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EDC de Ethayel~30165

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Toutes ces questions qui se posent et s'imposent. Et nos interprétations désabusées. Tenter en vain une réponse. Oubliant qu'il faudrait savoir se taire.
Loin des écorchures, des aveux larmoyants, d'amours déchues. Je me mime la vie. Sur la pointe des pieds je m'en vais. Tire la porte du fond de l'esprit, me raisonne, m'oublie, dans quelques coins poussiéreux de ma tête. A l'attendre, Elle.

Perdu dans une fuite de soi on se fait des croches pieds. Pour mieux se retrouver étalé sur le bitume. Le regard fou. La pluie salée dégoulinant jusqu'entre les seins. Et la rage sourde. Brûlante. De se mentir encore et toujours. Pour mieux partir dans le froid d'une douce nuit de regrets. Et une dernière fois y déglutir l'amour: le jamais atteint, le fuyard, qui fait pleurer les laissés-pour-compte.
Vomir. Anorexie des sentiments. Celle pour qui l'amour n'est qu'un mouvement répété que l'on peut faire de haut en bas, à deux. Rien que pour y croire. Rien qu'y croire un tout petit peu. Haletante dans l'espoir d'un paradis fugace, utopique, qui ne viendra jamais. Les chairs se frôlent mais jamais ne se touchent.
Mais tout s'enlise. On creuse nos propres tombeaux aux échappatoires fortuites. On se tue à s'inventer l’amour, celui que nous pensons unique, qui nous caractérise.

Que la nuit s'éveille, paradis d'amers délices, de voluptés désirées. Et les cauchemars dansent... Et les rêves brûlent sur les bûchers de nos désillusions. L'amour court et il ne m'atte(i)ndra pas.
Se reflètent dans leurs gouttes d'amertume un peu de silence et de bruit... Les vagues se balancent négligemment, telles un léger déhanchement. Les pieds foulent le sol. Chaque pas de danse esquissé m'éloigne de toi. Je m'en vais ailleurs, lentement, à ton insu. Vois, ma route est encore éclairée, quelques lampadaires veillent mon chemin, veillent sur moi...
Je vagabonde au milieu de pensées couleur de bitume. Flotte l'odeur de l'inaccessible, celle de la rage d'un désir charnel inassouvi. La pluie s'abat sur mes chansons de miel. Saigne mon cœur et les mots me brûlent. Fleurs empoisonnées qui ravissent mon œil clos et opprimé de ton absence.
Au loin, proche d'un autre horizon restent les autres. Enlisés dans une ressemblance atroce. Mais je suis là. Torturée par l’idéal et par un rêve mort né.
Des heures d'ennuis, aux corps abandonnés, à demi-nus, seulement. On a même oublié de se promettre jusqu'à demain.
Mes nuits d'angoisses, à l'insomnie suintante d'idées floues, quand je voudrais la pluie jusque dans mon lit. Ce lit qui devient toujours un peu plus froid chaque soir, que ta fantomatique présence a bien trop de mal à réchauffer.

Je déambule dans l'absence, l'indécence. Toutes ces visions fugaces qui se mêlent, me glissent sous les yeux, en quête d'insaisissable. Mais ne cherches pas. Ne cherchons plus. Tout est oublié jusqu'à un nouveau "plus tard", quand sonnera l'heure du doute et de la valse des feuilles rougies par le temps.
Mais on se poursuit, on ne se trouve jamais vraiment.
Toujours, n'ai-je jamais été que cela? Ce vide que l'on voudrait amour, qui n'est que désamour?


Alors je pousse ma porte de verre, je m'enfuis, mais ce n'est pas le dehors, simplement un bar. Trois amies sont accoudées au comptoir: la mélancolie, la solitude et la peur. Noyées dans les effluves de l'alcool, elles rient de nous.
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Spoiler (Afficher)
[Inutilisable IG, sauf si vous lisez un jour le carnet manuscrit ect.
Un lien est fait avec le prochain article, écrit en même temps, mais posté plus tard, afin de ne pas monopoliser les EDC.
Merci de votre lecture, comme toujours.]

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