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EDC de Siouka~35641

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Des stocks de steaks (Part. 1)

L’grande cuisine d’la tite gob

Chapitre 1 : Des stocks de steaks (première partie)
Vous ouvrez le premier chapitre du vidéo-livre de la Grande cuisine de la petite gob. Un hologramme noir emplit aussitôt la pièce comme une méta-toile de Soulages, puis peu à peu se dessine dans l’espace les contours de la cuisine de l’Île de la Moule sur une musique très gobelinesque :
Montant sur sa caisse de goblikoz, Siouka apparaît enfin à l’image avec un grand sourire naïf.
- Bjouuuur ! Et benv’nue à l’Île d’la Moule !
Ajourd’hui, bande d’veinards, j’va vous préparer deux r’cettes qu’accommodent très ben l’steak d’écureuil : Hémofondue et Steak d’écUra
La caméra file zoomer sur un plat où reposent deux ou trois steaks d’écureuil saignants.
- Avant que j’esplique l’préparation faut savoir comment qu’on choisit un bon steak. Y’a deux règles tout simple à connaître.
D’jà, si vous aimez l’bidoche de caractère, exigez du nécureuil sauvage qu’est certes un peu pus coriace, mais ben pus goûtu qu’le nécureuil d’batterie. Ensuite, oubliez pô que 90% des nécureuils y dorment sur l’flanc droit, donc prenez plutôt un steak taillé dans l’fesse gauche, y s’ra toujours plus tendre. Vous m’direz, comment qu’on r’connaît un steak d’la fesse gauche ? J’répondrai juste : facile, c’est l’plus tendre ! Hi hi hi !
Nan… sérieus’ment, soit qu’on a l’zeuil et l’espérience comme mô, soit qu’on achète le nécureuil entier et qu’on l’débite soi-même… donc, fesse gauche pour l’steak et fesse droite pour l’ragoût. Oki ?
Mais bon, là, on va préparer l’hémofondue…
[Gingle et titre en incrustation dans l’image : L’HEMOFONDUE]
Siouka se saisit d’une belle tranche de steak et la lèche.
- Mmmmh… c’du sauvage, ça ! L’sang a un tit goût d’champignon et d’salpêtre.
Elle étale la darne sanguinolente sur sa planche à découper et la taillade en dés avec une étonnante agilité. Du dos de son énorme couteau elle balaie la surface de nylon rougie et guide les morceaux de viande jusqu’à une assiette creuse.
- Faut ben couper l’steak dans l’sens du fil, sinon l’morceau s’racornira trop quand qu’y cuira. C’t’important. Vala. Ensuite, on met l’pot d’cuisson à chauffer pendant qu’on f’ra l’accompagn’ment…
La gobeline attrape un caquelon, y déverse une poche de sang, une demi-bouteille de bière, et le met à feu vif. Elle prend un morceau de pain sec qu’elle écrase en chapelure du plat de sa lame et en emplit une soucoupe. Dans un bol, Siouka casse un œuf et le bat. (L’œuf a mal mais il aime ça car il est masochiste.)
- Valaaa, c’est prêêêêt ! Vous reste pus qu’à déguster. Avec une pique vous plantez un morceau d’viande, vous l’plongez dans l’œuf battu, vous l’roulez dans l’chap’lure et vous faites cuire comme que vous l’aimez dans l’bain d’sang et bière en ébulitionage.
Attention ! Si qu’vous perdez l’morceau, y’a un gage ! N’est-ce pô, Malakhi ? Hi hi hi !
Le plan coupe sur le visage de Siouka en train de savourer un morceau de viande.
[Image fondue... au sang.]

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L'grande cuisine d'la tite gob
01 Janvier 2013
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