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EDC de EveR~4918

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Pennas & Etiam cera


♪♫- De Plumes et de Cire -♫♪


L’écriture est un incendie qui embrase un grand remue-ménage d’idées et qui fait flamboyer des associations d’images avant de les réduire en braises crépitantes et en cendres retombantes. Mais si la flamme déclenche l’alerte, la spontanéité du feu reste mystérieuse. Car écrire, c’est brûler vif, mais c’est aussi renaître de ses cendres. -L’homme foudroyé- B. Cendrars



Un mur, l’ombre, un trait de lumière artificielle, les gestes qui s’enchaînent, se couvrent, découvrent, cheveux en toile sur le mur, kaléïd d’images, vertiges, le sang qui frappe dans les veines et coups de butoir, griffes acérées sur la peau du papier, soupirs prisonniers au fond de la gorge, hurlements intérieurs.

Marionnette aux prises de son Némésis, la poupée de cire manque l’heure où tout se dit. Les fils aux gouttes de sang perlés se tranchent dans un tumultueux vacarme et quelques notes. Quelques fragments harmoniques se détachent aussi tranchants que la lame qui les a fait naître, que ses yeux se sont perdus à les contempler. Lambeaux de chairs et d’âmes lacérées. La passion n’en finit pas de mourir, de vomir rêves démantelés, de regards qui semblaient ne jamais pouvoir se délier.

Les improbables, manqués ou vécus, se conjuguent au passé ; aux rimes de la haine, l’ombre des voluptés. Le masque de cire fond emportant vestiges de chairs, jours d’errance à réparer les mots de l’impatience, maux superbes ou douloureux, devenus odieux indicibles.
Les mots perdent leur sens à trop en avoir, vont et viennent dans une lueur d’espoir. Au goutte à goutte, la cire et sang se figent, la plume se pose sur la dernière voltige.
Adieu prodige


- Viles et veules vipères vocifèrent. Vampiriques valsant sur leur virginale vacuité, en de veines vendettas d’hypothétiques vestales en viager. Vice-roi d’une vice-reine, vulnére ultime vœux et volcaniques moments de vie volés à vacantes voluptés.
Quand de vénérer il en vient à vouer versatiles violences et violer le vermeil par notes interposées. Le vice est sans doute plus aisé que la vérité : Celle d’avoir osé lever le voile, osé aimer. -




Les nappes de substance nova-trice
qui portent dans leurs lumières la promesse d’autres mondes
dessinaient par leurs remous, leurs ondes
les premiers linéaments de cicatrices...

... De la plus terrible des a(r)mes.

◊ Commentaires

  • N2CV (79☆) Le 03 Février 2014
    Probablement l'un de tes textes les plus violents où je ressens pour la première fois une profonde amertume, proche de l’écœurement, de l'overdose ou du dégoût. Peut-être les 3 à la fois... J'aimerais pas être celui d'en face.. celui qui l'a trahie.. celui qui a mué l'amour en haine.
  • Aillas~45317 (388☆) Le 03 Février 2014
    Un texte très poétique, dont la prose m'a arraché un sourire. C'est très agréable à lire.
    Par contre, j'ai peur de comprendre à demi mot.
  • Valmont (188☆) Le 03 Février 2014
    Court, mais ô combien frappant pour celui qui lit entre les lignes.
  • Ianouf~43673 (54☆) Le 03 Février 2014
    Très beau texte, dont la fin m'a fait penser a ça ... et franchement, la tienne est mieux, je crois!
    *pose une étoile*
  • Ethayel (785☆) Le 04 Février 2014
    Ta plume était, est, et restera la plus talentueuse que j'ai pu croiser.
    Les mots me manquent, je ne peux décrire mes sentiments, et je ne trouverai jamais d'éloges assez fortes.

    Merci mille fois pour toutes ces voluptés littéraires... ♥
  • Agramf (141☆) Le 09 Février 2014
    Moi aussi je saisi pas tout mais j'aime bien, un peu trash aussi smiley (Son Némésis..féminin ?)