescente. Alors, est-ce que nous croyons vraiment en la Mort? Parce que la Mort, elle, croit en nous.
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[...]
...mais son esprit voyageait aussi au plus lointain de son périple. Derrière les murs protecteurs, au travers de la jungle Ulrant et bien au-delà encore. Pourtant son clone immergé dans sa cuve et bien en sécurité sur Marran s'agitait nerveusement dans cet espace clos. Comme si de ce traumatisme il pouvait en réchapper. Fébriles et vaines protestations contre ses funestes réminiscences, qui torturaient vivement sa conscience.
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Avancement du clonage: 45%
Chargement de la sauvegarde: Terminé
Élaboration des schémas de conception: Terminé
Recréation de la structure: En cours...
Ulrant (S4) secteur S.
La cité perdue.
22ch37, 11°C.
Hygrométrie à 69%.
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À travers les ruines et la tonne de carcasses éclatées et éparpillées sur notre chemin de fuite, nous nous échappâmes de justesse dès le déploiement des [XXXXXXXXX] à nos trousses. La mise à mort de l'hideuse créature, alerta définitivement les sentinelles disséminées un peu partout aux alentours, tandis que chacun de nos choix devint crucial.
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Tout autour de nous régna un chaos à son paroxysme, alors que la radio de notre ennemi intime crachotai des directives de traque presque incompréhensibles. Fut-ce le fruit de mon imagination hallucinée, il me sembla qu'ils utilisèrent un langage codifié qui ne nous permit que d'en appréhender quelques bribes. Cela nous obligea à rebrousser mainte et mainte fois chemin, pour envisager un autre itinéraire, une autre solution. Car il fallut éviter la confrontation directe, coûte que coûte, pour notre salut.
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Les fidèles d'Ahambar Collinn mirent en branle tout un arsenal défensif, pour nous déloger. En d'autre circonstance, c'eusse été probablement un honneur. Mais je peinais à m'en rendre compte et à concevoir la Force réelle et incommensurable dont disposait un des ennemis les plus dangereux que Kepler ait porté. Un abject rebut de l'Humanité, qui n'avait à ses pieds pas moins qu'une armée de bestiaux écervelés, aux ordres et assoiffés de destruction. Il me suffit de jeter le regard tout autour de moi, ce que je fis. Mon regard se perdit dans un profond abîme sombre; je ne vis que désolation sur cette terre hardie. Aucun avenir ici, pour les Fils de l'Homme.
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Aussi, nous nous fîmes petits, suivant sans trop broncher, l'énigmatique Barn. Ce policier dont nous ne sûmes encore que peu de chose, arbora une certaine allure, voire sérénité qui m'intrigua profondément. Même si il ne sembla pas savoir se servir correctement de son arme de service, il fut néanmoins un fin guide pour nous frayer un chemin plutôt sécurisé à travers ce monde hostile. Ce faisant, nous vîmes alors son incroyable aisance à nous faire converger vers notre objectif. Qu'était-il vraiment. Je l'ignorais encore.
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[...]
01ch04, 9°C.
Hygrométrie à 75%.
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Une fois la horde des stipendiés hors de nos trousses, nous établîmes un bivouac très rudimentaire, vers les quartiers excentrés de la cité en ruine, là où nous eûmes fait disparaître soigneusement nos traces. Mon regard se tourna vers le nul part. Une certaine quiétude émana de ce paysage pourtant blessé. Mais une tension inquiétante plana encore dans l'air. Cependant plus un seul murmure dans cette dense atmosphère brumeuse. Peut-être fut-ce le smog qui nous donna une légère quinte de toux, mais je vis une peur dans les regards et dans les gorges nouées.
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Le vent à peine bruissant se glissa subrepticement entre le campement de fortune et les vieilles carcasses de véhicules déchirées, nous gelant le corps et le cœur au passage. Au loin nous vîmes une large avenue, totalement à découvert. Elle nous indiqua naturellement notre itinéraire prochain, pour converger toujours plus vers notre point de chute finale. Le plan fut simple sur le papier; emprunter cette artère principale pour atteindre notre objectif et nous mettre rapidement en sûreté par la même occasion. Nous eûmes suivi le plan et deux personnes furent sérieusement blessées.
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Par Cyrius et de justesse, nous leur eûmes une nouvelle fois échappés, tandis que je traînai par la taille, une des blessées à l'épaule, pour la sortir de là. Elle me badigeonna abondamment de son hémoglobine rouge vif, à peine consciente. Le groupe éclata quelques cyclo-minutes à peine, pour brouiller totalement notre piste. Cela m'a paru être une éternité. Nous nous retrouvâmes au cœur de la [XXXXXXXXX], juste devant le colossal [XXXXXXXXX]. Le voilà donc. Ce fut un impressionnant building qui s'imposa de toute sa stature devant nous. Du jamais vu de mes yeux. Mais je n'étais pas encore au bout de toutes mes surprises; Barn apparut en dernier pour reconstituer enfin l'escouade à son nombre originel. Sans mot dit, il s'écarta de nous, puis grimpa sur l'esplanade qui l'amena devant l'entrée principale du [XXXXXXXXX]. Là, un panneau qu'il manipula brièvement révéla un terminal, lequel ensuite il se saisit pour y pianoter un code. Une voix digitalisée l'interpella alors pour une confirmation d'identité. De la manière la plus naturelle qui fut, il déclina alors la sienne; [XXXXXXXXX]. Incroyable, je fus stupéfié, ainsi que tous les membres du corps expéditionnaire, par cette révélation inattendue. Je vadrouillais dans la jungle avec le [XXXXXXXXX] tout en lui lançant mes frasques, dans le plus grand des calmes...
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Il commença à se faire tard et il fallut gagner rapidement la sécurité de l'imposant bâtiment pour nous y barricader. Nous fûmes tous très assommés et ce ne fut pas seulement de fatigue, ou bien à cause des [XXXXXXXXX] qui nous traquèrent sans relâche durant toute la sainte journée. Mais les questions viendront en temps et en cycle. Une fois en sécurité derrière les immenses vantaux anti-émeute hermétiquement clos, je pris connaissance de l'état de mes comparses blessées. Une fois fit, je cherchai un coin tranquille et retiré dans ce vaste hall, pour sombrer dans un lourd repos.
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[...]
Le clone tout neuf du militaire, était dans sa phase de calibrage finale. Sa conscience, elle, émergeait de plus en plus et avec elle, ses torrents de tourments en suspends. Ses sens commençaient à recouvrer leur acuité naturelle; son ouïe captait les diverses nuances de vocalise qui se jouaient dans l'air. Sa vue était attirée par des lueurs luminescentes et très vives, troublant davantage celle-ci. L'oxygène dont on le gavait à haute dose irritait intensément ses bronches, éveillant pleinement son sens olfactif. Son esprit même quittait son état embrumé, pour appréhender le monde matériel et tangible tout autour de lui. Il revenait avec douleur du Royaume des Morts, où de peu, il aurait demeuré à jamais...
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Avancement du clonage: 98%
Chargement de la sauvegarde: Terminé
Élaboration des schémas de conception: Terminé
Recréation de la structure: En cours...
Ulrant (S4) secteur [XXXXXXXXX].
Le [XXXXXXXXX].
07ch29, 16°C.
44% d'hygrométrie.
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Le [XXXXXXXXX] fut de loin l'un des bâtiments les plus impressionnants qu'il m'eût été donné d'admirer. J'eus de profondes difficultés à me l'avouer en mon for intérieur, alors qu'inexorablement je tentais de le comparer au Militarium, si cher à mon cœur de vieux militaire. D'ailleurs il me manquait si cruellement à cet instant précis, où je couchais ces quelques mots pour la postérité. Je fus pris entre plusieurs sentiments. Une étrange sorte de nostalgie. Hier soir, sur l'esplanade, je me pris à deux reprises en posant mes yeux ébahis sur les miradors qui s'érigèrent orgueilleusement et très haut vers la voûte céleste. Ils transpercèrent fièrement le smog paresseux. L'énorme construction en imposa vraiment en ces lieux désolés. Je sentis alors ma gorge se nouer et je me surpris même à en contempler l'architecture.
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Dès mon éveil, je passai la matinée à griffonner une carte rudimentaire. Je pris même le temps de compléter mon rapport d'expédition et de parfaire mes propres notes personnelles, comme témoignage subjectif. Cafey dans ma main, je quittai enfin mon coin douillet dans le hall, sous mes pas lourds qui résonnèrent en une acoustique sourde et rejoignis le reste de mon escouade en pleine discussion passionnée. Les blessées se portèrent bien mieux, grâce aux soins prodigués. Je fus soulagé de les voir ainsi en meilleur état que la veille.
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Carte censurée
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12ch41, 17°C.
40% d'hygrométrie.
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Plus tard, l'exploration débuta. Barn nous briefa rapidement sur les lieux, puis s'en alla de son côté pour ses propres affaires. Du nôtre, nous explorâmes diverses salles. Evidemment, [XXXXXXXXX] fut ma première cible. A mon grand regret, rien de probant là-bas. Nous continuâmes notre investigation avant de tomber sur le [XXXXXXXXX]. Que de révélations révélées ici. De précieuses informations en somme, que nous nous pressâmes de consigner très fidèlement, pour une étude ultérieure et au calme.
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Nous quittâmes la bruyante salle et à peine dehors, comme un fantôme, Barn fit irruption dans le couloir central de l'étage, pour nous interpeller. Il nous guida vers une salle dont l'atmosphère me prit directement aux tripes. Intrigué, je fis un pas en arrière et lu l'écriteau sur la porte: Pièce Cérémonielle. Barn nous fit pénétrer à l'intérieur et nous vîmes une vaste salle dominée, à mon grand émerveillement, par une représentation du [XXXXXXXXX], mais en taille moindre que celle de la [XXXXXXXXX]. Mes yeux brillèrent presque dans cette pénombre, alors que je m'avançai devant l'œuvre pour en admirer davantage le style. Aucun doute, la même, juste en taille plus modeste. En contemplant plus assidûment l'esthétique de l'ouvrage, mes yeux furent attirés par d'étranges [XXXXXXXXX]. Nous questionnâmes Barn sur leurs [XXXXXXXXX], mais rien de probant. Aussi, je consignai méticuleusement ce que je voyais. Nous devrons tirer ceci au clair, une fois tous rentrés en Marran.
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Notes censurées
[...]
21ch38, 14°C.
42% d'hygrométrie.
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Finalement, la journée s'acheva très rapidement. Chacun regagna son coin pour s'occuper silencieusement. Quant à moi je complétai mes dernières notes et préparai mon barda militaire. Car demain, il fallait lever le camp aux petites aurores, pour quitter définitivement les horreurs de ces terres. Ceci sera probablement ma dernière entrée dans ce journal, avant que je ne le complète sur Marran et si Cyrius m'en donne la force et m'accompagne.
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[...]
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Mais il s’était battu corps et âme contre la Mort, pour la Vie. Et le voilà enfin qu’il émergeait hors de sa cuve gluante, crachant à plein poumon ce liquide bleuté amer et gélifié. La plante de ses pieds posée à peine sur le sol froid, qu’il titubait déjà jusqu’à vaciller de gauche à droite, de toute sa stature. Il claudiqua, non sans peine, jusqu’à son casier personnel. Réflexe presque mécanique sur la serrure digicodée. Une fois celle-ci ouverte, il en retira ses effets personnels. Le Réceptionniste apparut juste derrière lui pour le saluer poliment. Il ne releva aucunement sa présence et tourna les talons pour disparaître ailleurs sans mot dit.
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Avancement du clonage: 100%
Chargement de la sauvegarde: Terminé
Élaboration des schémas de conception: Terminé
Recréation de la structure: Terminé
Le lendemain, son réveil, ainsi que celui de ses compagnons expéditionnaires, se fit au son de déflagrations de bombes qui éclataient et qui secouaient incroyablement les murs du [XXXXXXXXX]. L'intégrité de la bâtisse demeurait cependant stable, génie civil d'une architecture d'une autre époque. Sombre poussière flottante dans l'air, les yeux du militaire prenaient à haute dose les particules fines et blanchâtres, émanations des détonations extérieures, qui se répercutaient bruyamment dans l'immense hall central en de multiples échos assourdissants. L'ossature du bâtiment demeurait intacte.
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Cet incroyable souffle de puissance faisait trembler tous les vantaux protecteurs, pourtant largement rodés à cet exercice extrême. Les [XXXXXXXXX] n'avaient pas été dupes de leur petit jeu de dupe; à pas feutrés, la petite escouade s'était éclipsée comme des fantômes dans la brume épaisse des ruines, croyant échapper aux limiers aux ordres d'ID47. Ils s'étaient furtivement glissés entre les carcasses de véhicules éventrés, au son de balles qui fusaient au dessus leur tête. Parfois même, dans leur chair. Mais, leur petite escapade ne demeura pas totalement discrète. Échapper à ces mercenaires était illusoire.
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Finalement ce n'était qu'une question de temps avant qu'ils ne s’organisèrent sérieusement pour enclencher une traque implacable, jusqu'à leur repère de fortune. Leur piste remontée, indiquait de toute évidence l'imposant édifice qui trônait fièrement dans la [XXXXXXXXX], que pourtant ils évitaient précautionneusement en temps normal.

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Mais les [XXXXXXXXX] se permettaient absolument tout et ne respectaient rien, à l'image de leur maître destructeur, le Primonatif Collinn. Ils bombaient le [XXXXXXXXX] sans scrupule aucun. Que pouvait-il bien attendre d'une telle engeance, lie de l'humanité. Cependant leur organisation était particulièrement bien rodée. Ils avaient pleinement anticipé cette éventualité qui devenait réalité. Aussi, les préparatifs d'exfiltration, sous l'impulsion de Barn, avaient été soigneusement observés la veille. Particulièrement la manière et surtout leur moyen de fuite.
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C'est dans une course poursuite effrénée et à bord de leur [XXXXXXXXX] flambant neuf, qu'ils prirent conscience de toute la sauvagerie de leurs funestes actions. Le militaire fortement exposé sur la tourelle se prit plusieurs tirs de [XXXXXXXXX]. Feux contre feux, il fit tomber quelques uns, mais bien trop nombreux, à son tour se fit faucher en s'écroulant définitivement dans l'habitacle, inerte. Il rendait son dernier souffle en flottant dans l'éther sans vie, entre ici et ailleurs. Un visage si familier et barbu lui est apparu. Il le regarda toujours avec sa bienveillance légendaire. Cet éclat de sagesse qu'il avait au fond des mirettes, adoucissait sa stature haute et imposante, alors qu'il n'était encore que jeune militaire.

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Zlatows:
Casey, Paladine vous êtes donc prêts pour réciter votre profession de foi. Prenons ce moment pour communier tous les trois, voulez-vous?

A côté de Paladine, fier par la solennelle incantation qu'il allait psalmodier avec sa soeur, il se préparait à réciter le bréviaire des Impérialistes pour sceller le Fatum. Paladine à ses côtés était toute aussi studieuse et droite que lui.
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Casey:
Oui monsieur, nous sommes prêts. C'est un honneur d'embrasser l'autre facette de ce qui fait de nous des Impérialistes et des Hommes.

Le Cybermonk eut encore une fois, cet éternel sourire doux qu'il ne tarissait jamais à leur dispenser. Il les avisa tous les deux, puis enclencha la litanie.
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Zlatows:
Ô Cyrius Enclism, cher Guide, cher Père, cher Sauveur de l'Humanité...

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Spoiler (Afficher)
[HRP: Premièrement, je tenais à présenter à Lars et à Cryptic, mes plus sincères respects pour l'énorme travail d'écriture et d'animation qu'ils font en amont pour les Events. Et tout ça pour nous procurer plaisir et sensation dans les aventures que vivent nos pions. Chapeau bas à vous les artistes et merci encore.
Ensuite, cet article -carnet personnel, narration, carte, etc- ne sont connus que par les personnes concernées. Totalement inexploitables en jeu donc. J'ai dû me résigner à censurer certaines informations, mais j'ai fait en sorte que le contexte reste compréhensible. Merci pour votre lecture ;-)]

◊ Commentaires

  • Edwige (17☆) Le 20 Novembre 2020
    Bien joué, Céline.
    Essaye de revenir pour écrire la suite.. 👀
  • Zélie (137☆) Le 20 Novembre 2020
    Merci de partager ce genre d'expérience, qui entoure l'univers de DC.
  • Judas (85☆) Le 20 Novembre 2020
    D'une c'est très bien écrit.
    Ensuite, Casey a vraiment été bon durant cette expédition. Etoile, voilà. *
  • Oeclyde (388☆) Le 20 Novembre 2020
    * car j'aime bien ce personnage smiley
  • Acius (17☆) Le 21 Novembre 2020
    C'est très bon !
  • Casey (201☆) Le 22 Novembre 2020
    Merci pour vos commentaires. ;-)
  • Alexf (38☆) Le 26 Novembre 2020
    fascinant, comme toujours!