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II) Métempsychoses

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Extraits d'une oeuvre écrite par Ethayel, rédigée au fur et à mesure de sa vie, de l'évolution de ses sentiments, de ses histoires diverses vécues lors de son arrivée en ville, avant sa prise de poste d'Ordonnance au Militarium.
Ces différents textes peuvent donc constituer ce qu'on peut appeler un journal intime, datant au minimum de deux années déjà.
Une suite sera écrite au jour le jour, au moment venu, dès que l'ensemble de ces écrits "passés" seront édités. Attention, ces premiers textes appartiennent au passé d'Etha et ne reflètent absolument pas le présent !
Ces textes ne sont pas interprétables sauf si elle vous en parle directement.
Ce texte ne reflète en aucun cas l'humeur présente d'Ethayel.
~ Métempsychoses ~
Je crois perdre la raison, lentement, à petit feu. Je sens cette flamme de volonté se consumer au sein de ce brasero infernal qu’est l’oubli.
Je perds toute notion de combat, de survie. Il ne me reste des ténèbres que cette envie de grandir, et sûrement de partir… loin de cet enfer glacé, où mon désespoir jadis est né. Il y a toujours cette âme torturée, enchaînée à la roue du destin, qui par ses frivolités semble vouloir encore affronter cette dérision, cette élégie.
Par le jeu de ces métempsychoses cycliques, les tourments s’appuient sur une vigueur impalpable, désuète, qui rend leurs blessures frivoles. Je sens mon âme dériver au fil de ces pages jaunies, de cette encre coagulante désirant illustrer mes larmes de ses quelques rimes maladives.
Afin de cerner les innombrables méandres de cet éther maudit, les évangiles ne cessent de saigner de douleur face à la ténacité de ces résolutions moroses.
Nonchalants passagers de cette barque dérivante, les trépas oniriques me ramènent sans cesse à ce gouffre indéniable d’amertume, de regrets, de mélancolie. « Lui » n’est plus qu’un synonyme au mot douleur, elle n’est plus qu’une alchimie prohibée transformant la vie en une métaphore de la Camarde.
Les lignes fusent, les strophes coulent face à ce Malebolge strident, déversant ses hordes de poisons infâmes, au goût de requiem céleste, indigeste. Apportant avec lui des chants de miséricorde, le monde ne parait être qu’une goutte de cire, s’effaçant le long d’un candélabre de larmes. Les rimes aujourd’hui manquent à mon esprit, autrefois riches et pures, elles n’illustrent ce matin que solitude et abandon sentimental. Une peine débordante d’entrain, assoiffée de vengeance et de destruction.
De ces veines ruisselantes, ma volonté trouvera une ultime fois, cette hallebarde de disgrâce qui détruira cette obscurité envahissante, et montrera à ce démon ricanant l’étendue de la pureté qui illuminait autrefois mon cœur...

◊ Commentaires

  • Akasha (0☆) Le 15 Mars 2013
    Quand je lis tes articles je suis servie en émotion (Bravo)