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Sombre fou.

Sombre fou.
Première anecdote du Sang-Mêlé.
...
L'alarme résonne : minuit, il est l'heure d'aller dormir. Demain, une grosse journée se prépare. Malgré la rigueur qu'il s'impose à lui même, l'apprenti Duumvir n'a pas envie d'aller se coucher. Le spectacle qui s'offre devant ses yeux l'émerveille, l'aspire, son âme visite Dreadcast. La Cité se dévoile devant lui. D'abord, le centre d'affaires Armacham, la Corporation domine une large partie de son espace visuel. Il imagine d'ici les employés travailler de nuit, en totale dévotion, au vu des boutiques dont les façades restent illuminées. Son regard semble suivre un chemin linéaire, et alors qu'il se déporte peu à peu vers sa gauche, il vient distinguer et contempler l'Ambassade, et tout le quartier alentour. Cela lui apparaît si petit, et si imposant à la fois. Lieu de ses rêves, la Haute-Ville, le quartier Politique. Il aimerait y passer sa vie, déambuler dans ces rues, croiser des collègues, rédiger, pianoter, fumer, boire. Une gorgée de Skiwi vient caresser ses papilles, et s'écouler lentement jusque vers son estomac. Dans tout ce silence, un léger bruit se fait entendre.
Mpff.. Mpfff...
La ferme.
La jeune femme, ligotée au fin fond du bureau de l'Orc, retourne à ses sanglots silencieux. Putain ce qu'elle l'emmerde déjà. Comment est-elle arrivée là ? Impossible à dire. Alors qu'il essaye de se reconcentrer sur sa méditation, la jeune femme continue à le perturber.
Elle s'appelle comment déjà cette traînée ? Boarf, j'sais plus,
sûrement un nom qui finit par OPE, comme Salope. Eh eh eh !
Il esquisse un sourire sadique, son regard s'assombrit. Dans un élan de courage, il quitte la ville et ses rêves de gloire pour venir se retourner vers le visiteur inconnu. Une fois le skiwi reposé sur le bureau, il se penche légèrement, en direction du fond de la pièce, d'où l'on ne distingue rien, l'Obscurité a repris son droit, les ténèbres sont bien là.
Bon, qu'est ce que je vais foutre de toi... Non pas que ton p'tit cul me plaise, désolé j'aime pas ça, mais j'ai bien envie de m'amuser ce soir. Tu t'appelles comment, d'jà ?
...
Roh j'm'en branle au pire, d'toute façon, une fois cette nuit passée, tu pourras goûter aux plaisirs de la mort définitive. Pas moi qui vais t'buter hein, t'inquiètes, t'es assez grande pour l'faire toute seule. Bon, programme d'la nuit, j'sors ma bite, j'te démonte, j'te découpe peu à peu, et on avise ensuite, ça t'va sale conne ?
Son sourire mesquin s'élargit. Il peut entendre les gémissements de la jeune femme qui s'amplifient. Il recule légèrement son fauteuil, et se lève. D'un pas lent, et avisé, connaissant cette pièce comme sa poche, il se dirige vers l'interrupteur. Malgré les précautions prises, et sa concentration maximale pour trouver ce fichu bouton, il peut sentir le poids qui l'accable. Celui de la fatigue, de l'alcool, de...
Ah ! Le bouton ! Il presse ce dernier, et la lumière blanche l'aveugle. Ses yeux se plissent alors qu'il tente de distinguer sa jeune invitée qui se trouve en face de lui. Disparue.
...
Il est assis sous cet interrupteur, près de la porte blindée. Il fixe le recoin macabre. Rien. Tout est propre, ordonné, méthodiquement nettoyé et rangé. Les feuilles triées et rangées, ses dossiers prêts à être utilisés. Mais il ne voit que la haine, le Chaos et la peur en ce même lieu. Il n'ose pas bouger. Ne pas regarder ailleurs. Elle pourrait réapparaître. Lui faire face. Elle, sujet de ses convoitises, de ses nuits. Elle qui lui rend la vie si douce et si dure. Elle qui lui renvoie sa Race de naissance en pleine face, plus puissant que 100 coups de fouets. Au début, il aimait bien cette sensation de vide se faire autour de lui. Quand Elle l'enveloppait dans ses châles rassurantes, qu'Elle lui caressait les cheveux, qu'Elle le transportait au sein de cette si belle cité. Elle qui lui tenait la main dans les moments les plus douloureux. Mais aujourd'hui, Elle ne fait que lui rappeler qu'il est né Orc. Il tente un léger coup d'oeil, effrayé vers son bureau. Elle est toujours là. La seringue le surplombe. Le regarde. Elle regarde avec joie l'Elfe recroquevillé comme un Nemo Intras dans un coin de son bureau.
Ô Grand Maître, Ô Imperator, aidez moi ! Je vous en supplie !
...

Les effets de la drogue continuent à se dissiper, alors que le Sang-Mêlé se recroqueville de plus en plus. Il vient blottir sa tête entre ses jambes. Rien ne trahit plus sa frayeur. Il a reprit le contrôle de ses émotions.
Tu fais honte aux Premiers Nés ainsi. Tu n'es pas digne de la confiance que l'on t'accorde. Ressaisis toi, jette La loin de toi, sépare toi d'Elle.
Sans elle, tu n'en serais pas là.
Ta mission échouera si tu continues comme ça, Pers'. Tu dois continuer ton projet. Tu t'en souviens de ton projet, hein, Persisk ?
Il ne sert à rien.
Mais dis pas ça ! Tu sais que si tu ne le fais pas, personne ne pourra jamais le faire ! Tu as toutes les idées, tu commences à avoir des fidèles, qui te suivront dans ce projet !
Tu les manipules.
Tu ne fais que leur proposer un idéal de vie. Ses Enseignements sont baffoués, il faut que tu y arrives ! Que tu lances tout ceci ! L'Impérialisme en sortia grandi !
Tu es le Chaos incarné.

Persisk reste solide comme un roc lorsqu'il retourne s'asseoir à sa place. Une fois le skiwi en main, l'Elfe se tourne vers la Cité. Les lumières du jour prennent peu à peu possession de Dreadcast. Une larme glisse sur sa joue, et atterris dans le verre à moitié rempli. Une journée de plus commence, Persisk. Sous Son regard.

Informations sur l'article

Le Sang-Mêlé
04 Juillet 2017
1183√  16 6

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◊ Commentaires

  • Johnny (234☆) Le 04 Juillet 2017
    Spoiler (Afficher)
  • Hécate (236☆) Le 04 Juillet 2017
    J'avais pas le courage de lire, et L'artwork m'a motivé. Je suis clairement pas déçu. J'ai même était surpris à partir du moment où la lumière revient. J'aurais bien aimé lire d'autres textes sur ton pion !
  • Asajj (741☆) Le 06 Juillet 2017
    J'aime beaucoup. smiley