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EDC de Jay

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Cacher

Certaines bougies ne s'éteignent jamais.

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EDC très tardif et si dur à écrire. Il devait sortir il y a déjà quelques mois. La fin de Jay et Norah qui ne sont pas en cryo mais bel et bien disparus dans la matrice.
Article très difficile à écrire.. Comment expliquer un tel RP sur des années. C'était incroyable..
Je suis nul en remerciements et j'ai pas du RP avec grand monde mais par respect pour ceux ayant cotoyé mon personnage et mon jeu : Norah, 911, Ruben, Pixelle, Derek, EveR, Agramf, Chérachum, Hazel.
J'ai d'autres occupations maintenant, pour le principe je sors l'EDC même si c'est tellement dur d'arrêter un personnage.
Désolé JD Norah si l'article te fait de la peine.. Dis toi que j'ai souffert en plus de l'effet canicule. Alors entre sueur et larmes de tristesse..
Le vautour, installé dans son lounge privé, pensé, designé, habillé par son épouse. Nous sommes en 299, Jay Nupseï n'est qu'une coquille vide. Pris d'avalanches sentimentales quotidiennes, il survit grâce à la prise massive de drogues sous forme de gélules, le laissant presque passif, étendu, de toute sa maigre longueur. Entre ses griffes, un papier, matériel, trace du passé qu'Ils ont touchés, signé, cette Éternité qu'il lui promet toujours.
Non.. Norah.. .. Norah.. Viens à moi.. Ne reste pas aussi loin.. Pourquoi ...
Norah..
Muse..

Deux allongés sur leurs rampes, plongés dans la matrice. Quelques cyclo-minutes auparavant, le couple partageait son dernier regard, dernier sourire, autour d'une collation, glukoz pour l'un et light pour l'autre. Une complicité qu'ils retrouvaient après des heptades bien difficiles, remplies de doutes, et de visages contrit.
Muse et Noctis matérialisés, avaient comme projet : l'exploration matricielle. En avancée dangereuse dans un noeud, entre deux secteurs, ce qu'ils redoutaient c'était de croiser le chemin & attirer l'attention d'une des Glaces Noires. Avant de s'y frotter le train plumeux, Muse approche Noctis, elle fait le point de manière organisée et concise, l'inventaire des progammes qu'avait embarqué le vautour.
Muse
: Pas à jour. p'du tout à jour ! Noctis !
Je t'ai d'jà... Comment t'veux te protéger avec ça ?
On va au d'vant de choses tellement puissantes. C'est pas l'tout de vouloir attaquer ! Faut surtout savoir s'protéger.
On règlera ça en r'venant.
Noctis
: ...-
Noctis neuralisera pour rassurer sa Muse, alors qu'il matérialise une sonde sous forme de Raccoon, s'en allant d'un côté en quête d'information, émettant " Nounou...Nounou.." S'éloignant les "nounous" avec. Muse reste aux côtés de Noctis, même si celui-ci veut rester devant, prendre le danger s'il viendrait à apparaître devant eux.

Noctis
: Tu l'as déjà fait, je sais bien que c'est dangereux. Je veux vraiment le vivre avec toi, c'est important, pour moi , pour Nous. Vraiment..


Noctis se fait surprendre par la Sécurité du Réseau dès le premier scan de sa sonde, faisant face directement aux remous matriciels agitant le noeud. Les deux avatars sont témoins de la colère d'une IA, les surprenant hors de la grille sectorielle. Un déploiement important de programmes hostiles et si mobiles qui parviennent à occuper le noeud si rapidement que l'excursion tourne rapidement à l'horreur. L'impasse, l'impuissance, le déferlement des sécurités ces glaces qui popent une à une et se multiplient pour sans nuls doutes : nettoyer la zone des intrus. Le rythme cardiaque du vautour tambourine sa poitrine, n'ayant réellement jamais fait face devant une telle puissance.Muse prend les devants, et se jette devant son comparse. En un instant, elle déploie sur lui un shield, dans lequel elle engrange toute sa puissance. Noctis se retrouve alors enveloppé dans l'armure défensive habituellement portée par la vautour dans ses plongées. Un bref sourire triste éclaire les yeux de l'avatar sans bouche, bien consciente qu'elle est, de le regarder pour la dernière fois.
Muse
:
- Fuis. Immédiatement.
... Aeternam, mon Lord..
L'Entité déployée domine la psychée de Muse, Noctis cille, les orbes matriciels fusillant la scène, il hurle tout son CPU, refusant la perte de Muse, se précipitant au plus vite avec un manque de Tout et subit une attaque de la puissance matricielle, le faisant shunter. Se faisant submerger par une vague de zerg-programmes surconsommant son maigre CPU restant.
Le vautour émerge dans le monde réel, presqu'aveugle, les images floues, en sueur, haletant, arrivant à peine à coordonner ses gestes, en quasi crise de convulsion sur sa rampe, cherchant à se réveiller d'un cauchemar. Sa tête pivote vers sa gauche, les griffes tendues vers celles de sa vautoure, toussant sans pouvoir arriver à articuler les deux plus jolies syllabes. Il relève difficilement l'accoudoir de sa rampe et chute au sol, sombrant dans un malaise et dans un début de dépression profonde.
Les cycles passent, des dizaines même, le vautour revient à lui, quelques clignotements d'yeux, plissés, il reprend vie et respire longuement, et électrisé par ce qu'il a vécu, il peine à se redresser, non sans de lourds vertiges, cramponnant ses griffes sur la vautoure inconsciente.
Norah ?! NORAH?? REVEILLE-TOI !! NORAH.. NORAAAAAH !
Il saisit les épaules de la vautoure, la capture dans ses bras, l'ôte de son dernier lit, chutant irrémédiablement dos au mur, l'échine glisse le long de celui-ci jusqu'à ce qu'il atteigne le sol, la jolie au sourire d'ange qu'il garde entre ses bras, telle une princesse. Le Nupseï n'a plus de mots mais que des maux, il feule, ses larmes creusent ses joues, berçant sa petite chose, devenue une coquille vide.
Une voix innocente perce ce semblant d'horreur.
Néron
: Pourquoi Muse ne se réveille ? Dois-je contacter l'Hôpital Impérial ?
Le vautour ne relève pas le regard, il renifle, pris de hoquets, effondré, glisse ses digitales sur les joues de Norah, ne laissant échapper que quelques mots en guise de réponse El.. Elle.. d..Dort.. Elle.. Dort.. Néron.
Le visage pâlot et le regard vide.
Elle.. Dort.. Il faut .. La laisser se re..Reposer..
________
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- Suis-je parfait ?
- Presque parfait.. Tu l'serais avec des plumes.
- Un jour, qui sait...

Tout est parti de si peu, pour arriver lentement, doucement, à une finalité parue peu à peu comme inéluctable..
- Quand est-ce que je pourrai ?
- Pas encore.. L'Empire a souffert, il a besoin d'un Haut-Dignitaire comme toi. Encore un peu..
- J'ai fait la moitié de mon mandat. A sa fin, je veux...

Tout s'est mis en place pièce par pièce. Régler les affaires courantes, semer les mots qui laissent deviner ce qui arrive. Annoncer, à demi-mots, puis publiquement, une fin.
- Je veux tes livres sur la matrice. Je veux apprendre.
- Tout ne s'apprend pas dans les bouquins.. Tu verras, la matrice s'apprend surtout sur le terrain.
- Je veux être parfait.
- Et tu le seras.. tu me dépasseras, j'ai confiance en toi. Et je serai là.

Mais ce qui aux yeux d'un secteur amorphe et indifférent est une fin, n'est en fait qu'un renouveau. Un nouveau départ pour deux, qui un jour se finira en Un. Un jour.
- Tu m'aimes toujours autant..?
- Tu es parfait...
________
Quelques années plus tard, en secteur Marran, dans l'enceinte d'Epitech.
70 Rue de la Propagande.
Le vautour termine de s'enfermer dans sa camisole, respirateur connecté, les indicateurs au clair estimant sa réserve d'oxygène. Il expire longuement, le dos revenant à se voûter, son corps pivote faisant face aux écrans du data-center. Lecture des espaces matriciels et de la maintenance des lieux mais surtout de la Réalité Virtuelle de l'Epitech qui n'avait aucun nom. A chaque essais ou semblant d'inspiration, Jay en devenait ankylosé, ses longilignes soudainement raidies, crochues, en véritables serres, à quelques centimètres des touches digitalisées. Impossible de nommer et encore moins d'éditer, pourtant, il le faut.
Alors son petit dos, épouse de nouveau le confortable siège technologique, immobile, ainsi, depuis des années sans avoir plus aucun but et cette peur qui se formule entre ses reins, ses côtes, ses tempes, une peur de la vraie mort, une peur d'être vraiment seul.
Il en faut peu pour toi et moi
Prenons racine dans les bois
Enfants naïfs ou hors-la-loi
Les pieds plantés dans un ruisseau
Écoutent chanter ce drôle d'oiseau
Il nous invite un peu plus haut
À partager nos idéaux

(Canopée, Polo et Pan)

C̓a commence par un ping, une énième relance de Consthellation, ce cyber-tempo qui envahi les tempes et la façonne avec des lignes qui l'emportent sur des yeux qui ne savent pleurer. Aux portes d'un Apojay, il se sentait de nouveau beau et flatté. Emmitouflé entre les serres bienveillantes et curatives, sous des amas de présents et d'attentions, sous un touché qui éclaircissait l'anthracite qui se couvrait d'usure et d'une boue venue de la tristesse profonde. Il s'est vu bâti, viril, étoffe et au delà de ses retranchements, fasciné par une vautoure qui portait le pourpre mieux que quiconque, cette couleur chaude et difficile portait un visage, une voix et elle était devenue l'étincelle qui le ramenait à la vie.
Éclairé par ce violet, escalade de fractales givrées, qui sinue le long de ses lèvres charnues, couvent les joues pour briser le sombre d'une fièvre exaltée par-delà la gourmandise d'Elle, de cet éclat constellaire et complexe, le faisant non plus errer dans sa tristesse abyssale et salée. Parfaite et si complexe, une bataille éternelle contre un une personnalité raturée jusqu'aux sillons par les vices et les défauts. L'altier vautour, broyant son destin et sa rédemption par un regain de mépris et de dépression, alimentait le gouffre qui le séparait de cet astre cajoleur.
Mais au delà de cette ivresse foudroyante et autocentrée, plus encore que cet égoïsme et de ce narcissisme profond, c'est
Avachi sur le fauteuil technologique, les nerfs traversés par d'infini engourdissements acidulés, affûté de sensations chaotiques, les cœurs en accélération de cadence rejoint par les poumons en guise de fanion.
Un petit susurre s'échappe chantant un alphabet décousu de tout sens, déversant au vautour toutes les solutions et les raisons pour s'échapper de cette réalité bancale. Alors, la verticalité de ses reins se sépare de l'assise, guidé par la silhouette de ce qu'il pense être Muse.

2/301.1 : En plongée depuis presque un cycle horaire.
Noctis, matérialisé, s'aventure sur la matrice publique, à ses côtés Neron, qu'il observe manifestement, son visage et ses orbes aux iris invisible ne savent le quitter. La vaste matrice publique, le flux de données navigant ici et là, Noctis brise le silence.

Noctis
: Néron.. Sais-tu que tu as un immense potentiel ? C'est Muse qui me l'a dit.. Tu es, incroyable, unique..
Néron
:Je l'ignorais Noctis.
Noctis
: Rejoins Muse, retrouve là.. Elle t'attend déjà, depuis si longtemps.
Néron
: Vraiment ? Je vais la retrouver, tu m'accompagnes ?
Noctis
: Très vite Néron..Dépêche toi, elle attend son Néron. File.. file.
La silhouette de Néron s'éloigne dans la matrice publique, s'effaçant dans le capharnaüm de données, et il s'y perdra sans aucun doute, ni Noctis, ni personne ne saurait dire, où se trouve aujourd'hui, le Néron, l'enfant virtuel des Nupseï. C'est à genoux que tombe Noctis, s'il savait exprimer la tristesse, il dégagerait une aura si sombre qu'il attirerait les regards des curieux du coin. Le tribu est lourd, si lourd, de voir ainsi disparaître Le Seul être complexe et artificiel, en dehors de Norah, à avoir su attiser et lier une certaine attache au vautour, ex-suppôt de l'Ordre Noir. Il ne laissera personne, ni rien derrière lui.
Noctis
:Infiniment..
Le vieil avatar suit avec application la série de noeud qu'il s'est efforcé de lier l'un après l'autre, grâce aux nébuleuses et sinueuses plongées effectuées en presque dix années de vie, sans Muse. Ses pas, son allure, sa vigilance, se meuvent avec toute l'assurance qu'un plongeur peut avoir sans sonde. Sa quête : retrouver sa Muse, disparaissant dans l'immensité de la matrice, ses ultimes pensées vers l'image de Norah Nupseï, Calyx et enfin Muse. Disparaissant le 2/301.1 aeternam.

Informations sur l'article

Nupseï
27 Juin 2019
1662√  40 11

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◊ Commentaires

  • Norah~50792 (375☆) Le 27 Juin 2019
    Tu m'avais promis une vengeance, tu l'as eu.. Battue à plate couture et à chaudes larmes.
    Merci pour ce jeu incroyable et infini que tu m'as offert, et qu'on a partagé. Je vais pas m'étendre plus, j'ai les yeux trop troubles, TMTC.
    Du lov' et des paillettes, bb. ♥
  • NeufCentÖnze (1838☆) Le 27 Juin 2019
    J'ai ressenti ton émotion en lisant ton texte et en le couplant avec ta musique. On a fait un sacré bout de chemin tous ensembles... ce fut un plaisir de rp avec vous tous. Merci.
    Bises mon Gamma. Prend soin de toi.
  • Hela~69548 (163☆) Le 27 Juin 2019
    Tout ce que j'ai à dire c'est :

    https://www.youtube.com/watch?v=iLWMQbE5Ong
  • Zartam (680☆) Le 28 Juin 2019
    nom d'une pipe
  • Pixelle~42034 (204☆) Le 28 Juin 2019
    A toi, ô toi et tes autres toi. Aux muses et à tous ces mots qui ne disparaissent pas.
  • Kesh~42886 (167☆) Le 28 Juin 2019
    Malin de sortir ce texte par cette chaleur, j'ai les yeux qui transpirent maintenant... ❤️ sur vous et sur Néron !
  • Ellea~64942 (126☆) Le 29 Juin 2019
    Triste de voir ces deux persos disparaitre à leur tour. Je vous souhaite une bonne continuation.
  • Fudar (80☆) Le 03 Juillet 2019
    Magnifique. J'admire la façon d'écrire. Et plus encore les deux personnages. ❤️
  • Jay (555☆) Le 03 Juillet 2019
    @Norah ♥
    @911 Oui, c'était vraiment difficile à écrire et c'est pas uniquement ma fin mais celle de Norah. Il me fallait du temps et du recul.. Gamma a enfin trouvé la lumière smiley Merci poto pour tout.
    @Pixelle Merci pour ton commentaire ♥ ; ces mots et tous ses maux ont trouvé repos dans la matrice même.
    @Ekinn ♥ Dis toi que j'ai souffert à écrire ça !!
    @Ellea On est pas disparu, on est dans la matrice smiley
    @MorneCoeur Merci ♥ Et merci @_@
  • Akasha (0☆) Le 07 Juillet 2019
    Magnifique ... ( ˘ ³˘)❤