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EDC de Karlix~49030

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L'empreinte d'un tagueur amoureux

L'empreinte d'un tagueur amoureux

Suis-je fou ? Suis-je amoureux ? Suis-je fou d'amour ? Voici le bilan, de mon état psychique de plus en plus instable.
Je reste là, accroupis, sur les genoux. Au sein d'une marre de couleur, face à un pan de mur sur trépied, je le fixe en silence tout en ressassant mes souvenirs. Il y a quelques jours de cela, elle me frappait encore et encore. Moi, je la fuyais et l'évitais. Maintenant, mes pensées sont obnubilées de son image. Cela est devenu obsessionnel. Je suis là. Je suis entouré par un tas de débris, de briques qui salissent et encombrent le sol de mon appartement de fortune.

Voici comment tout a commencé...
J'ai couru dans l'ombre du smog, nuits à après-nuit, pied de biche en main dans les rues de la ville.
Au début, je n'avais que mes mains nues. Raclant les murs peu solides, je ramassais des bouts de brique, des bouts de béton ici et là, tel un voleur tapis dans l'obscurité. Mes doigts n'ont pas tenu longtemps avant de saigner. Mes ongles ont été arrachés contre des murs solides qui luttaient et me tenaient tête. Ils ne cédaient pas face à mes assauts pour leur arracher un peu de leurs entrailles. Ils rendaient les armes, par moment, me laissant les pénétrer et leur extirper au prix de mon sang leurs entrailles. J'ai ensuite décidé de me servir de pieds-de-biche, quand j'ai pu m'en procurer. Cagoule sur le visage, mouchoir devant le nez, j'ai défoncé les murs de la ville, tel un psychopathe fanatique. Les bouts de béton se cassaient, les briques se brisaient, mais guère à ma convenance. Je n'avais pas assez de forces pauvre fou que j'étais.
J'ai pris l'initiative alors de bosser, de m'entrainer et la nuit défoncer les murs des habitations abandonnées de la cité. Ce rythme infernal commença à porter ces fruits. J'aurai été plus vite si je possédais la massue de ce gnoll, que je l'envie, la pauvreté me pèse. J'ai continué avec mes pieds-de-biche se cassant, raclant et arrachant des morceaux de roche. Toujours tapis dans l'ombre, au moment ou la ville dort jusqu'à l'aube de l'aurore, je défonçais ce qui me permettrait d'atteindre mon objectif.
Défenestrant ces géants de béton, les frappant la rage au ventre, tels des ennemis impériaux, tel un acharné, je ne lâchais pas prise.
Les morceaux été mis dans des sacs, je les ramenais au fur et à mesure, en ma demeure. Je les mettais sur le côté et les laissais dans les sacs. Cela commença à s'entasser. Le bureau commença à s'encrasser et il me fallait une table de travail pour y poser mes affaires.
Sans une once d'hésitation, ou d'état d'âme, j'ai réajusté mon capuchon, me suis remis le bout de chemise devenue un foulard de fortune et sorti de chez moi. Les meubles peuvent s'abimer. Je ne suis pas un ange ou alors un ange déchu. J'ai pris ma batte à la main, je défonçai un meuble puis craquai un digi et piquai des planches. Je retournais ainsi chez moi avec mon butin de fortune. Je fabriquai alors une table sur trépied et ce qu'il me fallait pour soutenir mon œuvre.
J'ai vidé les sacs, la poussière inonda la pièce. Les débris se sont accumulé les uns contre les autres. J'ai pris les morceaux et les rassembla. Je les ai placés puis ajustés un contre l'autre. J'ai ensuite mis ce que les autres appels panneaux face à moi. Le ciment fut prêt, il m'a servi de colle. J'ai recouvert la surface de ciment peu à peu et y rajouter les briques de béton. Des petits, des gros bouts, des briques entières, je les ai assemblés tel un puzzle sans fin avec patience. Mes mains sont rêches à force d'avoir fracassé les murs et jouer avec cette glu qui a refermé les rides ensanglantées mal soignées de mes mains. Des bouts de tissus vétustes en guise de gants, j'ai regardé d'un œil satisfait ce panneau, devenu un mur de fortune et reflet de mon cœur. Les briques de la ville se mélangèrent à mon sang et ma chair pour ne former plus qu'un seul bloc.
La première étape fut terminée, j'étais épuisé.Je m'endormis à même le sol poussiéreux et me laissai aller à l’abandon, comatant toute la journée et la nuit. Les nuits passèrent, alors que je parcourais la ville, cagoulé, les mains gantées de bout de tissus. Le foulard pour seul bouclier contre les refoulements de smog et surtout de brumes coloré que ma frénésie engendra. De plus en plus rapide, de plus en plus précis, mes doigts appuyaient sur la pression et le jet de couleur sortait de mes bombes. La couleur s'attacha et s'acharna sur le béton la refoulant à l'encontre de son maitre, mais je n'ai pas lâché prise. Mon art me survivra.
Mes yeux me brulaient, je commençais à voir floues. La fatigue me gagnait et les nuages colorés me piquaient les yeux, m'ôtant le sens de la vue peu à peu. Toutefois, je me devais de lutter, je devais continuer pour faire bruler la flamme de mon cœur qui se consumait loin d'elle à petit feu. J'ai déchiré chez moi des bouts de tissus, de plastique et me fis des binocles en toc, mais suffisants pour taguer ses murs récalcitrant.
L'argent me fait véritablement défaut, riche ou pauvre à croire qu'il n'y a pas de justes milieux au sein de cette société. J'ai brandi, mon poing dans l'obscurité mère des idéalistes illusionnistes tels que moi et continua de défier ces bâtisses. Je n'ai pas abandonné pas, mon esprit est combatif. Je me suis lancé dans la pénombre. Sans hésitation, j'ai fait mes graffitis et mes tags sur de moi. La confiance règne en moi, peu m'importe les autres, les écarts de forces, le pouvoir ou la richesse.
J'appartiens avec mes mains plus qu'à elle. Je n'hésiterai pas à sacrifier ma vue, mon âme, mon sang pour celle qui a pris à maintenant sa place en mon être débauché. . Je ne sais pas combien de temps ce feu assiègera mon âme et mon cœur. Je me devais et me dois de garder le contrôle sur mon âme assiégé et en totale ébullition. Je ne suis pas un vautour, mais je me suis senti pousser des ailes. J'avais assez donné de mon art en ville. Ma main ne trembla plus, les refoulements vaporeux et odorants m'étaient familiers. Il fut temps.
Je suis rentré chez moi les bombes de couleurs différentes étaient prêtes. J'ai mis ma tenue de fortune, peu de ventilations, fenêtres ouvertes, j'allais l'avoir dur...
Je fis face à mon pan de mur, je ne devais pas trembler, ni me défiler. Mes yeux se fermèrent et son reflet apparut devant moi. Ma muse orc demeure en ma mémoire à chaque instant.
Mes mains commencèrent à bouger pour laisser place à la symphonie des brumes colorées. Sa silhouette se dessina devant moi, les yeux se fixèrent ne cillant plus. Je suis reste concentré, le vide avait pris place en mon esprit. La silhouette terminée, je me concentrai sur ses courbes, la frôlant de mes doigts,à travers les nuages colorés embrumant la pièce de mon appartement. Ses hanches, ses épaules, sa nuque, ses seins, son visage, son oreille percée, ses cheveux, ses lèvres et son regard si perçant furent dessinés...
Elle finit, je passai à l'arrière-plan, dessinant une ville légèrement pluvieuse remplit de smog. La lueur de l'aube le transperçant à travers les nuages, tels que j'en fus témoin lors de mes sorties nocturnes jusqu'à l'aube. Ses rayons se reflétant dans les cheveux et sur ma tendre, j'ai presque fini.
J'ai tagué son nom RHAAL. La source de mes insomnies. La couleur de son nom, reluisait comme sa peau, d'un vert envoutant et enivrant. Devais-je taguer mon nom ou bien laisser ce portrait sans maître ? Égoïste, possessif oui, je le suis. J'ai marqué mon nom dans l'ombre sur ce pan de mur comme elle a marqué le sien en mon cœur. Les deux seront réunis à jamais. Je pose mon empreinte sur cette ville pour mon amour.
L'œuvre est fini, je ne sais depuis combien d'heure ou jours, je n'ai pas dormi. Je regarde ma belle, les bombes me tombent des mains. Mes doigts endoloris restent figés en position près à appuyer une ultime pression qui n'a plus lieu d'être le graphe fini. Mes yeux turquoise sont rougeâtres et entourés de cernes. Ils me brulent fatigue ou accoutumance à la brume peu importent. Mes poumons me dévorent à travers mon vulgaire bout de chiffon. Mon corps est épuisé et alourdi, je me retrouve à genou face à ma déesse. Le travail fini, mes forces me quittent sourire aux lèvres.

Je me sens tomber à face à cet œuvre, le dos contre le sol, dans cette pièce embrumée, mes yeux se ferment petit à petit, n'ayant pour dernière vision que ma belle...

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on ne peut pas le savoir IG, sauf s'il vous l'a raconté rhaal

◊ Commentaires

  • Saphyra (29☆) Le 18 Mars 2014
    Joli!!!!!!!!!! *
  • Rhaal~46110 (7☆) Le 18 Mars 2014
    smiley
  • Karlix~49030 (116☆) Le 19 Mars 2014
    (tableau offert à sa belle héhé) merci.
  • Saphyra (29☆) Le 19 Mars 2014
    *Espère que tous les tags disparaitrons quand Karlix quittera la maison, mais il peut laissé celui de Rhaal*
  • Rhaal~46110 (7☆) Le 19 Mars 2014
    saphyraaaaaaaaaa
  • Oshean~37915 (0☆) Le 19 Mars 2014
    ça va se payer tout ça smiley
  • Karlix~49030 (116☆) Le 20 Mars 2014
    saphyra NON, faudra nettoyer héhé et il ne pars poa!
    oshean : " qui va à la chasse perds sa place"
    joaw : brisera rien du tout, il a le meilleur garde du corps au monde.
    molly:un petit massage? ou une petite pix? héhé
  • Saphyra (29☆) Le 25 Mars 2014
    N’empêche Rhaal est vraiment une orquette sexy!!!!