Recherche

EDC de Elea~1433

Bienvenue sur les EDCs de Dreadcast
Vous trouverez ici tous les articles rédigés par Elea~1433

Cacher

L'Horreur est Humaine

L'Horreur est humaine
Il fut un temps, je n'aurais rien dit.
Et pourtant, je dois agir aujourd'hui.
« Je suis à la fois la pire ennemie et la protectrice du secteur rebelle. »
Les jours se suivaient et se ressemblaient, dans une monotonie fatigante. Les mêmes messages, les mêmes requêtes, les mêmes demandes, sans qu'une lumière ne puisse éblouir ses journées devenues répétition de l'orchestre du pouvoir. Une fonction devenue presque aliénante par moment, tant les facettes pourtant secondaires s'impliquaient davantage dans sa vie.
Tantôt banquière, tantôt nourrisse, elle contemplait ce qu'elle considérait comme le bas monde peuplé de charognards prêts à tout pour grappiller quelques parts du gâteau, et dont les querelles divertissaient les corps et l'esprit. Elle avait pour habitude de dire que ces gens étaient comme une bouteille, rien n'y entrait, mais surtout, rien n'en sortait.
Elle avait conscience du privilège de pouvoir dire ce qu'elle pensait, haut et fort. Car si le bas peuple pense qu'il possède le monopole de la critique et de la satyre, il se trompe. Les gens d'en haut sont sans doute mille fois plus exigeant envers les autres, mais aussi et surtout envers eux même. Alors, telle une équilibriste, elle devait jongler entre ses désirs et ceux des autres, trouver des compromis, faire évoluer.
Mais les aléas de la politique ne pouvaient prédire ce qu'il se passerait cette nuit là.

« ..Parmi les victimes, de simples résidents qui ne se sont jamais montrés hostiles à l' Empire.. »
L'ouvrant, c'était un message d'un rebelle.
Rageant, cela devint une affaire personnelle.
Hurlant sa folie, elle tapait sur les murs à s'en faire saigner la main. Elle fulminait, fustigeait contre ceux qu'elle considérait désormais comme de la vermine. Et si elle tolérait qu'on puisse douter de sa politique, elle ne pouvait que condamner ceux qui s’évertuaient à la briser.
Quatre années de politique et de propagande possiblement brisées en 2 heures par des écureuils de nuit qui avaient perdu tout sens commun.
« Votre politique vous mèn'ra qu'à la perte de trois défenseurs impériaux et au final, il restera qui ? »
Aux grands maux, les grands remèdes.
Il fallait agir, faire mentir ceux qui useraient de cet acte pour railler l'Imperium. Punir ceux qui se croyaient encore qu'on peut tout justifier par ce que l'on a fait pour l'Imperium, punir ceux qui avaient oublié ce qu'était être impérialiste. Il fallait corriger les déviants, à la hauteur de tout ceux qui ont fauté comme eux.
Il fallait condamner ceux que personne n'a jamais osé condamner.
Je n'accorde aucune valeur à la parole d'un rebelle.
Mais une preuve est universelle.
Elle les condamna, à la hauteur de ceux qui avaient commis le même impair. Ils contestèrent, malgré les preuves sous les yeux, mais la Dame de fer transpirait l'intransigeance. Elle savait au fond d'elle même qu'elle risquait de perdre d'autres barricades en cas d'invasion, mais qu'importe, la justice prévalait sur tout.
Les rebelles se jouaient, se réjouissaient.
« Maintenant, j'ai aussi ici la liberté d'appliquer ma propre justice, qui rassurez vous garde encore une certaine noblesse. »
« J'applique des concepts d'honneur sur la base d'une politique défensive, en intervenant en SR uniquement dans le cas où l'un de vos ressortissants franchit le SaS et tue l'un de nos compatriotes.
Les electrons libres n'ont pas leur place dans la société, ils doivent se fier à la politique gouvernementale, et non en briser les effets en allant faire du massacre en SR.
»
Elle prévint les rebelles qu'attaquer pendant leurs incarcérations serait donner raison à leur massacre.
Mais le mal était fait, les rebelles se préparait à contre attaquer.
« Les rebelles vont profiter qu'il existe une justice en l'Imperium. Attaquez nous autant que vous le pouvez, car si vous vous ratez, je vous promets l'enfer sur Terre. »
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.

◊ Commentaires