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EDC de Ludwig

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ACTE VIII : Le renouveau.




Le bruit des talons de tes chaussures fraichement entretenues contre le sol dallé a quelque chose d’autoritaire, comme l’est ta voix ou ta posture parfois. Dans le silence pesant du lieu, tenu secret, tu avances en regardant uniquement droit devant toi. Il n’y a rien sur quoi s’extasier, la lumière ne te le permettant même pas de toute façon. Tu es calme, les traits de ton visage tirés par une fatigue qui ne fait que s’accentuer avec le temps, mais tu n’as pas le temps de dormir : Tu as des projets. De grands projets. Avec une précision chirurgicale, tu défais le nœud de ta cravate en entrant dans la pièce. Tu fais partie de ce qui sera l’avenir de la cité. Tu permettras à la ville de prendre son envol et de vaincre. Tu aideras l’évolution, quoi qu’il en coute.


Tu pousses une autre porte, quittant cette ambiance industrielle pour quelques appartements en murmurant pour toi-même quelques propos incompréhensibles pour quelqu’un d’autre que toi. Quelques mots sensés te parvenir et te donner un sérieux coup de fouet pour ce qu’il te restait à faire : « Je suis bon pour la ville. » se perds entre les murs mais résonne au sein même de ton crâne paisible. Tu fais craquer ta nuque à deux reprises, comme tu le fais si souvent et le fera probablement jusqu’à ton dernier souffle glacial. Avec la même habileté, tu défais les boutons de ta veste de marque pour la laisser pliée sur le meuble derrière la porte que tu franchis sans te poser la moindre question. Le bruit d’une douche retentit soudainement, emplissant la pièce adjacente du bruit mouillé et d’un vent chaud provenant de la salle de bain. A cette instant, et dans l’agitation, quelques mots que tu énonces à nouveau comme les précédents, de manière à n’être entendu par personne d’autre que toi-même, ta conscience et ta rage : « Je suis le progrès et personne ne m’arrêtera. »


Tu défais les boutons de ta chemise noire froissée, remontant les manches de celle-ci avec douceur en t’appuyant à la commode sans même offrir un regard à la femme sous l’eau chaude. Elle te parle, pourtant, te demande ce qui peut te prendre, te demande même si tu vas la rejoindre sous l’eau, mais tu n’écoutes qu’à moitié. Tu n’as que deux choses en tête. Deux choses diamétralement opposées qui ne te permettent pas de prendre le recul nécessaire pour réaliser tes agissements : Les plumes & l’avenir de la cité. Ta voix caverneuse se répand alors, grossit, pour finir par remplir implacablement la pièce entière. « Tu as trois minutaires pour sortir de cette douche. Ce délai dépassé, je viendrais te chercher moi-même. Tu ne veux pas que je vienne te chercher moi-même. » Puis tu continues de te déshabiller avec précision et efficacité, pianotant sur ton deck entre temps puisque personne ne semble pouvoir te laisser du temps pour toi. Tu finis par faire glisser ta ceinture hors de son habitacle, ton pantalon tombant légèrement plus sur tes hanches.


« Tout ira bien tant que tu obéiras, jeune fille. »



Tu relèves la tête doucement : « Tu as terminé ? » Elle opine lentement, l’air d’appréhender, mais tu sais que tout ce que tu feras sera pardonné. Tu es trop bon pour qu’on retienne quoi que ce soit contre toi. Tu es trop chaleureux et innocent pour cela. Tu es trop bénéfique au monde qui t'entoures. Tu es le vent frais qui souffle sur l’air putride de cette ville. Tu seras l’évolution de ses mœurs, de ses pensées et de ses progrès. Toi qui n’es rien d’autre qu’un rouage pour l’Empire, tu te démarqueras par le groupe, par le réseau. Tu rendras à l’Empire ce que tant essayent de lui retirer, masquant autant qu’ils peuvent les rudiments même de ses règles basiques de philosophie de vie. « Tu vas m’attendre dans la chambre, sur le ventre. J’arrive. » Ta voix est grave, douce, chaleureuse et autoritaire. Tout ira bien tant que tu obéiras, jeune fille.


Elle s’exécute et tu laisses ta chemise quitter tes épaules, posant ton deck sur tes affaires pliées au carré. Un souffle s’échappe de tes lèvres, un souffle que tu n’exhale pas lorsque tu travailles, concentré, sur tes différents projets pour la ville. Un souffle qui, lâche, fuit tes lèvres lorsque parfois ton regard croise des hanches, des cuisses, de longs cheveux… des plumes.


Tu entre dans la chambre à ton tour, ne portant plus que ton pantalon aux allures rouges sangs dans la pièce mal éclairée. Le halo de lumière, concentré sur le lit, fait ressortir la peau de la jeune femme qui t’attends allongée sur le ventre bien sagement. Ton sourire s’élargit encore, toujours aussi chaleureux, toujours aussi avenant. Peut-être comprendrez-vous alors qu’il ne signifie pas toujours ce que l’on pense qu’il veut dire ?


Sans plus attendre, tu te diriges vers la couche en tirant sur le cuir de ta ceinture. Implacable, intraitable, tu inspectes la femme un instant des épaules aux talons avec ce même sourire. Finalement, laissant glisser la lanière sombre sur l’épiderme chatoyant de la dame saisie de frissons puissants. « Je veux t’entendre compter chaque coups que tu recevras. Ensuite, je veux que tu me remercie. Est-ce que c’est clair ? » Et alors qu’elle acquiesce timidement, tu te dresses de toute ta longueur pour l’observer, relâchant ta poigne sur le ceinturon pour qu’il glisse légèrement de tes doigts.


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EDC RP disponible seulement à ceux en ayant connaissance blabla. Merci à ceux qui continue de me tenir compagnie en jeu, vous êtes des choupinets. Merci à JD Archimède pour sa merveilleuse idée qui semble avoir lancé une mode. Et plein de love pour ceux qui étoiles, commentent et même ceux qui lisent ♥

Informations sur l'article

Le hall
27 Février 2016
809√  20 10

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