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EDC de Nick

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Taedium vitae


Un réveil en sursaut, un direct dans la rate

Atrabile en ruisseau, spleen poète et plume ingrate

Le souffle court l'essoufflé court. Aux confins de la raison, à la rupture d'une saison. Parfum de cuvaison, la rue tue au creux des ondes. Crevaison des airs si las, sueur grasse dans le lit là, sur un drap couleur lilas. Le cœur en course, la frousse aux trousses, l'effréné tousse un sang rescousse. Le mur qui se rapproche, l'amour où se raccroche les derniers contreforts en encoche d'une roche hélas fantoche. Le souffle court, le soufflé tombe.

La cage prête à exploser sous la force du tumulte. Multitude d'horreurs en diaporamas succincts, succès apoplectique de la peur panique. Haletant quand l'étau se ressert. Ah, le temps des beaux vers aujourd'hui révolu. Place aux volutes fiévreuses d'un esprit voûté, aux rechutes piteuses d'un épris cassé, à ces minutes anxieuses de mépris acéré. Cloisons grises d'une salle immense, que poison brise d'une salve intense.

Poids du monde sur de frêles épaules écrase la ronde sous belle coupole. Compression thoracique, suffocation tragique. Espace d'âme disponible en réduction constante. Réfléchir jusqu'à flétrir, dépérir ou s'affaiblir. Pensées sombres sensées pondre l'oeuf parasite qui les espoirs dynamite. Tu as besoin d'air, crie, prie, arrache, déchire, ouvre là, cette chaire carnée qui te retient. Et déverse enfin cette visqueuse envie de rien.

Boire le calice jusqu'à la lie, qu'importe quelle ivresse contient le flacon pris. Puis retrouver la paresse d'un sommeil engourdi. Une minute seulement aura suffi à vider le corps dans un supplice. Muqueuses affreuses, lymphe noirâtre et moelle infâme gisent sur le sol troué des espoirs délavés. Hémoglobine éparpillée, et mon globe vit les parts pillées. Hémostase, les maux stagnent. Coagulation vermeille, demain sera mieux que la veille.

La nuit, tous les chats sont gris. Le jour, tous les chagrins sont nuit.
Entre ici, anthracite chagrin, avec ce qui se meurt dans l'épave dont tu n'oses parler.
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Pardon, Jean Moulin, j'ai joué avec un des plus grands moments de poésie de notre histoire. Pour le reste, merci pour votre temps. Bienvenue dans les rares nuits agitées du pion.

◊ Commentaires

  • Kim (91☆) Le 18 Janvier 2018
    /me papatte les cheveux soyeux du coiffeur en herbe.

    C'est à la fois triste, brusque et vivant. Tout ce que j'aime !
  • Reco (235☆) Le 18 Janvier 2018
    *souffle coupé*
  • Eaven (678☆) Le 19 Janvier 2018
    Cette gifle.