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Lady Moïra...


♪ ♫ “Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves,
et notre petite vie est entourée de sommeil.”
(W. Shakespeare)


"Je veux faire honneur à la mémoire de ma mère ... "

« Ma chère petite May,
Ma merveilleuse boule de plume devenue cygne majestueux aux ailes coupées...
Si j'avais pu te dispenser les conseils et t'offrir mon expérience, je t'aurais surtout bien conseillé de prendre tes cliques et tes claques pour retourner à ta boutique où tu ferais fortune aujourd'hui plutôt que de t'embarrasser d'une affaire en faillite qui n'a pour concurrence qu'un repère de voleurs...
Ma chérie, ma belle, te voilà Lady Moïra et j'aimerais te dire combien je suis fière de toi, mais ma seule pensée s'accorde au fait que les deux avant toi sont tombées de si haut que l'une en a cessé de vivre et que l'autre ne t'écris que dans un monde imaginaire qui finira en même temps que cette goutte de pluie acide aura fini de rouler sur ton carreau.
Moïra tu es mais sais-tu bien ce qu'il en coute de forcer la destinée et de vouloir ajouter du rêve au smog qui étouffe cette ville? C'est dans ton sang qu'elle puisera la force, c'est dans tes larmes qu'elle volera son eau, dans ton souffle qu'elle dérobera son air ne laissant de toi qu'une carcasse désabusée et usée qu'un androïde viendra ramasser s'il ne finit pas lui même à terre à force de jouer les petits soldats d'une guerre mille fois refaite.
Ah ma pétillante, ma merveilleuse, toi la râleuse, la caractérielle, te voilà si sage et si triste. Tes plumes se sont ternies avec l'âge et la ride qui creuse ton front en fera bientôt un sillon d'amertume qui n'évacuera plus les illusions percées et les empires engloutis.

Si j'avais su qu'un jour tu serais là, portant sur tes épaules les espoirs d'un monde à l'agonie pour lequel tu es sans doute bien la seule à œuvrer encore par idéal, à œuvrer vraiment, n'en déplaise à tous ceux qui te diront le contraire, je t'aurais laissé un flingue avec une balle à ton nom et la consigne express de te faire sauter ta jolie tête emplumée le jour où il t'aura pris la folie de devenir à ton tour Lady Moïra. Avec un peu de chance, tu te serais réveillée bien refroidie, ouvrant les yeux sur le monde qui t'entoure et sa laideur, et qui prêche le faux parce que le vrai n'existe plus.
Je t'aurais appris à crier de rage plus fort que le tremblement de terre d'un myrnock frappant le sol de ses quatre bras et je t'aurais enseigné les mensonges pour te faire croire que la douleur n'existe pas.
Je t'aurais appris les masques que je n'ai jamais su porter et je t'aurais chanté la chanson d'amour de ceux qui se sont perdus en marchant trop doucement sur les rêves des autres, piétinés par ceux qui n'en ont pas.

Oh ma toute petite, ma plumette, j'aurais tant aimé être là près de toi, pour te porter si j'avais encore eu la force, pour te guider si j'avais encore eu un horizon, pour te dire des mots de tendresse et de courage, pour battre devant toi les obstacles et arracher les yeux des ambitieux et la langue des arrivistes. Je sais qu'ils t'entourent et lèchent déjà l'empreinte de tes pas pour se repaitre de ta sueur, guettant ta chute qu'ils espèrent inévitable. Las... Quand tu t'écorcheras les mains contre le bitume et tousseras ton âpre souffle dans ce smog si près du béton, souviens toi que les fleurs bleues ne poussent pas dessus...

Mais tu te relèveras. Tu te redresseras, belle Moïra, et tu porteras l'espérance d'un futur pour cette pute de cité qui ne se fait pas payer pour te sucer la moelle, mais sait toujours rouler de sa croupe brulante pour te faire tourner la tête.
Oui, tu t'imagineras la parant d'oripeaux de vanité, cachant mal sa misère et toi aussi, tu te donneras l'illusion que ça ira. Et tu la trouveras belle jusqu'à te damner pour elle.
Et qui sait, à force d'y croire, à force de le rêver très fort, peut-être que tu y arriveras.
Et qui sait, peut être qu'un jour, quand tu ouvriras les yeux à l'aube d'un nouveau jour, je serais là pour tenir ta main, t'offrir mes bras et balayer de ma rage ceux qui voudront te faire du mal...

Et dans mes yeux, tu sauras combien je suis fière de toi, ma belle Moïra... »


Feue Elix C. Moïra,
LuX perpetua



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Cet article n'existe pas RP. Les informations contenues sont inconnues de votre personnage.

Informations sur l'article

Portraits (de) robot.
11 Septembre 2016
1949√  21 11

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◊ Commentaires

  • Cryx~52202 (647☆) Le 11 Septembre 2016
    she is not alone!
  • Gaïa (93☆) Le 11 Septembre 2016
    ♥ ça compte comme une *
  • Zartam (620☆) Le 12 Septembre 2016
    C'est trop bleu pour être honnête.
  • Wilde~54358 (264☆) Le 12 Septembre 2016
    Elle ne peut rêver meilleur guide pour la route qu'elle se trace...
  • Linda (52☆) Le 13 Septembre 2016
    La qualité de ton écriture est à couper le souffle.
    Le ton est mélodieux sans même avoir écouter la musique.

    Une * pour ta plume.
  • L-X (1438☆) Le 13 Septembre 2016
    Merci infiniment pour vos commentaires, je suis plus que touchée par certains et j'en violetirais presque!
    Je vais finir par être tentée d'en écrire d'autres... smiley
  • Shane~62157 (0☆) Le 15 Septembre 2016
    *
  • Manerina (1497☆) Le 15 Septembre 2016

    (En silence, toujours!)
  • Akasha (0☆) Le 18 Septembre 2016