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EDC de Astaa~40027

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Les emmerdes commencent demain...

Jour 2 Année 238.1
Quelque part en S1 à buller dans un appartement, au fond d'un canap'.
La soirée de la veille fut rude, l'autre participant n'a pas l'air bien plus frais qu'elle soit dit en passant, à ceci près qu'il a plus de bleu.
A vrai dire les hématomes ça marque pas bien sur le métal.
Un sourire, une paire de bras cybernétiques s'étirent vers un comm' qui sonne sa vie monotone d'objet utilitaire coincé entre l'accoudoir et un coussin. Message compte triple entre deux conversations plus stimulantes intellectuellement, on la rappelle à ses obligations, un sourire s'étire peut être avec un petit rien d'agacement sur les lèvres gynoïdales.
Elle fait défiler par le début, de la pulpe du pouce, soupire et ramène ses pieds tout aussi métalliques, sous ses fesses, une réponse tapotée, l'autre main bataillant avec la bretelle d'un débardeur sombre aussi fripé que distendu à force d'être maltraité, lavé, relavé, étiré, chiffonné, déformé.
Oui oui je m'en occupe... Pas ma faute si on arrive pas se croiser. Mmph...
Bon... Ça part d'une bonne intention mais si les convocations lapidaires arrivent à chaque fois qu'elle est en veille hein...
Nouveau soupir. Nouveau message avec les formes et les usages pour demander un rendez vous.
Ça l'amuse d'en mettre une tartine en réaction au style aussi sobre que direct et dénué de mise en forme de l'intéressée. Bien qu'elle ne se fasse pas d'illusion sur l'intérêt que peu avoir son sous-entendu voilà pour la Lady. Il serait bien présomptueux de le croire mais au moins ça l'amuse.
Le communicateur se voit ensuite renvoyer à son occupation préférée, tenir chaud à son coin de canapé, remis face à sa nature intrinsèque de bout d'électronique utilitaire. Seulement cette fois la réponse ne se fait pas attendre.
Maintenant ?
A l'ambassade je présume ?
Exactement.
Un juron à peine étouffé évoquant des histoires d'écureuil se prostituant pour un demi-couquiz et la voilà debout, à batailler avec ses fringues, envoyant voler le dit débardeur maltraité sur le cyborg qui somnole pour sauter dans son tailleur ardoise. Puis dans ses 'tiags en sautillant partout pour pas se ramasser le coin du pif sur la table basse, bottes aussi rouges que peu harmonieuses avec le reste et pragmatiquement kittées jusqu'à la corde. Un poil trop grandes aussi... C'est que la précédente proprio bien que très loin d'être taillée comme un troll gavé aux stéroïdes de synthèse culminait un peu plus haut que le modeste mètre soixante de la gynoïde.
Une pensée fugitive... Pour la fugitive partie dormir dans la perfection glacée de la neige cryogénique... Au moins ça fait des nichons tout fermes. Songe-t-elle avec un sourire en finissant de boutonner sa veste cintrée sur sa propre absence de poitrine. Ou plutôt sur le métal moulé d'un thorax aux formes féminines aussi "avantageuses" que celles, en plastique, des inexpressifs mannequins porte-fringue des vitrines.
Tailleur pantalon offert par Maman ?
Check

Santiags de son ancienne compagne ?
Check

Petites bésicles du vieil elfe ?
Check

Gants techno' moches-mais-pratiques pour cacher ses mains ?
Check
Ne reste plus que l'indispensable, le tant chéri et vénéré parapactum avec lequel elle a longtemps dormi... Le regard voilé par les verres teintés des binoces se pose dessus, elle l'empoigne avec douceur... Comme elle aimerait qu'ils soient encore là ces trois absents. Le couple d'amants passés consécutivement au recyclage d'ID avec destruction de clones. Une cryo à durée indéterminée.
Parapactum de Marraine la bonne fée ?
Check
.
Elle s'autorise un dernier soupir aussi morphologiquement inutile que socialement mimétique, glisse quelques mots à l'obsolescent et file.
Aux moins ils sont tous là, à leur façon, avec elle pour aller affronter le jugement du dragon de métal de l'ambassade.
Banzaï. Le temps n'est plus a la reculade. On se programme un sourire discret, doux et empreint d'humilité pour faire bonne figure et qu'il reste constamment accroché à ses zygomatiques en bloquant quelques points faciaux de manière délibérée et hop...
En route, maltraitant le béton gris et le bitume délavé de ses talons de bottes, direction le fin du fin, le colossal, sobre et gris bâtiment, le plus impérial qui soit.
Quelques pas, plus mesurés comme pour respecter la solennité des lieux... Vides. Ou presque.
La silhouette espérée est assise au dernier rang de chaise du hall a discours. Ça donne comme une impression de petitesse soudain, déjà qu’intérieurement et malgré les apparences elle ne fait pas la fière...
Salutation,
Inclinaison,
Installation,
Début de la Discussion.
Le vif du sujet est est vite abordé. Bingo. Son sourire s’accroît, sa tête s'incline un peu. Puis c'est le moment de la question qui tue : "Comment vous vous sentez" ou "Qu'est ce que vous ressentez" un truc du genre.
Et on répond quoi dans ces cas là je vous prie ? Hum ? En général une banalité sans nom pas vrai ?
Attention prêt ?
1 ... 2 .. 3 . Bou ... lette !

- Déçue. (...)
Punaise, à peine les deux syllabes ayant franchi ses lèvres qu'elle se retrouve à pagayer comme un écureuil aquatique, glissant sur l'onde, calme en surface mais ramant comme une forcenée sous la surface de l'eau alors que les terribles paupières de la Dame de Fer se plissent.
Le genre de mimique qui vous destitue de vos droits civiques, transperce 15 centimètres de plast-acier ou réduit à néant une tribu entière de xéno-gnoll. Si si. Enfin y parait...

P'tain-P'tain-P'tain mais qu'est ce qui m'a pris de répondre ça... Bordeeeeeeel de triple troll... Une évocation muette et interne dans l'usine à gaz positronique qui lui sert de cerveau, à la prostitution des écureuils low cost pour un bout de gâteau avarié et la voilà à enchaîner sans presque d'interruption et d'expliciter son propos.
Merci la cybernétique.
Pas certaine toutefois que ça ait convaincue la Legata... Ça commence "bien"...
Se pensant la seule à avoir fini par candidater... Forcement... Être juste un bouche trou à la table des DI c'est moins sexy que d'être choisie parmi une concurrence impitoyable... Mais apparemment elle ne fut pas la seule. Ah ?
Fin de la discussion.
Désinstallation,
Inclinaison,
Salutation.
Amen.
Direction la sortie, un bar et les autres péripéties de cette soirée...
Ça ne sera officiel que demain, elle a encore sa soirée pour en profiter.
Les emmerdes commencent demain.
Sortie du hall massif, retour à la grisaille du secteur, le sourire inflexible se fait plus "nature" sous la pluie qui tambourine le parapluie pare-balle... Les pas plus dansants et ça fredonne comme une gamine perdue pour conjurer ses angoisses...
Spoiler (Afficher)

"La femme parapluie" : http://takkartwork.deviantart.com/
"Not Afraid" feat Jessica Fitoussi
par Mister Modo & Ugly Mac Beer, album : Modonut

Informations sur l'article

Pendant ce temps là...
03 Décembre 2013
1276√  19 10

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◊ Commentaires

  • Electron~41435 (156☆) Le 03 Décembre 2013
    Félicitations madame la DI !!
  • Jazz (30☆) Le 03 Décembre 2013
    Et pour un cookiz entier...que vont faire ces malheureux écureuils ?! Hmm...non en fait question rhétorique, je ne veux pas savoir...
  • L-X (1408☆) Le 03 Décembre 2013
    J'aime beaucoup le dessous de la caboche au sourire artificiel...!
  • Manerina (1466☆) Le 03 Décembre 2013
    Toujours un énorme plaisir de te lire!
  • Cixi~44765 (39☆) Le 03 Décembre 2013
    *prépare sa lime*
  • Yonbaïke~41026 (429☆) Le 03 Décembre 2013
    Merciiii pour la citation ! Et j'aime, par ailleurs, super agréable à lire. smiley
  • Amar (213☆) Le 03 Décembre 2013
    Amuse toi avec les STV.
  • Aillas~45317 (384☆) Le 10 Décembre 2013
    Les Emmerdes Commencent... J'ai dit !
    Bien écrit, belle illustration.