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Le Silence du Secret.


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Une gouache s'effondrait sur la Cité et notamment sur le district Orion. Les pigments d'eau morphés en flèches traversaient le smog pour s'abattre partout, les rues inondées, les toitures chantantes, et le pauvre peuple de la nuit vagabonde entre les flaques aux taux d'acide plus élevés qu'un curry d'Agramf. Si chacun menait sa vie tranquillement, esquivant les assassins traqueurs de primes, et ceux qui invisibles traquent les conversations tout en infiltrant une main malsaine sous leur textile pour se rappeler qu'ils sont infiniment seuls. Mais au travers de cette jungle où la dépravation rime et s'assemble avec déprédation, des silhouettes emmitouflées esquivent les bougons, patibulaires ou les kobolds aux langues bien pendues ou aussi étranges que écureuils bicolores.
Une porte métallique rongée par trois siècles de pluie quotidienne, de radiation ou d'autres contaminations, effritée, grince difficilement, un supplice qui se perd pourtant sous la percution ardante de ces lames aqueuses. Cette porte est pourtant bien connue, elle mène au sein du rez-de-chaussée du Centre de Clonage, et en son sein, un juron est perceptible, et résonne dans les couloirs circulaires.
Weltschmerz !
Quoi ?
Le Réceptionniste repose brutalement son X'mag contre la surface rêche, dont le dernier vernis est devenu comme une sorte se seconde écorce, noircie par la suie, la graisse ou du pétrole sans plomb. La main tremble légèrement et se porte sur ses indétrônables lunettes et papillonne des orbes comme s'il assistait à quelque chose qui surpasse son quotidien morne et esseulé.
Attend. T'es sérieux en plus ? Tu me racontes tes conneries et en plus t'es sérieux, et encore en plus t'ramènes pas de gonz ? C'est holo-gag ou quoi ?
Je connais mes parents, pourquoi ne pas les mettre en ascendants.
Déjà tes parents ils ne sont pas premiers nés d'accord ? Ensuite moi le premier, je m'en carre de ta vie. Fiche le camp et ramène moi une gueuse plutôt que de me fatiguer l'esprit.
J'ignore quand mes parents sont nés. Tes paroles font de toi une mauvaise personne, je te souhaite de trouver que de la souffrance dans tes prochaines heures.
Oui mes couilles.
Le gnoll s'évade du Centre de Clonage, entouré par deux ombres occultes des mythes kabbalistes, les pas lourds mais silencieux, marqués par des étranges rhizomes sanglants, armes et outils rituels tintinnabulent étrangement. Une patte se pose sur l'épaule du jeune Hatton et masque éthéré vaticine étrangement en manipulant une parole sacrée.
J'aimerais être comme toi.
Tu as du chemin à parcourir jeune guerrier.
L'autre silhouette habile, au yatagan malléable s'anime et se tord étrangement dans le smog, immarcescible, le masque rouge s'efface en même temps que la silhouette sans que quiconque n'ai pu lire ne serait-ce que la profondeur des orbes oculaires. Hatton n'a le temps de faire déférence, mais ne manque pas de remercier la Matriarche en des paroles plus expressives. Avant d'être esseulé dans cette ruelle devenue peu fréquentée passé trois heures du matin. Il était temps pour le jeune Gnoll d'arpenter les rues, et de retrouver un semblant de paix et d'inspiration pour la vie à découvrir en Orion.


O̧ͦ̌̿R͈̩̻̟͌̍̎̄I̠͉̣̱͈ͩ̍͋ͯ̚O҉N - Palace de Sharschan
Un long mantel fait d'une fourrure bien plus hermétique et rassurante que celle d'un Gnoll. Ce poil recouvrait l'intérieur de ce manteau que d'aucuns en Orion appelait avec affection "Anapurgnoll d'écureuil" avec une pointe de moquerie manifeste. Hatton s'enfermait à coeur joie, un treillis pour couvrir ses échasses arquées et des santiags usées pour éviter de se saigner les pattes en trébuchant sur ses morceaux de métaux ou sur une mine laissée là, après les combats de rue, de guérilla, ces mêmes combats contre des impériaux soucieux qu'Orion dépasse sa condition de "Secteur Orion". Il ne faudrait pas qu'ils évoluent trop. Hatton arpente un long couloir incandescent, au bout, il entraperçoit une silhouette drapée elle même dans un mantel noir, pourtant il y découvre un regard gorgé d'innuendo et cette épaule si érogène dont il se plaît à manipuler et menacer de ses quenottes rasoir sinon de griffes aussi saillantes qu'une lame énergétique.
Volubilité parole qui s'échappe de ses lèvres charnues maquillées d'un carmin puissant et qui étreint le cœur du Gnoll d'une étreinte mirifique et si terrifiante, glaçante mais ardente. Haven torsade la silhouette mâle avec une avidité habile, silencieuse, ses pas ne résonne que dans l'esprit. Elle frôle, en envoûte aussi bien qu'une effluve d'un Old Skiwi Tobinski de l'an 45 Imperium Standard. Elle effleure l'éphèbe et se glisse dans son sillage, ses doigts caressent et provoquent ces mille picotements étranges qui parsèment la peau et figent Hatton sur le sol carrelé. La voix est doucereuse, exaltante, elle comprime, griffe et taillade certaines parties, sous la couverture duveteuse nocturne du mâle exogène.
Mon Maximus, chante contre moi. J'ouvrirai ton monde et détruirai l'ancien. Et, sur les ruines de Jadis, nous danserons l'un dans l'autre. Dans un monde sans moi, tu te mettras à genoux et tu supplieras tes Dieux Anciens, Malins ou Originels de me créer.
Un monde cacochyme c'est certain. Mais pour toi je ferai une églogue de mon sang, pour que ta lueur soit. Ce monde a besoin de toi et te le rendra. Haven. Pour l'heure, tu as un monolithe à sacrer et aimer.
Et c'est un sourire carnassier bien que malsain dans le fond qui s'incurve presque à portée de ses oreilles droites comme celles d'Anubis, les invisibles marqueurs Duchenne en fond un véritable rictus, authentique, mais surtout par l'airin qui habite son regard, aussi vif qu'un astre de l'aube, que nul ne pourrait comparer un jour. Ou peut-être que si.

Informations sur l'article

[RP] - Chroniques de Hatton
04 Septembre 2023
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