Recherche

EDC de Elvire

Bienvenue sur les EDCs de Dreadcast
Vous trouverez ici tous les articles rédigés par Elvire

Cacher

La fin d'une époque. (Non référencé)

Si je bois si peu l'alcool que je sers c'est parce que je suis déjà ivre de vie ~
Ca y est, les choses sont faites, la fin est actée : j'ai quitté le bordel dans lequel je m'étais retrouvée ... au sens propre.
Je viens d'avoir quatre ans.
Il arrive dans la vie, même de l'elfe la plus grande et dépravée que tous les secteurs n'eurent jamais porté ou celle-ci se prît d'ambitions, plus grandes et nobles que de travailler dans un boxon.
Il était là. Mais ce n'était que dans un grand fracas émotionnel chaotique que j'avais finalement succombé à son appel... Il n'attendait que moi c'est certain. Ce jour fatidique et prometteur qui s'offrait à moi comme un couloir pleins de portes... Comme un batiment abandonné remplit de caisses et de commodes à fouiller ! Et j'avais envie de tout ouvrir ! De voir ce que la vie me réservait désormais.
J'avais eut mon lot de peines, n'allez pas croire que mon entrain fut encore celui, candide et béat, du jeune démoulé.
J'avais été trompé, égorgée, humiliée, pourchassée, violée, volée, insultée, moquée, ignorée, délaissée.
J'avais fini agonisante plusieurs fois, l'acide me rongeant la chair et les os, se frayant moulte sillons dans mes entrailles. Surement la mort la plus douloureusement lente que j'avais expérimentée.
J'entendais même parfois les pas et les voix de l'ennemi arpentant les sous-terrains, passant près de ma dépouille pas tout à fait sans vie encore. S'amusant de mon supplice sans daigner l'abréger parfois.
Je m'étais ridiculisée. J'avais perdu des amis. J'avais eu le coeur brisé.
Mais j'avais continué! Je m'étais redressé. J'ai souris encore ! J'ai ri encore ! J'amusais toujours. Je blaguais pour ceux qui riaient et parfois j'en mourrais ; mais pas de rire. Fière et me donnant l'air inébranlable de celle qui a une foi absolu en elle. Toujours à la recherche du bon mot, de la galèjade, du trait d'esprit ou de la gauloiserie.
Et ils y ont cru, tous autant qu'ils sont.

◊ Commentaires

Aucun commentaire