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L’abat-jour et lent pouls

Ô qu’ils sont beaux, les contes de notre enfance. Mais qu’ils sont difficiles à tenir, les comptes de nos vies.
La nuit s’avance sans le savoir. Le savant, lui, s’éteint et fuit. Dans un monde où ne luit plus que sa monotonie. Mélomanie ni mélatonine n’y ferront rien : demain sera semblable à demain. Matin ou soir, l’espoir de chagrin mâtiné demeure caché. Lumière, lui meurt, ne le vois-tu pas ? Sombre et pâle, il sombre et parle. De ces temps révolus, de l’aimant biscornu d’un amant dévolu. Touché, foutu.
L’autre là bas sur un toit danse. Apôtre d’un combat qu’il mène dans la confidence. Des cons firent mine de l’ignorer. Déconfits tous subirent son règne. À l’ombre de leurs écueils il prend forme. Sur sa tombe d’un coup d’oeil on le voit, énorme. Et les normes qui tantôt le jour façonnaient se meurent dans un bain d’ombres en banquet. Présent laquais du chaos qu’est l’amour, l’abat-jour nous mit d’un coup K.O. au dernier tour.
Lent pouls propulse ce qui reste de vie dans nos veines à peine violacées. L’ampoule expulse sa lumière modeste dans le vide de nos peines voraces. Et l’illusion renaît qu’un coeur dans ce monochrome gris prend vie, qu’un corps sans hématome acquis revit.
Il ne faudra à l’abat-jour qu’une nuit pour d’une balle de plomb achever tout espoir. Il ne faudra à lent-pouls qu’un jour pour d’une balle, d’un dicton, lui redonner vie.
La peur est à l’amour ce que la pluie est à nos jours : elle nous freine mais jamais ne nous arrête.
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Perdu dans un carnet, au milieu d'une pile d'autres carnets, dans un appartement délabré. Merci pour lui !

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