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EDC de Dhomochevsky~5237

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Fantômes

"La promesse de la douleur. Elle est là, à chaque fois. Vous savez qu'elle va arriver, mais vous ne savez pas quand ni exactement comment. Vous essayez de vous accrocher à eux; vous les bercez dans le noir. Mais si vous cherchez à résister à la douleur, vous ne pouvez plus fonctionner."

Réveil, brutal. La main cherche une présence, absente, une clope, l'allume, une seringue, trop tôt. Décroche trois gélules bleues pour entamer une pix. Sortir du brouillard, matrice poisseuse dans laquelle on rampe, épaisse comme le smog. Hors du temps, n'être plus qu'un passeur sinistre, témoin des allées et venues. S'approprier les ombres, armée de fantômes rassurants, prendre pour obole tout ce qu'on tire des disparus qui s'accumulent. Grandir, exister à travers eux, les non-vivants, peu à peu. S'effacer.
Trouver la force loin des autres, dans la cité où tout ce qui reste à perdre est leur regard. Se frotte le visage, lit quelques coms, peste. Ne rien laisser paraître, plus rien, d'abord pour se protéger puis pour ne pas sombrer. Devenir froid comme un deck.

- Pourquoi tu dis rien ?
(Parce que quand j'essaie, j'ai l'impression d'étouffer)
  • Je sais pas, c'est comme ça.
Le contact de l'acier des Eagles qu'il range dans les racks le rassure, l'apaise. Puissant, froid. Aucun témoin, première dose de kro même si au fond, se faire gauler ne changerait pas grand chose. On ne demande pas d'aide, on en demande plus, pour trop de raisons. Parce qu'elle l'a élevé comme ça, sans un mot, ou si peu. La chimie fait son office, opère en silence. Un temps pour tout. Parfois il n'en reste plus que pour l'essentiel, rester en vie, sur une fine ligne. On va quand même pas arrêter de vivre. Parfois, peut-être même que ça vaut le coup.
- Tu dors trop.
(C'est plutôt que je me réveille peu)
  • Je sais.

"On veille parce que dormir c'est perdre un temps précieux
On l'aime pour le lire dans ses yeux - On vit pour soi, on meurt pour eux
On pleure pour ceux qu'on a croisé, le temps d'un rêve, le temps d'un leurre
Le temps d'un mensonge caché par sa propre petite lueur

Derrière leurs ombres, tous tapis derrière leurs ombres."
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Première citation : William Gibson, Hinterland

Informations sur l'article

Renaissance
23 Juillet 2013
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