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EDC de Dayrone~70862

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L'enfant Sage

L'eau froide coulait le long de mon corps en formation. Le liquide glaciale entrait dans mes cheveux puis suivait la courbe de mon dos, les yeux fermés, je profitais d'un moment de calme pour reposer mon corps et mon esprit. Le froid brûlait mes blessures et pourtant, ça ne me gênait pas plus que ça. Mes blessures étaient bien superficielles vis-à-vis de celle que j'avais au fond de moi... J'avais l'impression d'être vide... Comme si plus rien n'avait grande importance...
L'eau froide coulait le long de mes doigts blessés, cela me faisait atrocement mal, mais au moins, je savais que j'étais encore en vie... C'était la seule chose qui me le prouvait... Mon corps entier me brûlait, comme si quelque chose grandissait au fond de moi et il y avait en effet quelque chose... La colère, la Haine grandissait au fond de mon âme...
Sans grande envie, je traînais des pieds, me laissant tomber sur le canapé, le visage plongé dans l'oreiller, j'hurlais, mon cri étouffé par ce dernier, je criais car j'avais mal partout, je criais car j'en avais marre, je criais car j'étais fatigué, je criais... Parce que j'en avais envie, au fond de moi, j'avais juste en envie de hurler.
Mon corps froid n'arrivaient même pas à se réchauffer, l'eau froide de mes cheveux gorgés s'écoulait le long de mon dos, des frissons emplissaient mon corps, mes mais tremblaient toujours, ces dernières me brûlaient malgré l'eau froide qui les recouvrait, je ne comprenais pas pourquoi elles tremblaient... Elles s'étaient arrêtées, quand j'avais touché sa main, je ne comprenais pas ce qu'elle me faisait... Mais je changeais, contre mon gré... Elle avait le contrôle sur moi...
Je continuais de crier de colère dans mon coussin, j'étais prêt à m'arracher ces maudits points de sutures qui retenaient mon sang bouillants à l'intérieur de mes doigts, mais ça là que je l'ai vu... Cette plume attachée à mon poignet, je ne la quittais jamais, sous aucun prétexte...
"Comme ça je serais toujours avec toi"
Aux premières pensées, ma tête commença à me faire horriblement mal, comme si on me frappait avec un marteau, serrant mes doigts sur mon crâne, comme pour contenir quelque chose qui était prête à me faire exploser le crâne pour être libre, ce n'était plus mes mains qui tremblaient, c'était mon corps entier, plié en deux sous la douleur, gémissant sous mille martyrs.
Quand je rouvrais les yeux, je me retrouvais plongé dans le noir, j'avais l'impression de tomber dans le vide, lentement, j'entendais une voix au loin, c'est comme si je la connaissais... J'avais les yeux ouverts et pourtant je n'arrivais pas à voir, mes mains ne tremblaient plus, ma tête ne me faisait plus souffrir, je n'avais plus froid j'étais... En paix ?
La voix devenait de plus en plus claire au fur et à mesure que ma chute continuait, cette voix... J'aurais pus la reconnaitre entre toutes... Douce, féminine, un peu inquiète, mais toujours aimante, c'était la sienne...
"J'ai juste peur qu'en continuant comme ça, tu te brises en petits morceaux..."
Me briser en milles morceaux... Une nouvelle voix vint prendre le dessus, cette fois si... C'était la mienne et pourtant, je ne parlais pas... Je ne pouvais même pas parler...
"Un grand homme, ou... Une femme que sais-je a dit "Qui s'absente trop, finit par ne plus manquer" le jour où tu l'as rencontré, cette phrase est venue dans mon esprit... Tu dois te demander qui je suis, tu dois te dire... "Oh non... Pas un de plus". Désolé, mais si, un de plus, mais le dernier, je te le promets. Cette femme, cette Elfe... Elle a un don ! C'est un fait, Nous devions resté enfouis au plus profond de ton esprit pendant encore bien des années mais là... Réveillé l'Amour et le laisser fané assez vite pour créer la Haine en moins d'un an... Je lui tirerai mon chapeau, sois en sûr !"
Je regardais tout autour de moi, je sentais que cette voix... Était tout, sauf bienveillante, elle avait le ton d'Exitium mais... Il était bien plus mauvais. Je touchais enfin ce qui semblait être le sol, mon corps était lourd, j'arrivais à peine à me lever, mais j'y arrivais. J'avançais dans le noir, comme si j'étais aveugle, à l'horizon, je pouvais voir une sorte de lumière...
Plus j'avançais, plus je distinguais une ombre, grande, svelte, assise en tailleur, il regardait la ville, brûlée, il n'y avait pas de Smog, on y voyait claire, si claire que la lumière me faisait mal aux yeux.
"C'est un homme qui a dit ça, j'en suis sûr, certain même ! "Ce sont les enfants sages, Madame, qui font les révolutionnaires les plus terribles. Ils ne disent rien, ils ne se cachent pas sous la table, ils ne mangent qu'un bonbon à la fois, mais plus tard ils le font payer cher à la société. Méfiez-vous des enfants sages." Tu le remarqueras, j'ai lu les mêmes livres que toi, j'aime beaucoup les citations... Cela prouve que... Ce sont les autres qui m'ont créé. Nos amis là haut eux, pensent qu'ils sont libres de leurs choix. Moi, je sais et j'accepte d'avoir été créé par les autres, par les erreurs d'autrui."
Je ne pouvais m'empêcher de fixer la ville écarlate, subjugué par le spectacle morbide qui s'offrait à moi, j'étais partagé entre émerveillement, peur, colère et joie. Je cachais mes yeux avec mon bras, la lumière brûlait mes yeux, mais je ne pouvais m'arrêter, je voulais voir cette vision horriblement belle.
"Tu dois te demander pourquoi j'ai fait ça ? Parce que j'en avais envie, tout simplement. Nous sommes libre de faire ce que nous voulons, je suis libre de faire ce que je veux, simplement. Je prends ce qu'on me donne, je prends ce qui est à ma porter, je prends ce qui me fait de l’œil."
Je sentais la peau de mon visage commencé à s'arracher, comme si elle se transformait, je tombais à genou sous la douleur, j'avais l'impression que mes cheveux s'arrachaient un a un. J'hurlais à cause de la souffrance, j'entendais ma voix en double, comme si... Un autre moi criait en même temps. Je voyais ma peau blêmir, mon corps tout entier tremblait sous la douleur, mes cheveux eux aussi, devenaient blancs. J'avais l'impression d'être récréé alors que j'étais encore vivant. Ma voix brisait le silence de l'endroit, la douleur était... Insoutenable, tranchante, comme si ma peau se faisait arracher.
"C'est douloureux, je sais... Te briser en petits morceaux... Tu le fais déjà, chaque jour, tu endures, comme elle te le demande, chaque jour, tu es prêt à te mettre entre elle est la mort véritable, chaque jour, si tu le pouvais, tu endurerais cette douleur. Tous les jours, c'est comme si, tu t'enlevais un petit bout de peau et ça me rend triste de te voir comme ça... Crois moi, j'en suis triste, mais tu penses que ça vaut le coup, de te mutiler, de te détruire pour quelqu'un d'autre alors... Qu'est-ce que j'y peux ?"
J'étais à quatre pattes, mon corps ne pouvait pas endurer la douleur, je subissais encore ce supplice, j'avais l'impression que mon visage était en train de se faire arracher, j'arrivais à peine à respirer. C'était comme si cela faisait une éternité que j'endurais cette affliction. J'étais couché sur le sol, plier en deux, je n'arrivais même plus à crier, ma gorge n'arrivait plus à émettre de son tant ma douleur était insupportable.
"Je suis désolé de te faire souffrir ça mais... Tu m'y forces, c'est toi, et toi seul qui t'inflige ça... Tu te dis que... En t'effaçant, tu penses être vu, tu penses que ton tour viendra mais... Il arrivera un moment où tu n'existeras même plus, un jour, elle te dira "Désolé, je t'avais oublié", puis... Elle oubliera une fois de plus, puis une deuxième, pour enfin... Ne plus jamais pensé à toi."
La douleur c'était arrêté, je me relevais difficilement, mon corps tremblait de toutes parts, je me remettais sur mes jambes, prenant une grande inspiration, la voix tremblante. Je regardais celui qui était dos à moi se lever aussi, il contemplait la ville un dernier instant, avant de se tourner dans ma direction, le bras tendu vers le spectacle ardent en face de nous.
Il avait mon visage... C'était moi mais... Il avait des marques sur le visage. Il souriait doucement, me toisant, il vint me prendre par l'épaule pour me rapprocher de la vision d'horreur.
"Pourquoi j'ai fait ça ? Oh mais je n'ai rien fait... C'est toi, qui a fait ça. "Il n'y a rien de plus beau qu'une personne ayant eu le cœur brisé, mais croyant toujours en la beauté de l'amour." Tu as décidé de faire ce que tu avais envie de faire, tu as décidé d'ouvrir ton cœur et... Sans le vouloir, on t'a blessé. Sans le vouloir oui, mais le mal a été fait... Sache, que quand tu n'auras plus rien, je serais là, j'attendrais dans l'ombre, jusqu’à ce que tu ai besoin de moi. Si tu veux savoir mon nom... Daemonium, qui educerent Chao et Belli."
Dans un sursaut je me réveillais, en sueur, respirant fortement, comme si je venais de me noyer, tout mon corps tremblait, je regardais mes mains avant de me laisser tomber sur le canapé. Mon corps et mon esprit n'en pouvaient plus... Je devenais fou... Mon corps entier me faisait mal, comme si ce rêve avait été réel, je me recroquevillais sous la douleur. J'en avais assez d'endurer, je n'en pouvais plus de cette douleur constante, j'en avais marre de ne plus pouvoir dormir en paix...
Et pourtant, je devais rester fort... Pour Elle je devais continuer à souffrir... Autant de temps qu'il le fallait, je devais continuer à endurer ce Martyr... Je le devais... Je le devais...

Informations sur l'article

Daemonium
30 Juillet 2019
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