Recherche

EDC de Enylwën

Bienvenue sur les EDCs de Dreadcast
Vous trouverez ici tous les articles rédigés par Enylwën

Cacher

Concours - Ivresse Passion et Plaisir

Première œuvre :
"Volupté fantasmagorique"


Deuxième œuvre :
"Un verre?"

  • Tu veux boire quoi ?


Je me sens un peu paumée, je la regarde, elle me sourit, sourire carnassier.
Mais mon jeune age, je n’ai que quelques jours depuis mon éveil, rend les signaux troubles.
Je la crois mon amie, on m’a dit qu’elle est bizarre, mais je ne comprends pas tout.
La serveuse, car elle officie dans ce havre dédié au temps perdu, me regarde et attends ma réponse.
Je ne sais pas quoi choisir, alors je choisi une boisson aux belles couleurs.
Son sourire s’accroît encore.

  • Je te l’offre, tu verras c’est un peu fort.


Une gorgée, non deux déjà, c’est sucré, ça semble bon, mais…
Un goût qui n’a jamais flatté mon palais. C’est drôle, on croirait un tremblement de terre, tout bouge, doucement, non, les objets entament une danse.. lascive.

  • Il faut le finir ce verre. Allez allez.


Elle a des crocs dans la bouche ? Non, elle est humaine, c’est pas possible. J’ai bien entendu quelques … Hein ? Je pensais à quoi encore ? Ah oui, finir ce verre.
A peine posé, aussitôt rempli.

Tiens, ses yeux dansent aussi. Tout danse en fait, et je tombe, sans chuter. Je me retiens au bastingage du bar. La houle tempête fort dans mon crâne.
Il ne m’arrive plus qu’un mot sur deux ? Sur quatre ?

Elle me parle, ça j’en suis sure, elle me sourit, m’attire à elle, et elle nous emmène ailleurs. C’est pas sérieux, avec cette tempête.
On a quitté le zinc, mais on est toujours dans le même local. Pourtant je ne suis pas sure qu’on soit arrivé à bon port.

Elle me repousse sur un canapé, pourtant elle est attirante, enfin, il parait. Elle est aussi effrayante en fait. J’ai peur, je crois, mais tout danse autour de moi. Elle se colle à moi, et j’ai jamais vu une sauveteuse qui me mette si mal à l’aise.
Elle me fixe de son regard, Ou je suis ? Ah oui. Une alcôve, une île déserte, personne autour.
Elle me dit des trucs, je comprends pas, je cherche surtout à pas me noyer moi, ça tangue tellement.
Elle m’embrasse je crois ? J’ai participé ? Je sais même pas.
Elle à une sacré étreinte, cool je ne me noierai pas grâce au radeau de fortune. Enfin, elle s’insinue en moi. Je suis perdue.

Qu’est ce qui se passe, elle m’a harponné, mais en fait, ça tourbillonne même la. J’crois qu’elle a un autre goût dans la bouche qu’elle me partage.
Ce liquide la, contribue à me noyer encore plus. Les sensations sont de plus en plus floues.
Agréables ? J’arrive pas à juger, un malaise me prend.
J’aurai envie qu’elle soit la, mais pas… je sais pas. Je voudrai respirer, je n’y parviens pas, pourtant je ne me suis pas noyée. Pas encore.
Elle m’ausculte parce que je ne vais pas bien ? Elle en lève mes vêtements en tout cas.
Elle me palpe, c’est ça elle cherche le mal qui me prend, c’est … gênant.

Chaud, frissons, je dois être malade.
Plaisant ? Gênant. Le malaise ne vient plus des boissons. Pas que. Je suis en mode automatique, j’essaie de l’imiter, c’est peut être ce qu’elle veut pour pas que je me noie.
Et la, sorti d’une tenture de l’alcôve, un monstre, hurlant.
Le malaise, la gêne… la peur.

Je ne comprends pas ou mal. Le Mâle, ses contours se font moins flous, je le connais. D’où ?
Ma tête ne répond plus vraiment, trop compliqué, trop de signaux. La succube et le monstres hurlant se disputent.
Il regardait. Il regardait…
Le malaise, la gêne, la peur… la honte ?
Il finit par partir, elle tient à terminer l’office commencé dans ce temple de perdition.
Je ne comprend toujours pas. Ils sont ensemble mais il part ? Et pourquoi elle se remet à l’ouvrage sur moi ?

Le reste est encore plus flou, seul les sentiments restent. Je crois qu’elle m’a emmené au fond, et que je me suis noyée ce jour la.
Le malaise, la gêne, la peur et la honte sont devenus les compagnes indéfectibles de ma vie. Avec une culpabilité que la noyée ne saura jamais éteindre.


Troisième œuvre :
"La parole du cœur"


Quatrième œuvre :
"Doux baiser"



Cinquième œuvre :
"Mon interprétation"


Sixième œuvre :
"Une histoire"
Moi, je les observe.
Ils sortent par milliers, depuis des dizaines, et des dizaines d'années. Ils peuplent nos rues, finissent dans nos égouts, les bas fonds, les taudis abandonnés, habitant avec les rats, finissant leur courte, maigre, et insipide vie comme elle a commencé : Sans âme.
Ils sont là, devant chez moi. Sans but.
Certains ne tiennent pas longtemps ; Quinze mille crédits, c'est énorme pour certains. Assez pour mériter la cuve, parfois même de la torture, si ils s'obstinent à résister.
Une épreuve dure, gravée au fer rouge, à même la mémoire encore brûlée à vif.
Nécessaire ? Peut-être bien, qui sait; Notre Secteur accueille des battants. Des erreurs, des renégats, des forts.
Tout ceux-ci n'étaient pourtant, au début, qu'une presque même entité. Sans but, sans âme.
Rôdant au gré des envies, selon les affiches publicitaires lumineuses : Bien sûr, tout est trop chère. Tout est toujours trop chère.
Pourtant, peu à peu, un phénomène rare se développe, chez certains de ces individus. Ils retiennent, apprennent, se forgent.
Que ce soit le voisin alcoolisé ou défoncé, l'Impérial qui ne vient jamais sans ses dizaines de ruches en renforts, ou bien même le fouilleur qui n'aime pas partager son terrain.


La Mort. La Mort forge, malgré tout. Elle permet d'endurer, de comprendre, d'apprendre. La Mort est parfois nécessaire, pour évoluer.

C'est ce phénomène là, l'étrangeté ; L'évolution. Qu'est-ce ? Les IA et leurs choix parfois hasardeux ? Les pseudos Rebelles anarchistes, et leurs idées stupides ? Les combattants enchaînant cuves sur cuves, jours après jours, sans même avoir la moindre idée de ce que ça inflige au creux de leur crâne ?
Ou encore, les uns, et les autres, amorphes, au bord d'une ruelle douteuse, avec la mâchoire brisée, ou simplement sans autre endroit où aller; Car, oui, fut une époque où ceux-là n'avaient pas d'aide.
Tout a un commencement.

Et pourtant, nous sommes Immortelles. Tous, sans exception. Nous pourrions vivre des décennies, et des décennies.


Mais moi, je les observe. Tous, autant qu'ils sont. De la stupidité personnifiée, jusqu'à la grandeur d'âme aux abymes infinis.
Cette place me plaît. Spectateur, de l'Humanité et ses défauts, ses qualités, jusqu'à ses Hontes.
Chaque parcelle de l'Homme est un puit sans fond. Plongez votre main, mais ne pariez pas sur ce que vous allez trouver ici-bas. La pire des Immondices, ou le Bienfait tant attendu.
Qui sait, peut-être bien rien de tout ça.
Plusieurs fois, j'y ai plonger la main. Pourtant, pas une seule fois, je n'ai pas regretter ce choix. Peut-être est-ce la malchance, depuis, comprenez-le ; J'observe.

Chacun de ces petits êtres, au pied de mon immeuble, mène sa propre vie. Tandis que moi, perchée dans ma tour sans fin, je ne cesse d'apprendre.

L'évolution, oui. C'est bien cela. Cette chose, cette chance, que certains n'ont guère le temps de découvrir, ou bien même de connaître, peu importe, cela revient au même.

Mais, sachez-le, Rebelles.
Lorsque je me redresse, de mon fauteuil, et que mon regard se porte par-delà les murs, jusqu'à atterrir en Marran..
Oh, si vous saviez.
Je deviens hilare.

Parce que là, je cesse d'observer, et je constate.
Je constate que l'évolution, nous la représentons.

Je constate, que notre ennemi, si faible soit-il, ne cesse de régresser exponentiellement, depuis une décennie.

Ainsi, Rebelles, je vous apporte ma constatation.
Je ne suis Personne, je suis l'un d'entre vous. Votre voisin, votre frère, soeur, mère..
Et pourtant, il fallait que je couche mes mots, tant ces mots sont durs à prononcés ;

Depuis une décennie, j'observe.
Depuis une décennie, l'avancée Rebelle ne cesse de prendre de l'ampleur.
Tandis que, une décennie suffit, a effondrer cet Empire insipide.

Chers Rebelles, en ces mots, je vous annonce notre Victoire.

Cependant, sachez-le ; Mon Immortalité ne prendra fin, que lorsque le dernier Impérial verra sa puce brisée.
Là, mon Immortalité prendra fin, ainsi que ma tâche.
Rebelle, nous sommes un Tout, une Finalité, l'Evolution. Nous sommes, ce que l'Empire craint, et craindra, jusqu'à ce que son dernier souffle ne vienne, tandis que la Lame Rebelle s'empiffrera des entrailles encore chauds, de cet Empire agonisant.


Septième œuvre :
"Lippes"


Huitième œuvre :
"Instant Skiwirotique"


L'avis des jurys :

Jury mystère

L'œuvre la plus originale : [N°6] Une histoire
L'œuvre la plus lyrique : [N°2] Un Verre?

Coup de cœur : [N°1] Volupté fanstasmogorique

Mon avis sur vos participations :

[1] Volupté fantasmagorique : Sans absolument aucun doute la meilleure œuvre du concours de mon humble avis. Une sensibilité sans pareil qui de ma petite interprétation me laisse très songeuse. On ressent le désastre de l'impureté général qui pourtant nous tente chaque jour de s'y abandonner pour ne plus jamais en sortir. C'est ce qui rend la chose magnifique. Ce petit monstre a grande dent cherchant a nous dévorer jusqu'à ne devenir que l'ombre de nous même, retenu par ces pauvres ficelles telle une marionnette, le corps en inertie. Bravo a toi, c'est ce que tu m'as inspirée ou ce que j'ai bien voulu voir, qu'importe, tu es mon gagnant rien qu'a moi ! Elle aurait sa place en œuvre la plus lyrique aussi, mais il faut laisser un peu d'espace quand même. Tu comprendras j'espère.

[2] Un verre? : Terrible, loin d'une violence inouïe, mais pourtant effrayant a lire, une violence passive, c'est le mot juste. J'ai pu moi même ressentir la honte que tu as pu éprouver a travers ce pan d'existence. La honte d'apprécier une chose monstrueuse malgré soi, les signaux du corps prenant le pas sur l'esprit, désabusée. Un texte tout en noirceur que nous avons la. Et on sait oh combien, nouvelles qu'on puisse être, il est facile de tomber dans le filet des monstres qui peuple nos rues. Peut-être suis-je bien a coté de la plaque, mais le fait que je puisse me questionner sur les sentiments personnels qui ont été ajouté a l'œuvre désigne la qualité de celle ci. Bravo Lyrique, je te fais ta petite place, tu remercieras l'anonyme pour l'argent d'Enylwen.

[3] La parole du coeur : L'un des grands dangers de notre belle Cité. A première lecture, j'ai eu du mal, a seconde lecture, je me suis laissée porter un peu plus loin et j'y ai reconnu quelques craintes personnelles. Phrase magnifique : "Inexorablement chronophage et réellement plaisant". Attention a vous, qu'il est facile de se laisser vivre en consommant encore et encore sans jamais être rassasié, ou peut être justement trop pour réussir a digérer ensuite, alors on grossi encore et toujours plus loin. Prenez garde. Belle œuvre.

[4] Doux baiser : C'est chouette. La représentation se suffit a elle même et permet de se conter l'histoire comme on le souhaite, chacun ayant son avis sur la question, j'aime bien. Du début; au premier baiser, descendant lentement mais surement vers la fissure irréparable de la déception qui pour les plus extrêmes se termine alors dans le sang... L'entre deux a pourtant sans nul doute été une histoire extraordinaire que nos deux protagonistes retiendront bien longtemps au cours de leurs vies. Plus qu'a imaginer les dessous de cette tragique péripétie ! Œuvre très sobre mais c'est suffisant.

[5] Mon interprétation : J'avoue que je n'ai pas du tout été réceptive. On a ici, de mon interprétation, l'œuvre la plus primaire qui puisse représenter le thème du concours. Pas de faux semblant, pas de "chichi", ici on est la pour *insérer une grossièreté*. Pourquoi pas, c'est une manière de voir la chose, pas de double ou triple sens. On rentre, on sort, ni vu ni connu et bim bam boum badamoum. Pouf. Dopamine au repas, miam.

[6] Une histoire : Mon œuvre la plus originale du concours. Pourquoi ? Ici, dans le thème en question, nous avons le point de vu de l'observateur et non plus des acteurs. Qui met en évidence le monde nous entourant comme vecteur a lui seul de l'ivresse, la passion et le plaisir pour finir par trouver refuge dans une représentation désigné, peut être même construit, de tout ce qui ne va pas en ce monde; l'Empire. Un choix que je jugerais sous l'impartialité la plus totale mais qui mérite sa petite mention malgré tout ! Parce qu'il est plus facile de trouver un coupable que de se remettre en question, et si l'humanité dans sa globalité toute entière était le bras armé de la passion, sanglante comme sensuelle, qu'importe son environnement ? On s'enivre de violence, autant suivre le mouvement et se régaler jusqu'au bout. Plein de sang, exquis. C'est tragique en réalité.

[7] Lippes : Je suis très vilaine pour cette image première qui m'est venue en tete... une femme se délectant des parties intime d'un beau male. Oups. Voila c'est dit. Désolée, je ne peux pas vraiment te dire que j'ai compris tout ce que tu essayes de transmettre ni juger cette œuvre a sa juste valeur... Ma faute. Ne m'en veut pas. Heureusement je suis anonyme, tu ne pourras pas venir me cuver !

[8] Instant Skiwirotique : Très réussi dans son apparence, les contours du "cadre", c'est typiquement une œuvre a plusieurs dimensions pour moi. Le classique du bar sans jugement, décontracté, ou chacun peut venir y boire sa petite boisson agrémenté d'une petite danse érotique. Je salue d'ailleurs grandement le titre "skiwirotique", j'ai étiré un jolie sourire en le lisant. Explosion de saveur a l'intérieur d'une bouteille. Fais en ta pub et ouvre un bar avec ce panneau holographique en guise d'accueil, vous ferez un carton ! Plus que le Pinatubo oui oui !
Ma conclusion sur le concours :
De bien belles interprétations que nous voila. Félicitation a tous et toutes pour vos efforts, et je suis giga méga contente de voir autre chose que du texte en continue. Première expérience de ce type. Et j'en profite aussi pour m'excuser a l'avance si j'ai loupé ou portée atteinte a votre travail en l'interprétant autrement que le message initial destiné. C'est dit. Gros bisous sur les joues d'Enylwen, j'ai juré. WOW. Merci a toi, c'est quand que tu redeviens blonde steuplaiiit ? Bisous aux autres Jurys aussi, mais moins baveux pour eux, le bisou. Et tout plein de câlins aux participants.



Léonie

L'oeuvre la plus originale : [N°4] Doux baiser
L'oeuvre la plus lyrique : [N°8] Instant Skiwirotique

Coup de coeur : [N°4] Doux baiser

Mention spéciale : [N°69] Enylwën


Mon avis sur vos participations :

[1] Volupté fantasmagorique : une œuvre stratifiée techniquement aboutie démontrant que l'artiste maîtrise ses outils. Cependant, il s'agit d'une filière dans laquelle s'engouffrent de nombreux artistes.

Une âme errant, torturée par ses démons, expulsée dans les confins d'un infini aux contours incertains. L'émergence des thèmes imposés n'est pas évidente bien que la posture extatique de la suppliciée échancre des perspectives. Une tendresse particulière pour la banshee qui se détache dans l’arrière plan.

[2] Un verre? : un témoignage épuré immersif et vif qui ne coïncide pas forcément avec les thèmes imposés. Une posture trop passive, où la proie subit plus qu'elle ne vit. « Malaise, gêne, peur, honte et culpabilité » composent un cocktail savoureux. Une relecture plus attentive aurait permis de gommer quelques fautes évitables.

PS : un succube et non une succube, une méprise récurrente.

[3] La parole du coeur : un acrostiche écarlate (qui induit une contrainte qu'il faut assumer) en guise de hameçon; une police agréable, un texte enchâssé dans des enluminures, une illustration (qui m'inspire moins mais présente, les couleurs rouge et noir pour épouser celles du texte auraient été indiquées): la mise en forme de cette œuvre est la plus aboutie.

Opter pour une poésie est un choix audacieux car l’exercice s'avère périlleux, induisant de la fluidité, de la musicalité, un sens inné de l'équilibre. Le défi est en partie réussi. Aurais-je moins compartimenté les thèmes, ciblant une approche plus fusionnelle?

[4] Doux baiser : Le réceptacle, maculé de sang, n'est pas brisé mais fêlé; comme celle ayant signé son forfait? Le titre, en décalage avec l’illustration, enrichit la palette des interprétations. Les trois thèmes fusionnent et la synthèse est réussie. Une œuvre sans fard et brutale qui inspire une histoire, canalisant les interprétations.

[5] Mon interprétation : une œuvre sans ambages épousant une palette chromatique qui m'inspire. J'aurais accentué la sensation de tension du corps: cambrure plus prononcée (optant pour une autre posture), fibres musculaires mises au supplice trahissant un investissement physique intense. Du premier degré qui flatte mes rétines mais dont le message manque de subtilité.

[6] Une histoire : ce n'est pas l'Empire qui agonise mais la thématique qui n'est pas respectée. Un hors-sujet rédhibitoire.

[7] Lippes : anguleuses, dévorantes, suintantes; une coulée de chair. Il se dégage un caractère implacable, imaginant cette bouche avide, tordue par l'effort, dont une lèvre ploie quand ornée d'un trophée. Un style plus iconoclaste donc rafraîchissant, un tantinet synthétique cependant.

[8] Instant Skiwirotique : une éjaculation éthylique couplée à une inversion des pôles tordant les clichés, la femme parée de bleu, l'homme arborant le rose. La sainte bouteille est contenue dans un tabernacle marqué par le sceau du couple. La matière est siphonnée quand leurs corps se délitent. Le duo, dos à dos, se retrouvera au cœur d'une promiscuité moite, aspiré par un désir irrépressible, se retirant hors du cadre pour consommer une troublante alliance.

Un verre, ça va; une bouteille, bonjour les ébats.

Ma conclusion sur le concours :
Une palme pour Instant Skiwirotique et deux accordées à Doux baiser, ainsi tombe mon couperet. Ceci me permet de dégager une hiérarchie.

J'ai privilégié le respect des thèmes imposés et ces œuvres en épousent au plus près les contours. Doux baiser propose la meilleure synthèse en abattant la carte de la simplicité, affichant une efficacité redoutable.

Je remercie tous les participants qui n'ont pas démérité et je les invite à poursuivre en peaufinant leur art. Un artiste accompli est la conjugaison de plusieurs éléments: un talent inné, un travail acharné, une sensibilité exacerbée, la faculté à capturer l'air du temps et à se projeter en tant qu'avant-gardiste.

Surtout, dans le cadre d'un tel concours, veillez à ne pas perdre le fil, à canaliser vos visions en respectant les thèmes imposés. C'est un exercice particulier, le concédant, induisant une rigueur à acquérir; c'est formateur. Cette dernière caractérise les artistes d'exception.



Enylwën (Eny')

L'oeuvre la plus originale : [4] Doux baiser
L'oeuvre la plus lyrique : [3] La parole du cœur

Coup de coeur : [5] Mon Interprétation

Mon avis sur vos participations :

[1] Volupté fantasmagorique J'adore, le mariage des couleurs est intelligent, les silhouettes qui se dessinent dans ces tâches de couleur vives. Je ne sais pas exactement comment décrire le sentiment quand je l'ai vu la première fois, mais j'ai pris plaisir à l'observer pendant de longue minutes!
J'adore avoir une seconde lecture différente de la première quand je contemple une œuvre, la tienne m'a permis d'le faire.

[2] Un verre? Une histoire qui me parle, un discours simple, sans grandes tournures de phrases abracadabrantesque, j'aime bien ! Ceci dit je trouve que le sujet de base a été compris, mais peut-être pas utilisé de la meilleure des façons pour valoriser le bar! J'ai quand même adoré.

[3] La parole du cœur Aïe aïe aïe... De la poésie! Ce n'est pas ma tasse de Cafey! Mais le visuel m'a attiré l'œil, c'est graphique, propre, bien aéré... Et je crois que c'est ces petits détails qui m'ont donné envie creuser à l'intérieur de l'œuvre, et à ma grande surprise, j'ai kiffé! Je pensais que Sneni était la seule à pouvoir me faire lire de la poésie (vous savez, les obligations de couple quoi...) et bien, tu m'as fait mentir. Merci!

[4] Doux baiser Aucuns mots, mais pourtant une histoire qui se comprend au premier regard! Ce verre fêlé représente t'il le cœur de celle qui l'a maculé de sang? On s'imagine pleins de scénarios, le thème est compris, magnifié.
Rien à dire, simple, efficace, tout y est ! Ca ne sert à rien d'écrire trop quand c'est bien fait, on admet et on passe à la suite. Bravo à toi.

[5] Mon interprétation Rah, quel dilemme... J'adore tout autant que la première œuvre, le monochrome c'est si kiffant! Les formes aguicheuses ne font que donner envie de laisser ses yeux se perdre et s'abandonner au plaisir, succulent!

[6] Une histoire Superbe texte en vrai ! J'ai adoré, mais je n'ai pas eu la sensibilité pour trouver le raccord avec le thème "Ivresse Passion et plaisir", navrée si j'ai raté quelque chose! Il me tarde de voir ta prochaine participation!

[7] Lippes J'aime le style très différent que tu as pris. Elle se démarque des deux autres œuvres visuelles par son style! Un style plus pastel, plus simple, plus géométrique, mais pourtant si suggestif. On ne peut pas avoir que des gagnants, mais j'aime énormément ta prise de risque.

[8] Instant Skiwirotique J'aime pas l'skiwi! Mais j'adore l'design! Cette participation est la promesse d'un bel avenir au sein du concours, j'espère que tu ne t'arrêteras pas là. Merci pour ce moment de contemplation.
Ma conclusion sur le concours :

Un thème pimenté pour promouvoir le Pinatubo ! Merci à Léonie pour s'être prêté à l'exercice! J'espère que le bar et son équipe apprécieront les œuvres que vous nous avez proposé!

Je suis agréablement surpris de voir autant d'œuvres différentes, et des créations graphiques qui plus est ! Je suis ravie de voir que des nouveaux créateurs viennent se prêter à l'exercice! C'est une preuve motivation supplémentaire de voir que les jeunes s'y essaient !

Nombreux, vous avez tous produit des œuvres d'une belle qualité! Que les artistes continuent de nous éblouir de leurs créations visuelles, mais aussi de leurs écrits, ou d'un habile mariage des deux.

Merci les Rebelles! Vous gérez, j'ai juré!



Klëpp

L'oeuvre la plus originale : [N°3] La parole du coeur
L'oeuvre la plus lyrique : [N°3] La parole du coeur

Coup de coeur : [N°1] Volupté fantasmagorique

Mon avis sur vos participations :

[1] Volupté fantasmagorique : Y'a-t-il vraiment quelque chose à dire ? Le style m'inspire, le style respire. Le style m'absorbe, le style m'accroche. Alors je me laisse avoir par le premier plan puis l'arrière-plan m'apparaît. Tout deux sont sublimes et me transporte, je me laisse faire agréablement.

[2] Un verre? : C'est dans le thème mais ça ne m'a pas convaincu plus que ça malheureusement, rien de personnel avec l'auteur qui m'est bien évidemment inconnu. J'aurai aimé être surprise davantage. A une prochaine fois je l'espère.

[3] La parole du coeur : Là en revanche, il y a tout et à commencer par un vrai effort fourni dans la mise en forme, putain mais CONTACTE-MOI et je t'embauche pour du taf !! Qu'est-ce que t'attends ?!

[4] Doux baiser : Il manque un titre qui me permet de te mettre dans le podium, enfin une catégorie pardon. T'étais pas loin et j'ai le seum, moi aussi j'voulais de ce baiser coulant et fracassant mon esprit.

[5] Mon interprétation : Parfait dans le ton du thème ! Mais pas dans le ton pour m'éblouir ! Trop cliché ! On sait que le Bar attire le sexe, pue le sexe, rayonne le sexe !

[6] Une histoire : C'est une belle histoire je pense qui ne s'inscrit pas dans mon cœur pour le coup. J'attends d'être subjugué, c'est un coche manqué, il y en aura d'autres.

[7] Lippes : Joli, agréable et chaleureux mais insuffisant face à mon coup de cœur !

[8] Instant Skiwirotique : Une E-smog pour unifier le tout ?! C'est trop pour moi ! Il manque cependant un petit quelque chose pour basculer vers une œuvre complète.
Ma conclusion sur le concours :

Pas mal surprise dans l'ensemble, ce fut une nouvelle session prometteuse ! J'ai hâte des prochains concours et hâte de revoir l'ensemble des participants donc minimum 8 œuvres !
Créez, créez. Aucun impérialiste ne pourra décrier notre secteur. La culture projette notre liberté, vous en êtes les rouages et nous avons besoin de vous.
Merci à tous pour votre participation et pour nous faire rêver.
Qu'importe que vous ayez gagné ou non, là n'est pas le but.
Votre temps consacré au concours est utile à notre Secteur, encore une fois merci de tout cœur.



Sneni
Prix spécial sur la "Parole du Coeur":

Poésie et arts visuels s'entremêlant, et avec ça, un acrostiche... Fortiche ! Comme un refrain bien entêtant, parfums de tendresse, de bordel, un peu, beaucoup, passionnément. Enfin, si j'avais dû vraiment pinailler (mais je ne serais pas Sneni sinon), peut-être un petit point de vigilance sur le nombre de syllabes. Ceci dit, en version déclamée - je m'y suis essayée - ça passe très bien. Je ne m'étends pas plus loin, pour moi nous sommes proches du sans-faute, superbe découverte sur laquelle je pose mon sceau sans hésiter.



Yaël
Prix spécial sur la "Volupté fantasmagorique":

J'ai eu peu de temps pour pouvoir m'investir entièrement dans ce concours, mais j'ai été subjuguée par cette œuvre, et je compte bien te remercier! Bravo à toi!



Les prix :

En fonction du nombre de vote des jurys, nous avons départagé la somme totale des prix pour récompenser nos artistes.

L'œuvre 1 reçoit : 250K + Prix spécial pour avoir été nominée 2 fois!
L'œuvre 2 reçoit : 125K pour avoir été nominée 1 fois!
L'œuvre 3 reçoit : 375K + Prix spécial pour avoir été nominée 3 fois, notre grand vainqueur n°1!
L'œuvre 4 reçoit : 375K pour avoir été nominée 3 fois, notre grand vainqueur n°2!
L'œuvre 5 reçoit : 125K pour avoir été nominée 1 fois!
L'œuvre 6 reçoit : 125K pour avoir été nominée 1 fois!
L'œuvre 7 reçoit : 50k en tant que lot de consolation pour avoir participé au concours, on attend ta prochaine participation!
L'œuvre 8 reçoit : 125K pour avoir été nominée 1 fois!

Merci aux participants de se rapprocher de moi (Enylwën) pour savoir comment vous souhaitez récupérer votre argent! L'Argent qui ne sera pas récupéré pour X ou Y raisons, sera remis pour la cagnotte du prochain concours.

A tous les Écureuils, un grand merci !
Et surtout, à très bientôt pour un nouveau concours!

◊ Commentaires