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EDC de Casey

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Cacher

Les ombres se querellent sur mon passage.

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Musique d'ambiance à laisser tourner en boucle, jusqu'au prochain son, dans le RP:
🎶
Il est Nuit; ainsi le militaire se plaisait à appeler la soirée lorsqu’elle l’enveloppa de son linceul gris, comme si il s’agissait d’un adjectif de mauvais augure. Comme à l’accoutumée, il avait délaissé son équipement militaire, pour arborer des vêtements plus discrets; long trench, pantalon et bottes sombres. Masquant à moitié son visage, un borsalino tout aussi sombre, complétait son accoutrement du parfait détective privé. Mais il en était bien loin.
17ch01; Aux abords du Militarium, juxtaposé aux intrigantes murailles est qui jamais ne le laissaient indifférent, le militaire se déroba, dévalant silencieusement sur l’esplanade de l’imposant édifice impérial. Son service prenait fin. S’éloignant peu à peu dans les ténèbres voilées de smog, le bâtiment, lui, continuait à briller de mille éclats, et sur chaque flèche, flottait hissé haut, le fier pavillon de l’Imperium.
17ch49; C’est en prenant vers l’ouest, qu’il croisa rapidement des glaneurs et des fouilleurs. En particulier, une humaine discrète l’air blasée sans doute, qui s’était mise à l’écart de deux kobolds fouilleurs, plutôt bruyants et puérils, eux.
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-Rahaha, z"avoir trouvé culotte zale à Zye! Eurk…zentir très mauvais za!
-Zye, dire être culotte à ta mère, fils de troll! Hirk, humain tireur approcher… Zye dire tous aux abris!
-Faut que ze trouve vite les tarifs de contrat d’azzazinat pour l’éliminer et ozi un ezpert en démolizion de maizon pour … l’explozer dans za villa!! Je vais faire une annonze !!
-Shht…non, lui nous entendre! Pis, humain avoir steak pour Zye, peut-être… Hirk!! Gaffe!! Lui approcher... lui TIRER !!
-Hark!! OzkouUUUUur! Y TIRE!! JE TIRE OZZI !!

- ...
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Casey se détourna d’eux, tout aussi blasé que l’humaine qui semblait chercher de son regard son approbation muette. Un bref salut à son adresse, puis il releva son col bien haut, masquant un peu plus son visage. Il s’enfonça plus avant dans le centre-ville, délaissant ainsi derrière lui, les fouineurs nocturnes.
18ch21; Il remonta instinctivement vers le quartier Armacham d’un pas las et lent, sans réel but, juste au cas où. La pénombre qui l’avait suivi jusqu'alors comme une compagne silencieuse depuis le Militarium, s’estompa progressivement au détriment d’une luminosité incroyablement vive. Elle éclairait doucereusement toute l’avenue principale, ainsi que les rues connexes, sans en délaisser aucune d’entre elles. On était bien dans un des quartiers les plus huppés du centre-ville. Les gens paraissaient tous aisés et plutôt heureux, enfin en apparence. Le trentenaire, déambula discrètement mais rapidement à travers cette marée de victimes du consumérisme –dont lui n’en était pas évidemment. Tout ce monde amassé sur les trottoirs, faisaient du lèche-vitrine dans un brouhaha de fond diffus. Se faisant, il gagna agilement une petite échoppe dérobée dans un enfoncement, en contre-bas de la rue.
C’était ce genre de boutique dont seuls les connaisseurs s’y arrêtaient ou prêtaient une attentive attention aux détails. Il dévala rapidement les marches qui l’amenèrent devant une vitrine blindée, derrière laquelle était exposé tout un arsenal dernier cri. La lourde porte métallique se mit à grincer et un homme grisonnant d'âge mûr passa sa tête rondouillarde. Dès qu’il reconnut le jeune-homme, il sortit pleinement pour lui faire face, se tenant un peu voûté, avec son éternel visage souriant. A sa ceinture un holster d’où dépassait un revolver rare; un S&W model 29.
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-Ah Casey, quel plaisir de te voir dans le quartier. Quel bon smog t'amène par ici? Oh…ah…mais au fait oui, j’ai ta commande… barillet spécial à cinq coups chambré pour le Nitro Express et traité à l’irodium, comme demandé! C’est manufacturé par un de mes meilleurs goblin, fiston! Tsé...tu es un client très exigeant...hé-hé.
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Le brun hocha du chef, sans émettre aucun mot. Puis, il lui emboîta expressément le pas pour gagner l’intérieur de la petite boutique où régnait une incommensurable aura de quiétude. Peut-être était-il simplement dans son élément, entouré d’une myriade d’armes en tout genre. Cependant il resta stoïque et attentif au moulin à parole qui débitait mot sur mot. Il lorgna sur le petit paquet avant de le glisser dans sa poche. Les marrons accrochèrent ensuite le porte-nom sur le comptoir où était gravé "Dirty Harry". La curiosité lui fera se mordre les doigts.
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-Dites monsieur Callahan, pourquoi "Dirty"?

-Ah-ha…attends je vais te conter une histoire rocambolesque fiston… Quand j’avais ton âge, tout aussi fringant et fier que toi, je me baladais souvent au Sud avec un gros revolver tsé, encore plus gros que les tiens...j'avais un certain succès auprès des femmes avec ça...tsé fiston les blondes avec du orange à lèvres...ça m'ramène à une époque où j'étais un foutu tombeur...

19ch44; Le temps passait et il restait muet.

...bref, un jour, ou un soir peut-être plutôt, oui, un soir, un blanc-bec taillé comme un Madrill voulez tester ma patience tsé, moi je suis plutôt calme, mais j'ai fait cinquante années de Panzer Kunst et dix-sept de Gun-Kata avec un revolver! Hé-hé ouais fiston...

20ch14; Le temps passa et il s'agaça.

…et là je lui dit: "Je sais ce que tu penses, c’est six fois qu’il a tiré ou c’est cinq seulement? Si tu veux savoir, dans tout ce bordel, j’ai pas très bien compté non plus. Mais c’est un Magnum .44, le plus puissant soufflant qu’il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu dois te poser qu’une question. Est-ce que je tente ma chance ou pas?" Après je lui ai dit: "Vas-y, tu la tentes ou pas ta putain d'chance?" en le braquant tsé...comme ça. Fiston je dégageais une telle virilité avec ce gros calibre. Je suintais la testostérone à des kilomètres...
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Le flot ininterrompu fit distordre littéralement le temps, alors qu’il consulta son Kender pour en aviser le cycle. Horreur, presque deux cycles consumés à écouter ce vieux fou déblatérer. Il le salua brièvement, puis tourna les talons et quitta rapidement le quartier Armacham, pour se diriger vers le Sud.
20ch51; En plein centre-ville, un amoncellement de civis s’attroupait près d’agents du CdO sur le qui-vive et qui encerclaient une zone bien délimitée, sur le bas-côté. Il en émanait des bruits assourdissants, des hurlements parfois, des murmures souvent, mais surtout des plaintes et des grognements. Tout cela était mêlé dans une dissonance étourdissante. Le militaire s’approcha à proximité de la foule. Une simple perquisition dans un immeuble, rien de plus. Plusieurs loubards -et parmi eux une vaut'- menottés, étaient alignés et à genoux sur le trottoir, de toute évidence en état d’arrestation et tout ce qu’ils diraient serait retenu contre eux. Il s’agissait vraisemblablement d’une descente de la brigade antidrogue, à en juger à une caisse scellée non loin de là, dont il reconnaissait le sigle.
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-Circuler, rien à avoir !
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Vociféra un agent du CdO. Blasé –à l’image de l’humaine qui glanait plus tôt- le brun ne voulait pas rebrousser chemin ni contourner plus que nécessaire ce barrage impromptu qui se dressait devant lui. Il usa de son statut d’A.I. pour couper à travers la scène de crime, sur un air suffisant. Il releva la bande fluorescente, passa sous elle et accéléra le pas. Au milieu de cette cohue, il crut reconnaître un des individus interpellés, mais n’y prêta guère attention. Enfin, il mit en évidence ses galons lorsqu’il arriva à hauteur des agents postés. Puis les salua d’un geste militaire bref et sec.
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-Oh, salve Sergent.
-Oui, oui, salve. Si la Général passe, dites-lui que je récolte des accrétions.
-Ah, la Général va passer Sergent? Et des accrétions vous dites?

-La Général est partout, agent. Partout. Oui des accrétions, sans elle. Qu’il vous garde...
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Il fila, sans attendre plus de cette conversation, qui n'en n'était pas une.
21ch40; Il coupa toujours plus vers le sud, s'enlisant profondément dans la nuit comme dans la cité, jusqu’à n’entendre plus aucun chuintement. La luminosité même avait tarit dans les environs. Rares étaient encore les passants qu’il croisait. Plus il s’enfonçait vers le sud, plus il remarquait de drôles d’oiseaux aux regards hagards, traîner et vaquer alentours. Une rixe entre plusieurs ivrognes éclata subitement aux abords de taudis d'où émanait une odeur de décharge pestilentielle. Un immonde cloaque aux ramifications multiples. Un dédale au coeur de la misère. Du verre vola en mille morceaux dans tous les sens, tandis que des projectiles furent lancés tous azimuts. Il en esquiva in extremis et eut un geste fébrile contre ses Azmats; les sélecteurs "full auto" actionnés. Il se calma ensuite dans la foulée. La scène dont il était spectateur malgré lui, n'avait aucun sens. Ca insultait dans un jargon incompréhensible. Se frappaient-ils ou s'amourachaient-il les uns, les autres?
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-…culé dddd'ta race de raaaat… ta daronne la saaaalope d’écureuil… mê-même le T-Cast est passée-ééé dddd'ssus…
-Keuu'wa?! Ma daronne?! J’ai jamais eu d'daaaaronne, vomissss'ure d'troll. Chiure d’orc…graaauuusse ma'rde fai-faisandée! T'es le fiiiils de tout le monde tôaa…
-T'es..t'es...l'plus grooooos dé-dégueulaaaassse que-que Kepler...ait ja-jamais portéééééé!
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Et des fous à lier, s’improvisant Oracle, en pleine rue à peine plus loin.
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-…la Foi immaculée! C’est sous son Regard que vous trouverez l’absolution à vos péchés, hérétiques! Le gouvernements est dirigé par des écureuils, faut tous les brûûûûLLLER! AMEEEEEEEN!
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Blasé encore et toujours devant ces scènes hypnotiques, tant elles semblaient irréelles. Il se demanda où il avait atterri, probablement dans un énorme asile, au cœur de la nuit. Sans s’en rendre compte, il venait de s’enfoncer dans une avenue des plus sensibles. Étonnamment, la populace locale filtrait à petite dose ce soir, notamment pour s’agglutiner devant le bien nommé « Le Club ». Un lupanar dont la façade officielle était celle d'un bar de strip-tease classique, plutôt select, mais que des gros bonnets du crime, fréquentaient. Là, plusieurs mâles avides, aux bourses bien pleines, pénétraient à la dérobée comme des voleurs, sans traîner outre mesure devant l’entrée. Celle-ci était plongée dans une lumière aveuglante de néons rouges et roses fluo. En dépassant l'établissement, il jeta un bref coup d'oeil dans le vestibule où trônait plusieurs hôtesses, petitement vêtues, qui hâtaient à la va-vite, la clientèle masculine qui affluait.

22ch05; A cet instant précis, il enleva ses galons de Sergent, puis les plaça rapidement dans sa poche intérieure. Il réajusta son borsalino, et ferma son trench jusqu’au cou. Les néons devenaient de plus en plus psychédéliques autour de lui. Une débauche de couleurs enveloppait l’avenue de son agressive empreinte luminescente. De plus en plus, les prostituées s'amassaient en nombre sur le trottoir et racolaient ouvertement n’importe quel mâle à proximité. Leur mac ou tout autre individu peu recommandable, n'était jamais très loin d'elles. C'était la Cours des Miracles, dans toute sa splendeur. Il naviguait dans ces eaux troubles en restant toujours net. Comme un spectateur dont le film défilait sous ses yeux, en toute indifférence. Même au fond de la cuvette des chiottes, il n’était jamais éclaboussé par la saloperie ambiante. Il avait su développer naturellement cette capacité, parmi les plus importantes de toutes, à force de pratique et d'abnégation.
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-Beau brun… tu veux un petit moment avec moi? Hum…toi t’as l’air d’être un gros-vicieux chéri hein?... J’te fais la totale pour…. vingt milles crédits. Ca te va?
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Muet, il traversa le pâté de maisons où était exposée derrière des vitrines embuées et sales, la chaire de femmes de peu de vertu.
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-Okay crevard…quinze milles crédits…on monte ‘lors mon salaud?
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Muet, inlassablement il poursuivait sa route.
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-Enfoiré! Petite bite! Connard! Violeur de petites filles… chui sûr!
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Plus que blasé, atterré, alors que les ombres indéfiniment se querellaient sur son passage. Lassé au plus haut point, il se sentait d'humeur mauvaise et taquine. Il ouvrit son trench et tâta son ancien galon de Commando; une magnifique tête de mort argentée. Il savait d'avance que l’effet serait définitif et brutal sur la vulgaire péripatéticienne qui le racolait agressivement. Sur un ton cynique et froid, tout en exposant son ancien galon à la tête de mort, il lui rétorqua.
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-Service de nettoyage privé. Vous disiez?
-Oh merde c’est les Condés des mœurs… cours Plumette, dégage Toison-d'or, planque-toi Chlamydia… putain de merde..c'est les poulets…on s’casse les filles!

-C'pas nous les poulettes, Bécassine?
-Ta gueule Plumette...sauve ton cul j'te dit!
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Premier rictus amusé de la soirée, alors que le calme revenait relativement dans la ruelle désertée. Sous la pluie ou juste la vie, le sexe semblait perdre même de son attrait, cela rendait terriblement agressives ces filles livrées à la pire des misères. Silencieusement il compatissait à leur triste sort.
23ch13; Non loin de là dans un terrain vague, alors qu’il continuait son périple nocturne au coeur des quartiers Sud, trois ombres larges tapaient en comité une quatrième, plus fine. Elle fut clouée au sol dans d’horribles et atroces souffrances. A en témoigner de ses hurlements d’agonie qui déchiraient l’air brumeux, on aurait dit qu'elle se faisait littéralement égorger. Le militaire évita d’approcher de trop près l’évidente scène de crime qui se déroulait sous ses yeux. Il n'intervint pas. Ce n’était ni son travail, ni sa juridiction, ni ses affaires. Comme une rumeur qui se propageait silencieusement, les agresseurs ne remarquèrent même pas sa volatile présence éthérée. La nuit on assassine et chacun crie à l’aide.
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-Voilà ton duel pute! Guhaha… Prochain duel pute, demain même cycle, même lieu, okay pute?
-Elle est déjà en apoptose… Allez on va au Conti fêter ça! Guhaha.
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Un bip strident fit désactiver son module de furtivité à proximité des trois orcs à la mine patibulaire et tout ensanglanté. Il soupira, puis baissa le regard sur son Kender à l’origine du bruit peu discret. La « Mentaliste » lui répondait avec un phrasé riche qui suscita tout son intérêt. Cela lui arracha même un sourire nettement plus appuyé que précédemment. Alors qu’il tentait de lui répondre, oubliant presque la scène glauque qui venait de se dérouler à l'instant, des ricanements plus appuyés, car se rapprochant, le tirèrent de sa concentration certaine..
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-Hoho tiens tiens c’est Casey! Hey Casey?! Tu viens au Conti j'te paie une Mort’gane, c'est ma tournée?!
-Rharharha… t’es con toi… c’est pour les tarlouzes la Mort’gane nan?!
-Qui c’est…il est peut-être gay...t’es intéressé?! Ghaha.
-Guhahaha…putain vous ête’cons les mecs…vos tronches! Allez on s'tire d'ici...
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Le brun leva une main à leur attention pour décliner l’invitation, puis continua son chemin avec nonchalance jusqu’à disparaître totalement de leur champ de vision.
00ch11; Le trentenaire n'était pas encore au bout de ses surprises car au loin, un boucan de tous les enfers lui parvenait en continue. L'effet Doppler fit que le ramdam devenait plus aiguë, plus fort et plus net, à mesure qu'il s'en rapprochait. Débouchant enfin sur une place illuminée de manière rudimentaire et bondée de monde, tous à l'étroit. Là, deux ou trois filles déjantées et portant des cagoules DIY hurlaient à qui mieux mieux ce qui semblait être un simulacre de concert improvisé. Debout sur des tables bancales, leurs hurlements hystériques et glaçants couvraient largement l'espèce de musique électronique qui tournait en fond sonore. On aurait dit qu'elles portaient leurs frusques à l'envers. Rien ne voulait rien dire. Tout voulait dire tout et n'importe quoi. Tout cela était quasi-inaudible; du bruit et du vacarme assourdissant pour le plaisir d'en faire et d'en produire. Le militaire perdait patiente face à cette irruption stridente qui lui éclatait les nerfs auditifs. Il saisit son FL en avisant la chambre chargée, lorsqu'il bascula la culasse en arrière, puis le réarma à nouveau dans un cliquetis caractéristique. "Clak!" Vite, une échappatoire, avant que l'irréparable ne soit commis.
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-Stop. Je n'en peux plus de ce...BRUIT!
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Ce parterre de dégénérés, composés de drogués en tout genre et d'alcooliques notoires, vociféraient à l’unisson avec le pauvre militaire perdu au milieu de cette mélasse informe. Impossible de s'en extraire. Son esprit, lui, hurla "à l'aide!"
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-Pupluuuu d'ce BRUIIIIIIIT YEAH MAN !!
-PUPLU??? OH YEAH PUPLUDçuBRUIIIIIIIIIT !!
-Ohéééé Yeaaaah Ouaaaaaah YEAAAH !!
-HOoooOOoo Waaaaaaah YuuUUUUW !!
-Yazooooo Galllaaaaaa ChimMOOOW !!
-Rahou Frouaah Fleeex TuubacoCOOL !!
-Cééééééé BoooooOOOwWaAANABE !!
-Bouyaaaaaaaaka !! WarrZAAA !!
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Une seule chose l'obséda; mettre un coup de crosse à la tempe, pour étaler le premier connard en travers de sa route. Un seul coup. Personne ne le verrait, personne ne le blâmerait pour ça. Il invoquera la légitime défense devant les Hautes Instances. Au pire, il maquillerait son crapuleux assassinat. Il a trébuché sur un connard et le coup de crosse est partie "inopinément" dans la tête d'un autre connard, ce qui a fait qu'il a cuvé le crâne ouvert. Fin du rapport.
Il chercha à se frayer un chemin vers l'ataraxie, qu'importe la manière, tant qu'il avait cet océan de quiétude pour le salut de ses nerfs qui lâchaient, cela lui était égal. Il fallait quitter ce lieu maudit séance tenante.
01ch25; Enfin, arrivé à son atelier devant la porte close, il reprit son Kender et alluma la messagerie, le temps de répondre à son interlocutrice. Subitement, non loin de là, une alerte à l’inondation éclata dans un immeuble voisin. Plusieurs méta-humains déferlèrent dans la rue, en éructant dans un accent prononcé, des insultes à tout va, tandis que se déversait dans la rue le reflux des égouts obstrués. Le cauchemar semblait continuer jusqu'à tard dans la nuit.
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-Putain de merde! C'est encore la grosse Troll puante du troisième qui a chié dans les putains de canalisations! Mais y'en a marre!
-Oh cogno! Eh y'en à marre maintenant de cette fada de grosso crasseuse frescun! Faut la virer oh bordel oh!
-Vous êtes des petites bites s'tout. Je chie où je veux moi, et c'est souvent dans la gueule k'rr.
-Mais ta'gueule l'grognasse, t'veux que je t'chie dans la bouche moi, à coup de poings?!
-Et toi enculé de petite bite, tu veux que je t'amène dans ma charcuterie?! Hein?!
-Rogntudju mais vos gueuules tous! La ferme, on peut bosser tranquille? On s'coltine à déboucher vos p'tains de tuyau d'merde à la con de merde j'vous rappelle! Allez, laissez mes ouvriers du STV bosser bordel! Dégagez la zone! Fissa...
-Chef...oh-puting! Tout l'quartier va crouler sous le tas d'merde à c'train. Oufti, les égouts refoulent grave de malade! On peut pu'rien faire là...la pompe va au d'jabe là! L'débit est en sur-cadence!
-Didjum, nous faut apporter la déboucheuse industrielle... contacte l'Punk...vite fieu!
-L'délégué Den doit se masturber dans l'cagibi à c't'heure chef... il tripotait des grenades t'alleur d'jà en faisant des bruits chelou... c'délégué-là l'est pas net j'vous l'dis chef
-Mais la ferme boyard... 'spèce de klette de pey...exécution! Georges?, GEORGES?! Minga ti! Contacte l'Punk sur-le-champ vindju té... c't'une putain d'scarole là...

-K'rr k'rr bande de petites bites que vous êtes...
-M'onnh j'vais la saigner bordel! Retiens-moi Alphonse putain, retiens-moi oui je vais la...
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L'avalanche ininterrompue de crasse continuait son office bien crade, faisant perdre les reliquats de patience qu'il avait encore. Les cris commençaient à lui taper sur le système, mettant à rude épreuve son calme martial. L'odeur, quant à elle, agressait violemment son système olfactif. C'en était assez, il enclencha le digicode, puis disparut définitivement derrière la lourde porte de son atelier.
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HRP: Il se peut que des ressemblances avec des pions existants ou ayant existé, ne soient pas totalement fortuites. Les avez-vous tous trouvé? Au passage, je remercie les personnes ayant retouché mes quelques images.

Informations sur l'article

Ni commencement, ni fin, bien au contraire.
26 Novembre 2019
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◊ Commentaires

  • Psyché (38☆) Le 26 Novembre 2019
    ✫ d'une sombre. Forcément.
  • Zartam (605☆) Le 26 Novembre 2019
    Etoile car il y a une de mes images.
  • Esteban (86☆) Le 26 Novembre 2019
    Hop ✫
  • Vostro (68☆) Le 26 Novembre 2019
    J'aime bien !
  • Sindavia (42☆) Le 27 Novembre 2019
    "Même le T-cast t'es passé dessus" et "Le délégué Den se tripote devant des grenades". Les meilleurs passages. 20/20.
  • Zye (0☆) Le 27 Novembre 2019
    Objection, Zye dirait jamais ça ! tu me doit un steak (pas cru) irl ! non mais-oh !
  • Swizr (58☆) Le 27 Novembre 2019
    Grossières erreurs de conjugaison ! Le verbe "avoir" se conjugue à l'infinitif à tous les temps, pour Swizr !
  • Casey (64☆) Le 27 Novembre 2019
    Merci, j'apprécie vos retours, tous.
  • Hai (0☆) Le 28 Novembre 2019
    Je suis toujours melé dans des histoires de caca huhuh