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Les cris vains de tes nuits


Je ne suis qu’un livre ouvert, à jamais marqué de l’encre de tes jours. À l’imprimerie des chairs, l’histoire s’est écrite à la presse de notre amour.

Une trace en préface casse et replace coeurs et crevasses. Une caresse douce, l’émoi qui mousse, sous le trajet léger d’un simple petit pouce. Premier frisson renvoie timide free-son, échappé jusqu’aux traits adorés d’une petit figure de son tavelée.

Chapitre premier. Des corps plantés.

Deux drôles d’aimants demandent un temps à devenir déments. Du rôle d’aimant tu endosses à temps le costume d’amant. Distinctement, devise se déverse quand doucement deux vies se démènent : de moi tu auras tout, de toi je serai fou. Dis-moi, comment puis-je te voir si belle quand tout autour de moi devient flou ?

Chapitre second. Incendie des feuillages.

Textiles quittent silhouettes graciles, tactiques pour corps tactiles. Tout s’active et vite têtes filent, ventre et coeur deviennent édiles. L’incendie est déclaré, écarlate chair en preuve indélébile du feu nourri. D’un regard, d’un souffle hagard, du bazar des pudeurs restées en gare. Dis-moi, comment puis-je te voir si belle quand tout autour de moi devient fou ?

Chapitre final. Intim(idit)é.

Bidon des sens, allumette. Supplice de la luette quand voix restent muettes. Inspiration en esperluette & songes les plus fous en espoirs mués. Tenues et retenue ont perdu le fil ténu des allers-venus charnus. Un soupir melliflu, un grondement perdu, et voilà que pour chacun l’autre devient l’élu. L’as-tu vu ? L’empyrée de nos corps de mille feux rayés. Dis-moi, comment puis-je te voir si belle ?

Épilogue.

Et soudain, comme un spectre entre en une maison, apparut, par-dessus le farouche horizon, une flamme emplissant des millions de lieues.

Signe en moi l’oeuvre de nos mots.
Pour toi, me voilà fait dévot.

Spoiler (Afficher)
J'ai tiré une gueule pas possible en me rendant compte que c'était déjà le vingtième texte que je publiais ici. Le vingtième fragment de l'électrique chuintement d'un coeur battant. C'est fou, je croyais jamais pouvoir tirer quoi que ce soit de plus qu'un simple plaisir divertissant à un jeu vidéo. J'imagine que j'ai eu tort. Ça va devenir redondant, à force, mais merci aux JDs qui font de DC un truc à part. J'y ai croisé tellement de pions fouillés, tellement de bons écrivains, j'y ai lu tellement de belles phrases que j'espère pouvoir continuer longtemps à contribuer un peu à tout ça. J'ai glissé ça et là plusieurs petits bouts d'un texte de Victor Hugo, "La comète", qui est absolument magnifique. Désolé pour le pavé. Et merci pour votre temps.

◊ Commentaires

  • Leander (0☆) Le 07 Mai 2019
    Il suffit de citer Victor Hugo pour me faire plus qu'aimer un texte ! Sublime smiley
  • Eaven (678☆) Le 08 Mai 2019
    J'aurais pas dit mieux que Leander. A rajouter quand même qu'il faut Victor Hugo ET ta plume, pour plus de magie encore !
  • Nick (251☆) Le 09 Mai 2019
    Mais ! Mais ! Mais c'est trop gentil, arrêtez ! Merci merci !
  • Kim (91☆) Le 10 Mai 2019
  • Nick (251☆) Le 11 Mai 2019
    C'est toi ♥
  • Akili (48☆) Le 13 Mai 2019
    Je suis nulle en poésie mais ça c'était joli. ( Ca rime.)
  • Nick (251☆) Le 13 Mai 2019
    Et t'as presque fait un alexandrin ! Merci merci !