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EDC de Stoyan~45587

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HRP: Non connus de vos pions, bla bla bla...
Petit texte " 1er jet", avec une relecture sommaire je l'avoue, désolée par avance. Bonne lecture !
Un soir pas comme les autres,...
Dans un lieu pas comme les autres...



La pièce, baignée par la douce et chaleureuse lumière de l'âtre ne suffit pas à chasser la nostalgie de l'homme. Assis dans un large fauteuil de cuir noir, une bouteille de skiwi aux couleur de l'Impasse à la main, il contemple les lieux sans plus vraiment les voir.
Les murs couverts d'une imitation marbre de haute qualité reflètent la lueur dansante des flammes, alors que le sol recouvert de tapis épais absorbent chaque pas, chaque bruit dans leur douce fourrure.
De larges fenêtres offrent une vue imprenable sur le paysage alentour d'Est en Ouest, et un large balcon domine le flanc Nord permettant d'anticiper toute arrivée dans la propriété.



Ça va faire 30 piges qu'on est parties..
Il est temps de faire un peu le point, il me semble.

Fait ce que tu veux, ça ne changera pas de d'habitude,
De toute manière tu...


On frappe à la porte
Mon Général ?

L'ex Elfe soupire. Pinçant son arrête nasale, il finit par répondre après quelques instants.
Entrez.


La porte s'ouvre, et une silhouette massive d'au moins 2 mètres apparaît sur le seuil. Après s'être incliné avec politesse, il s'approche de Stoyan, avant de prendre la parole.

Sous-Officier Think, au rapport.
Toutes les unités sont en place. Les premiers paquets sont en route.
Nous devrions avoir des nouvelles demain matin au plus tard.


Et dans le cas contraire ?
Nous ne permettrons pas une seconde défaite.
Pas cette fois.



La main de l'homme se crispa sur la bouteille, jusqu'à ce que ses jointures blanchissent. Un vieux tic nerveux lui revient au coin des lèvres, ce vieux geste machinal trahissant sa nervosité.
Cela fait bien longtemps qu'il n'a plus ressenti cette coulée de sueur froide entre ses omoplates.
Il a risqué gros, il le sait.
Il n'y aura pas de cas contraire, mon Général.
Je vous en fait la promesse.


Aux mots de l'homme, le regard gris perçant du brun prit enfin la peine de s'élever pour l'observer. Froidement. Sa colère explosa, poussée par la lassitude, et le mépris.

Crois-tu qu'on en a quelque chose à foutre, de tes promesses?!
Les mots ne sont que du vent, seuls les résultats comptent.
Si demain au levé du jour, je n'ai pas de nouvelle..
C'est toi, qui partira a leurs recherches.



Pourtant massif, l'officier se fait tout petit, face à la tempête qu'il lui arrive de plein fouet. Les noisettes oculaires rivées au sol, il balbutie avec un certain malaise, sachant pertinemment que le simple fait qu'il ouvre la bouche va aggraver son cas.
M...Moi..? Mais.. Mais M..Mon Général J-Je...

ASSEZ ! Je n'ai pas de temps à perdre avec tes pleurnicheries.
Ce que j'ai dis est dit. Va t'en à présent, et en vitesse avant que je ne change d'avis.


L'homme ne demanda pas son reste et parti avec une certaine précipitation, après avoir salué comme il se doit son interlocuteur.


Que disions-nous déjà.... Ah, oui. Faire un bilan.
En trente longues années... Nous avons monter un large réseau d'informateurs,
Nous avons pu récupérer 2 des 4 puces que nous avions pour objectif,
Nous sommes à présent à la tête d'une armée de tueurs
assez idiots pour être docile à souhait...


Je me demande ce qu'on pu devenir nos proches.
Nos enfants, nos familles, nos frères d'armes.
Penses-tu que le Gardien soi encore en Vie ? Crois-tu...
Qu'il tient son statut comme il se doit ?


Je ne doute pas du Gardien.
Je ne nomme jamais une personne au hasard, tu devrais pourtant le savoir.
Quant aux autres.... Difficile à dire, cela fait si longtemps.
Peut-être certains sont-ils morts, ou en cryo.
Ptetre d'autres sont devenus nobles, ou legatus, va savoir.



La colère laisse peu à peu place à la nostalgie et la tristesse. Dans un long soupir, le brun ramène la bouteille d'ambré à ses lippes pour en avaler plusieurs longues lampées.
C'est vrai, ils doivent tous avoir tant changés....
Il me manque, terriblement.
Rentrons... Nous avons déjà fait et vécu plus que tout le secteur impérial réuni.
Pour Eux, pour nous, pour Lui. Ne crois-tu pas qu'il est enfin temps...
Puisque la mort ne veux pas de nous ?


C'est là où tu te trompes...
Il m'a fallu bien des années pour le comprendre.
La mort fait partie de nous. Elle vie en nous, car nous la donnons aux êtres alentours.
Nous représentons la Mort, ici.
Si nous rentrions... Nous représenterions le Miracle de la survie.
C'est vrai que l'image est tentante. Mais je m'y refuse.


Pourquoi ? Toi qui aime tant être sur le devant de la scène... Là tu serai servie.

M'rr... Regarde-nous donc.
Nous ne sommes plus que l'ombre de ce que nous avons pu être.
Bien sûr, nous sommes plus fort qu'avant, mais la force ne fait pas tout.
La moitié de notre être est cybernétique à présent, crois-tu qu'ils nous reconnaîtrai ?
Crois-tu qu'ils nous accueillerai à bras ouverts,
comme si nous revenions d'une simple mission ?
Nous serions probablement écrouées, interrogées, torturée et jeter en prison.
Dans le meilleur des cas.

Je me demande même si le CdC accepterai de renouveler nos assurances, vu le pied de nez qu'on leur aura fait.


Le monologue intérieur durant des heures, avant d'être à nouveau coupé par des frappements à la porte. Plus sec, ils feront redresser immédiatement le Général, qui prendra le temps de poser la bouteille d'ambré dans un coin discret avant d'aller ouvrir en personne.

Général Darcombe. Le Chef vous convoque expressément dans son bureau.

Ave, Lord. Très bien, je vous suis.


Le duo se met directement en route longeant le corridor pour gagner une pièce plus au nord. Le bâtiment est militaire, mais reste propre et décoré de manière à s'y sentir chez soi ou presque. Le ménage est fait, tout est carré, lumineux, agréable... Et pourtant, c'est de la sueur froide qui s'écoule le long du dos de l'homme à mesure qu'il suit le gringalet venu le chercher.

Je dois vous laisser ici, le Chef viendra vous chercher dans une minute.
Très bien.


Quelque minutes plus tard, une ombre féminine fait son apparition. Drapée d'une robe cintrée sur mesure mettant en valeur ses formes généreuses, le regard sans pitié qui la rehausse vous fait vite comprendre qu'il ne vaut mieux pas s'attarder aux détails.
Ses talons aiguilles claquent d'un rythme régulier sur le parquet verni, venant s'immobiliser face à Stoyan.
Une main se lève. Il pourrait l'éviter 100 fois, mais il n'en fait rien, la laissant s'abattre avec violence sur sa joue gauche. Les yeux se baissent, les joues se font mordre...L'homme hésite entre laisser éclater le fou-rire qui lui tord la gorge, ou la haine qui lui romps les tripes.
Il était temps... Il était LE temps... Le temps d'agir, vite, maintenant.


Toutes mes plus sincères excuses, votre Altesse.
J'ai sous-estim...


Tait-toi donc.

Il n'a pas le temps de finir sa phrase, que le revers féminin s'abat sur la joue droite. Encaissant sans broncher, encore, il continu, imperturbable

J'ai sous-estimé les capacités de leur groupe. Je mérite votre colère. Cependant...


SILENCE ! Je vous promet qu'un seul mot de plus et vous signez votre arrêt de mort.

Erreur fatale. Le Phénix n'était pas du genre à avoir l'habitude qu'on lui tienne tête. S'embrasant en l'espace d'un instant, toute la haine, la colère, les frustrations accumulées sortirent dans une hargne incommensurable.

Fermez-là donc une putain de minute !
Vous me fatiguez avec vos " allez faire ci, allez faire ça",
Altesse de mon cul !
C'est nous qui dirigeons ici, nous qui risquons notre vie
et celles de nos hommes dans le faux espoir de vous contenter depuis des années.
Tout ça pour quoi, hein ? HEIN ? Je vais vous dire moi.
POUR RIEN.
Vous ne valez pas mieux que les dirigeant du secteur Marran,
vous ne valez pas mieux non plus que les rebelles qu'ils combattent.
Vous ne valez rien.
Si l'envie m'en prenez vous mourriez sur le champ avant même d'avoir pu appeler vos gardes.

Si je ne vous ai pas encore violée, tuée, torturée ou donnée en pâture aux exogènes
c'est uniquement parce que vous payez grassement mes services.
Il se peut que je trouve facilement un porte-monnaie plus avantageux, méfiez-vous.


Choquée par tant d'irrespect et d'insolence, le ''Chef'' devient livide. Elle attrape son moyen de communication à la ceinture d'un geste très lent, tel quelqu'un qui viendrai rendre les armes, sous le nez de Stoyan.
Il n'en faudra pas plus au brun pour se méfier et réagir. En un éclair, il fond sur la demoiselle sans aucune forme d'hésitation, venant happer ses lèvres d'un baiser, alors que d'un même temps, un poignard vient se loger entre les côtes féminines.
Les mirettes sans pitié s'ouvrent bien grandes alors qu'elle découvre la sensation froide qu'est la venue de la mort. L'homme la gardera contre lui, jusqu'à son dernier souffle. Fleur bleue ? Non, juste prévoyant, une femme à la bouche occupée est une femme qui n'peux pas crier, comme on dit.
Il délaissa ensuite le cadavre par terre, allant d'une démarche presque machinalement furtive, récupérer toutes ses affaires les plus importantes.


Tu as finalement raison, Yena. Il est peut-être temps.
Mais, je me refuse à rentrer sans les puces manquantes. Il nous en reste 2
dont une dans le Grand Extérieur.
Rendons-nous là-bas, un dernier voyage, une dernière escale...
Si nous survivons, nous rentrerons.

Très bien...... très bien.


Le temps de rassembler ses maigres affaires, et l'homme rejoint le Smog, s'en entourant pour repartir, non sans un dernier regard en arrière, pensif.

C'est dommage. Nous avions presque tout reconstruit.
Encore une fois nous devrons recommencer.

C'est vrai.. Mais c'est là le but du jeu, non.. ?
Se poser, apprendre, disparaître... puis réapparaître plus loin
et recommencer le manège..

C'est vrai. Mais je l'aimais bien, moi, cette baraque en bord d'secteur.
Vrai qu'elle était sympa. Mais on retrouvera mieux, bientôt...