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EDC de Sneni

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Heptade 1 - Vers

Rassemblement des poèmes à parution quotidienne sur l'AITL Rebelle. A moins que vous ne les ayez enregistrés au fur et à mesure, ou demandé le compendium à Sneni, ils auront disparu dans la Matrice à mesure des jours qui passent.

Je n'ai pas la prétention d'une écriture impeccable, cela a eu lieu avant tout par inspiration, pour le plaisir et pour l'exercice. Si vous y trouvez également des passages agréables, mon bonheur sera complet.

1 – Les Cuves


Je traîne dans les rues à mesure des pas
Résonnant sur les murs en l'absence de son.
J'erre sous les ramures et tours à l'abandon,
Les voûtes inconnues, béton sans apparat.

Un bruit défait alors le silence morose,
Un son doux et soyeux, une surface molle
Qui sous mes pas grâcieux, ploie sous mes guiboles,
Mais ce n'était qu'un corps en ostéoporose.

Ah ! Les cuves en crue, toutes emplies de NA's,
Ma foi, je n'en ai cure, et peu de compassion,
Elles nous ont en vue, et à chaque débat,

Fondues dans le décor, elles veillent nos psychoses,
Happent les malchanceux dans leur cosse de colle,
Et dévorent les morts avant toute nécrose.



2 – La Lame


La Lame imprégnait chacun des sillons
Se souciant bien peu des douleurs cédées
Car c'est là le feu de chaque guerrier
Et chaque déchet de la Rébellion

Saignant les laquais en adoration
Pour leur pseudo-dieu, empereur passé
Qu'il avait beau jeu de les sacrifier
Les prenant aux rets de leur dévotion !

Mais quand disparait l'ire et l'oppression,
Tous les valeureux perdent en volonté,
Que faire d'excès de force et passion ?

Au long des poignets, scarifications,
Se souciant trop peu des douleurs ancrées,
Leur Lame tranchait chacun des sillons.



3 - L'AITL


Dans mon AITL, y'a des gémissements
De petites querelles et des chambardements
Dragueur contre pucelle, étal de sentiments
Et des rêves rebelles étalés à tous vents.

Dans mon AITL, je vois des hurlements,
Qui percent la flanelle de mots impertinents,
Ca crie de plus belle et jette à tous passants
Des pensées qui emmêlent ignorance et savants.

A mon AITL, j'y pense trop souvent.
Et trop souvent il brêle en assauts lancinants
Des mots sans étincelles, imbéciles et lassants.

Mais sans AITL, ce serait le couvent,
Un silence éternel, des haines sans amants,
Et des rêves rebelles encerclés de ciment.



4 – En rade


Etalée sur le zinc devant la fin du plat
Entre deux vomissures et trois nids tout de gris
Les badauds aux blessures exposés, à grand cris,
Lèvent leurs verres et trinquent à la chère et au gras.

Les sourires qui clinquent m'offrent un cinéma
Qui en rien ne rassure, si point l'on ne souscrit
Au bagout qui suppure hors des lèvres et inscrits
Des monceaux de faux vers tranchant tel l'apparat.

Je n'aime les ruptures que quand, sonnant le glas
Des rêves qui par cinq défilent sur mes doigts
Ensemble elles me vainquent, transformant mes écrits
En moche ramassis informe et sans futur

Laissant l'elfe malade en un secteur en rade
A conter ses salades à la pseudo-salade
Toute aussi pâle et fade, et plantive, criarde,
Et dont le surin larde aux finesses des hardes.



5 – Les plaies


Le docteur s'extasiait devant le cas présent ;
Nulle trace de coups, pas de surin, de lames,
Ou d'un quelconque trou de balles dans ce drame
Cadavre qui prenait les atours du vivant.


La Leader, derrière lui, se penche en souriant ; ''c'est une pathologie bien spécifique, une plaie émotionnelfe. C'est sensible, ces bestioles, et bien fragile souvent.''

Saisissant les poignets, elle saigna à blanc
Fit de même à son cou, espérant que la femme
En savourant le goût de ces douleurs infâmes
Réagirait, hochet de ses veines en sang.


La Leader fait la moue, le docteur tout autant. ''Je pense, chère Leader, qu'il faut faire autrement''.

Il déploie ses filets sur l'un des vêtements
Ceinture de bon goût, et aux crédits sans âmes
S'empare sans regrets de ce trop peu d'argent.


Le docteur sourit à son tour. ''On ne peut trop soigner les rêveuses qui se noient. Autant donc se servir le chèque à même la proie.''

Et la Leader, après un songe d'un instant
Se sert, bonne ripoux sur le corps de la dame
Ses doigts sont un agrès qui forgent testament.


Et la leader opine, le docteur tout autant. ''Ici la médecine arrête ses errements ; qu'elle se sauve elle-même, et ici les crédits. Qu'elle saigne ou qu'elle geigne, laissons-là alanguie, et si ses plaies l'emportent, ce sera sa folie ; plaie d'argent n'est pas mort d'elfe''.


6 – Le miroir


La surface se brise et se rompt en éclats
Qui transpercent la peau comme un rai de lumière
Plantant comme un drapeau au travers de la chair
Des échardes trop grises au goût de choléra

Comme une amante éprise enchaînée à ses draps
Nue et sans oripeaux, sentiments délétères,
Je ferme le caveau, rêveuse solitaire
Fataliste et soumise à l'approche du glas

Les rouges se divisent en nombreux clans de rats
A chacun ses lambeaux tout en restant grégaires
A chacun sa devise, à chacun ses repas

Ainsi ils agonisent, éviscérés et las
La surface en morceaux ne redevient entière
Que quand frappe la bise aux portes des soldats



7 – A la rue


Ce soir je ne sais trop où j'ai droit de cité,
Des spires aux bas-fonds tout semble terne et clos
Le Secteur Orion resserre sur mon dos
Le smog, tel un garot sur ma gorge irritée.

Pourtant, taisant l'égo, et ses soeurs vanités,
Se pose la question de ces autres sanglots.
Seraient-ils donc légion, y aurait-il un flot
De rebelles au coeur gros et à l'âme alitée ?

Les vies sans accrocs, et sans ce « pas assez »
Qui nous mène aux tréfonds des cuves de cryo
Vies aux vibrant halo, au goût de panacée,

Seraient-elles un affront à nos rêves marmots ?
N'existant que de mots, fuyant à pas chassés
Toutes nos prétentions à frôler le repos.

◊ Commentaires

  • Niasse (124☆) Le 08 Mai 2017
    Mon conseil : fais carrière dans la littérature. Ou la pornographie, ou les deux. Mais déclamer en pleine scène X c'parfois difficile...
  • Sneni (1500☆) Le 08 Mai 2017
    Je viens collecter la pizza
    Supplément pepperoni
    Entre dans mon jaccuzzi
    Je la mange avec tes doigts ?
  • Niasse (124☆) Le 08 Mai 2017
    Mais ! Mes pauvres doigts...
    Ils ne seront pour ta pizza !
    Ni pour tes dents vilaine.
    J'les met ailleurs pour la peine.

  • Sneni (1500☆) Le 08 Mai 2017
    Oh oui ! C'est bon, au bon endroit,
    Poursuis donc tes coups de piston
    Fais en mon antre armaggeddon
    Que tes pénétrations me broient !
  • Jinta (872☆) Le 08 Mai 2017
    ... :')
  • Milla (72☆) Le 09 Mai 2017
    *vient juste voir s'il reste de la pizza.*
  • Klepp (166☆) Le 11 Mai 2017
    Mes doigts dans ta pizza
    Je triture chaque part comme si c'était le carton du paquet
    J'me tape l'emballage entièrement, j'espère que ça te plaît
    L'fromage fondu, j'adore l'peperroni
    La croûte craquante, j'aime quand tu jouis
    Mes doigts dans ta pizza
    Mon appétit s'accroît..
  • Sneni (1500☆) Le 13 Mai 2017
    Mes chers compatriotes, je pense que sur cette heptade, nous aurons sauvé la culture sur Dreadcast !