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[Event] l'Appel.

Cryptic a écrit :
Sujet libre d'écriture
Code Temporel 05012023
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En ces temps d'accalmie, la Cité poursuit son œuvre en marquant les quelques flots de données.
Les Représentants de chaque groupuscule composant les deux secteurs l'ont ressentis cette dernière année, une trêve des 12ans s'était annoncé d'elle même, accordant un repos mérité à l'ensemble des concitoyens de la Cité.
Une année de tranquillité pour panser plaies et traumas encaissés durant la dernière décennie.
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Quelques espaces matriciels venaient enjailler cette année avec la mention de l'approche d'un Kobold atypique qui, détenant une lourde besace aurait distribué des cadeaux à quelques rares élus. Mythe ? Réalité ?
Cela n'empêchait guère plusieurs commerces d'user de quelques mensonges pour grapiller quelques crédits.
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Mais je m'égare sur ce petit rappel de la dernière année des Dreadcastiens, passage obligé pour dresser la table de réjouissances peut être moins commode à digérer.
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En cette soirée, des vapeurs bleutées émanent de la salle centrale des Souterrains. La populace ci-dessous ne semble pas intrigué par ces étranges émanations et le Docteur Cobaye jurerait que tout ceci est sans risque.
Mais l'est-ce vraiment ?
Et pourquoi cela arrive t'il seulement maintenant ?
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Sur la toile matricielle, diverses sources d'informations laissent résonner un cynique Appel vous invitant tous à la Rédemption.
Une Prophétesse s'exclame sur cette annonce d'une voix froide :
- Dreadcastiens, prenez conscience de vos péchés, méditez sur ceux-ci car l'Heure approche.
Repentez vous tant que la miséricorde est à votre portée car le châtiment sacré s'abattra sur chaque pêcheur.
L'attachement à vos chairs n'est que futilité, l'âme de chaque pécheur est en peine et souffre de ses écarts. La sommité de vos chairs est ce qui vous compose tout à chacun, ce qui fait de vous ce que vous êtes.
Purifiez vous des péchés qui vous rongent, des limites que vous vous imposez de par cette dépendance à un simple élément de votre ensemble !
Dans deux jours, l'Ere Nouvelle prendra racine dans votre Cité sans âme et la Pierre de Sang attendra son futur champion.
Code Temporel 06012023 - Cycle 14
Les souterrains laissent entendre d'étranges grincements stridents, les vapeurs bleutées se sont compactés pour venir former un épais smog difficilement respirable dans ces tunnels.
Une mélodie résonne au travers de ceux-ci et certains pourront même vous jurer avoir cru voir une silhouette encapuchonnée qui s'éclipsait quelques secondes plus tard.
Poltergeist ? Délire sous l'emprise d'un psychotrope ?
Si l'on s'attarde parfois sur la couleur de ces murs crasses, il ne serait pas impossible d'y entrevoir des cadavres de lambda placardés, rarement laissés en entier, faute à une faune souterraine plutôt vorace.
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En tout cas, les protocoles de sécurité des institutions militaires (Militarium et Centre Militaire) se sont mis en route pour s'assurer que ces vapeurs ne remontent pas à la surface.
Le mystère s'épaissit et il reste encore un peu plus de 24heures.
L'heure approche et les souterrains semblent se transformer au fur et à mesure que le temps passe.
Il y a de cela une dizaine d'heures, ce n'étais qu'un charnier dont les occupants se remplissaient la panse jusqu'à en devenir malade, désormais ce charnier s'est transformé peu à peu en quelque chose de plus organique.
Sur les parois murales des souterrains, des réseaux de veines et de la chair à vif se répandent tel une maladie, les vapeurs bleutées ont formé un épais brouillard que même le meilleur fumeur de joint ne saurait égaler.
Il s'en passe des choses là dessous, les créatures prolifèrent, les hallucinations également et les marques occultes tracés au sang se multiplient.
Casey a écrit :
. : L'Appel, lorsque le Smog retombe : .
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Marran 05012023

En effet, l’accalmie – et de fait, s’était estompée quasiment comme un linceul mortuaire, qui vint recouvrir tout le Nord de Dreadcast. Plus de dix années depuis, sans que le militaire n’ait eu à s’agacer d’intrusions verbeuses orionites sur l’AITL ; un véritable apaisement pour ses yeux et son ouïe. Mais paradoxalement, une pesante frustration persistait en son for intérieur.
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Lui qui, toute sa vie, ne vit presque que par la violence et pour la violence qu’elle engendre. La subtilité dans cette entreprise résidait dans le fait de sa légitimité ; pour l’amour de l’Imperium et de Dieu, la purification de l’Autre est un droit inaliénable qu’il s’octroyait de droit quasi-divin. Ainsi concevait-il la chose.
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Chacun appelle barbarie ce qui n’est point de son usage. C’était donc ce doux euphémisme qui était le moteur primordial, la pierre angulaire qui généra la haine cristalline des Hommes. Le sempiternel recommencement, ce que lui se plaisait à appeler "l’éternel retour du concret".
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Un mode de vie finalement où il fallait s’armer d’une paix intérieure véritable, pour garder les pieds rivés sur Kepler et la tête bien calée sur les épaules. Malgré ses démons mugissants qui le hantaient régulièrement dès qu'il mettait les pieds hors des murs, le brun était sûrement l'un des plus lucides, ayant une grande attache à la terre, au terreau de l'Humanité. En somme, il respectait la vie sous ses formes diverses.

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Avec cette trêve forcée, il s’était totalement désintéressé des souterrains, comme blasé. Le fait que ces dédales soient aussi fréquentés qu'un bar le samedi soir, avait nettement renforcé ce sentiment en lui. Lieu s’il n’en fut, de ses longues escapades méthodiques, jadis régulières. Aujourd’hui il assure le service minimum dans l’exercice de ses fonctions militaires. Néanmoins, son cœur battait toujours de la même intensité, lorsqu'il songeait au Grand Extérieur. Il pourrait repartir n’importe quand, et peut-être pour toujours. Mais son épouse aux oreilles pointues, la majestueuse Domus et l’imposant Militarium sont des attaches indéfectibles auxquelles il était totalement fidèle et dévoué. Tout son être se construisait autour de ces valeurs qu'il chérissait tant.
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En cette soirée smoggeuse et grise, de retour dans son foyer aux luminaires tous tût, il alla se servir un Mac après une brève douche. Il prit ensuite la direction du couloir, qui menait aux lieux de repos ; il s'y déplaça dans un silence le plus absolu - une chose aisé pour lui. Posté à l’orée des doubles portes qui donnaient sur la chambre à coucher, il aperçut malgré l'opaque pénombre, assez bien les formes de l’épouse endormie. Un va-et-vient rapide pour l’embrasser, avant de repartir vers son bureau, à l'opposé. Là, installé confortablement avec son verre d'ambre, il ouvrit une petite boîte rougeâtre où il extirpa deux earpods qu'il enfonça dans la foulée, dans ses oreilles. Avant de surfer sur la matrice, il lança Ouinamp sur son Kender. Son logiciel de prédilection pour apprécier la compagnie de mélodies diverses et variées, pendant ses lectures tardives.
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[musique d'ambiance]
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De part son statut militaire, il avait évidement eu vent des étonnantes fumerolles qui apparurent dans les ST ci et là. Une mission d'ailleurs pour les observer plus attentivement, avait été lancée dans la foulée. Un mystère visiblement le plus total pour l'instant. Cela eut l'étrange effet de raviver chez le brun un vieux rêve, qui l'agitait toute une heptade, alors qu'il était sur le point d'arpenter, et pour la première fois, l'Extérieur. Des réminiscences colloïdales aux fumerolles des souterrains, il n'y avait qu'un pas.
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Forcément il tomba sur l'allocution de l'incongrue, qui professait un drôle d'avenir pour Dreadcast. Etonnamment, le discours mystique le laissa totalement froid. Pourtant le champ lexical utilisé l'aurait probablement intéressé, voire mis en effervescence en d'autres circonstances. Mais ici, cela lui sembla creux et contrefait. Encore des illuminés pensa-t-il. Son allure d'Oracle bon marché, lui tira même un rictus. Après le simulacre grotesque, il éteignit son Kender, laissant seulement la musique pulser dans ses oreilles. Il se leva enfin pour prendre la direction du lit conjugal.
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Lorsque le Smog retombe, il se sentait vivre d’une vie inextricable et irradiante de chaleur.
Lorsque le Smog épais, subrepticement, descend au niveau du sol pour étreindre et envelopper tout.
Ca fait comme un éclair aveuglant dans le brouillard. Une décharge électrique qui submerge tout.
Les êtres vivants et les pierres des cités.

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