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EDC de Stoyan

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Un brave moment qu'il y songeait... Il avait même espéré voir les hommes de main d'Ignis le capturer pour l'embarquer on ne sait où.
Mais non, rien à faire. Ni les petits râleurs mi rebelle-mi sudiste, ni les premiers nés, ni même les Fédérés du S4, personne... Personne ne venait lui faire la peau une bonne fois pour toute.
Et pourtant, cela n'aurai pas été compliqué, près de deux heptades qu'il avait demandé à la réceptionniste du centre de clonage de lui retirer l'intégralité de ses assurances, celle de la téléportation comprise.
Il voulait partir... Il voulait mourir.
Il pensait avoir guérit, depuis le temps, mais non. Chaque nuit ou presque les mêmes cauchemars, les mêmes images, les mêmes... remords.
Chaque nuit, les bouteilles d'ambré descendaient aussi rapidement que ses réserves de joints. Chaque matin, le même réveil en sueur et sursaut.
Mourir, oui... Mais pas inutilement. Il était un exemple pour certain, une cible à abattre pour d'autres.
Qu'en était-il de ce qu'il pensait de lui-même ?
A quoi bon... hein ?
De toute façon tu n'es pas guérit.
Tu te mens, depuis près de 13 piges.
Oui t'as calmé tes crises. Oui tu arrives à remettre un pied là bas.
Mais non, tu n'es pas guérit.
Chaque nuit tu revis l'effroi.
Chaque réveil est plus violent que le précédent, t'offrant la vision des disparus
toujours plus claire.. alors que tes pensées s'assombrissent.


T'es qu'un lâche... bordel. R'garde autour de toi.
Ils vont bien, eux.
T'as pas le droit de partir de toute façon.
T'as trop d'monde qui compte sur toi.
Se serai égoïste. R'marque, ça fait un bail qu'on assume c'te partie d'nous, hein ?


Pourquoi lutter ? Chaque minutes qui passe accentue le regret.
Il est temps.... Temps de terminer ce qui a été commencé.
Un long soupir, un cafey, un joint.. Et la matinée recommençait, semblable à celle de la veille.
Usine, bar, maison. Parfois un saut à la DAI ou ailleurs pour affaire, grosso modo toujours la même rengaine.
Mais il avait prit sa décision... N'en parler à personne, surtout. Il se refusait à l'idée de pleurs et cri de désespoirs, de tentatives de le retenir, de coup de gueule avant le départ. Il imaginait déjà sa soeur l'insulter, son fils lui dire " au revoir" sans vraiment capter ce qui allait arriver, sa fille lui demander de rester..
A personne, vraiment ? Hmm.. Non. Il avait tout de même besoin d'un ou deux complices.
Il voulait pas faire comme tout ces gens, aller au CdC et couper sa puce, ou se faire sauter la cervelle en pleine Domus.
Non. Il voulait que sa disparition ai un sens. Un vrai, et pas que pour lui.

Egoïste, et narcissique, hein.
T'bien l'élève de ton mentor,
j'vois que l'Arachide t'aura pas arranger avec les années.
T'vas faire quoi ?
Ecrire à l'humanité en espérant qu'elle t'écoute ?
Brule-toi la face que ça serait plus efficace.


Tait-toi donc.. On a pas pu finir notre mission, l'autre fois.
Nous allons la finir.
On avait promis d'laisser personne, tu te souviens ?
On va aller tenter de les trouver, tous.
Pas juste nos frères, tous.


J'suis pas convaincue.
T'es vraiment un utopiste de merde.
T'crois vraiment que je vais t'suivre là d'dans ?
Gros malade.


T'as pas vraiment le choix mon grand,
j'te rappelle qu'on vit dans la même tête, et c'moi qui
tient les rennes.
On va d'mander un peu d'aide pour le départ, le reste,
advienne que pourra.


Les complices trouvés, il ne passa presque plus un jour sans qu'il profite pour discuter avec eux, de tout et rien, mais surtout du passé. Des anecdotes plein la tête, comment il a rencontré l'vieux Visa, combien il avait pu aimer l'Dann, l'Zhadum et l'Radium, sa vie d'avant, en SR, ses vieux amis, sa famille....
Ah, la famille... Sujet sensible. Que dire à son père ? Son satané père qu'il aime et vénère tant, et dont il attend avec un espoir certainement fou, le jour où il lui dirait " j'arrive.."... Et sa mère, si douce, il n'osait même pas l'imaginer pleurer.

Sa soeur, ses soeurs même.. Toutes auront été abordées, de Tina a Zo'', en passant par Xin et Mik.. Ses frères, Le vieux râleur de Maat', les vioc inconnus d'Vendi et Dart, ou encore ceux ayant bercé sa jeunesse, Silver et Titcht.
Ses enfants, ses prunelles pour qui il aurait tout donné Enaya et Hari', les disparus, les reniés.. et cette fille qu'il avait sans n'avoir jamais pu la connaître..


Faut pas qu'on fasse ça.. vont nous en vouloir
mais genre à mort.
Faut qu'on leur écrive, au moins un mot..


Et puis ? Profiter de leur supplication pour se dégonfler, encore ?
Rester, encore ?
Dépérir comme un con, combien de temps encore ?
Porte tes couilles, merde, maintenant que t'en a faut les assumer,
Sinon fallait rester une fichue Elfette.
On DOIT partir. Tu le sais.
Le jour J..
C'est ce soir ou jamais. Alors il fût décidé que se serait ce soir. De préférence avant le discours du plumé.
Puisque personne n'est venu m'abattre, ma foi... Je vais le faire à ma manière.
Je te repose une dernière fois la question...
Tu es sur de toi ?
Assez fatidique comme question. Comment peut-on être sur de vouloir partir pour une mission dont on ne rentrera sans doute jamais ?
Fait pas ça... pitié Phé', c'est pas le moment..

Si, c'est le meilleur moment au contraire.
Ta fille est posée,
Ta soeur n'est pas dans le coin,
Ton ex semble avoir oublié ton existence
Ton dernier mentor en vie te hais, et ta corpo s'enfonce.
Oui c'est le moment, arrête de faire ta chiffemolle, Yena.


On peut encore la relever.. Pense a Ophe',
Pense a tous ceux que t'abandonne, lâchement.


Je refuse d'y songer. J'aurai du mourir là bas
avec toi, et ça s'est pas fait. On va aller arranger ça.
C'est tout.
Un petit signe de tête, quelques mots échangés, et voilà qu'il se change pour enfiler une tenue de combat digne de l'asics.
Une bise sur le crane de la vaut' qui somnole sur son canapé quand lui revint a l'esprit, les mots d'une soeur-amante-amie, comme une évidence en pleine gueule.Y avait un paquet de gens a retourner chercher, mais qu'importe, après tout ce n'était qu'un prétexte, un alibi pour fuir la vie qu'il menait depuis bien trop longtemps.
On en a 4 a retrouver, minimum. Alors oui
On va y aller.
C'est suicidaire, mais c'est le jeu.


Merci... pour tout. Je veillerai sur eux, je te promet.
Ça pique de te voir partir, tu sais.. tu vas me manquer.
Vale, amicus ad vitam.


Toi aussi... T'imagine même pas.
Embrasse ta douce et ta fille pour moi..
Audera ultima ad majorem Humanitatis Gloriam.
Vale, frère.



Devant lui, un paysage connu qu'il n'avait pas revu depuis bien longtemps.. Un frisson lui parcourra l'échine, avant qu'il ne se mette en route. Quand la lourde porte se referma derrière lui, il ne prit que quelques minutes à balancer ses derniers mots sur la matrice, et ses dernières consignes à certains resté de l'autre côté, pour que chaque secteur puisse lire ce qu'il avait à dire..
Le message s'inscrit sur la matrice, d'une typographie non habituelle, plus manuscrite, faisant relativement écho à la chanson qui se lance en fond.

Enfants des Frères,

D'où que vous soyez, entendez mes mots. Je me présente, Stoyan Darcombe-Engers Primus Arachide, anciennement plus connu sous le nom de Yenahe, ou Phénix.
Si aujourd'hui vous lisez ceci, c'est que je ne suis plus joignable, mon clone doit certainement pourrir quelque part dans une zone hors des réseaux APM.

78 ans d'ouvrage pour l'Humanité m'auront apprit une chose: nos secteurs ne sont que des outils. L'Empire, dans sa Grandeur et sa droiture, vous apprendra les bonnes manières, l'évolution, le mérite, l'Orion, dans son côté Chaotique et sans loi, vous apprendra a tenir debout, à encaisser, à remettre en question chaque apprentissage que vous penserez avoir acquis.

Si je devais m'adresser à l'Humanité dans son ensemble, sur les 9 secteurs, je ne dirai que ceci: Si le S3 est le Nexus de notre ère, il n'en reste pas moins 7 autres secteurs a reconquérir. Les méthodes importent peu, seul le résultat compte.
Cessez donc vos guerres idiotes, elles n'auront au final apporté qu'un retard considérable contre les vrais ennemis de notre Humanité.

A ma famille, j'aimerai dire merci, et pardon. Merci d'avoir toujours été là, dans tout les coups durs comme les moments de rire.
Pardon de vous abandonner si lâchement, sans même un aurevoir, je sais que vous auriez tenté de me retenir, et je m'y refusais.

A mes amis, mes collègues, les gens que j'ai pu fréquenter et guider: Continuez sur la voie du Savoir, car c'est là la seule façon pour l'Humanité de perdurer. Aprennez, toujours, notez, archivez, offrez votre savoir sans limite, il n'y a que comme ça qu'on réussira.

A mes ennemis... Bien que je ne crois pas en avoir tant que ça: Allez mourir.
Si vous avez réussi à finir sur ma liste, c'est que vous ne méritez qu'un châtiment éternel.

Je terminerai en désignant mon successeur.. Je suis un des rare Gardien de l'Humanité qui est encore en vie, nommé ainsi par le murmure des tréfonds des âges, il y a plus d'un demi-siècle.
Parce que je t'ai vu venir au monde, je t'ai vu grandir, évoluer, t'épanouir.. Et atteindre ton apogée; Parce que tu auras montré à de multiples reprises ton sens du dévouement, jusqu'à nos derniers souffles... Kemelvor, te voilà à présent chargé de cette lourde tâche que de veiller sur l'Humain, la Vie, l'équilibre des Voix et des Voies.
Tu sera le nouveau Gardien de ce que les Frères ont bâti, jusqu'à ton dernier souffle.
Tu n'as pas le choix, je ne l'ai pas eu.

Il est à présent temps pour moi de vous laisser, tous, ad vitam. Souvenez-vous simplement d'une chose, Enfants des Frères: l'Humanité n'est pas une question de lieu de vie, c'est un concept de réflexion de survie.


Soyez forts, soyez Grands, soyez Humains.

Stoyan "Phénix Yenahe" Darcombe-Engers Primus Arachide.