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EDC de Asajj

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20. Stupeur et Sentiments

« Il faut avoir eu la crainte de perdre un amour ou l'avoir perdu,
pour en connaître tout le prix. »

[Honoré de Balzac ; La femme abandonnée (1833)]
Le 4/288.3 au X Rue Hector Calver
L'ascenseur l'avala pour la recracher plus tard au dernier étage de l'immeuble. Elle traversa la première porte sans prendre peine à tendre la main pour l'ouvrir, la seconde s'entre-ouvra également devant elle. L'odeur qui envahissait les murs de l'endroit était celle de la poussière prisonnière du parfum à l'amande caractérisant que trop bien la propriétaire des lieux. Le silence marqua la fin de son règne alors que l'IA de l'appartement se déploya de tout son binaire, vacillante, au milieu de la pièce principale.
"Bienvenue, Madame Velka."
La cyborg ignorant la création holographique - qui pris alors la peine de disparaître après l'infraction de la bleutée - se vit aspirée par la baie vitrée qui longeait inlassablement l'espace de vie, et puis par ses propres pensées.


Courir, courir pour mieux mourir...


Courir à perdre haleine, sans désirs et sans peines. Courir pour fuir, les cheveux au vent, le coeur palpitant, le corps vibrant. Se libérer de tes tortures, de tes coups bas, de tes mensonges. Chasser les ombres sur le passage, fermer les yeux. Courir pour oublier, pour ne plus aimer, pour dépasser les âmes et les idées, pour mieux chercher. Mais chercher à courir, encore plus loin, défier les murs, rater le terminus ~ tout le monde descend - et sans élan. Continuer, encore, trottiner avec ton image, celle qui peuple ma solitude, celle qui m'empêche d'oublier même après tout avoir essayé.


Voler et virevolter... enfin, sans fin.



Courir... pour enfin tomber, comme une plume sombre, un peu terne, trop abîmée. Virevolter à travers ciel, néant, choir sans jamais se heurter. C'est elle la Cassandre, cette folle et ses idées. Celle qui m'a donné l'envie de vivre, de glisser dans les vents, de me laisser porter. La vrai plume qui hante mes nuages, que je suis seule à voir et regarder. Les yeux rivés sur tes rivages, sur tes frusques qui ne représentent jamais assez bien ta beauté. Toi qui me fait danser, valser, sur chaque rejets, pour mieux flotter au dessus de la poussière, pour mieux rêver, et mieux penser. Je ne suis pas grand chose, juste ta muse et ses projets, celle qui ne verra jamais venir l'heure où il faudra commencer à t'aimer.


Alors je me perds à travers les fourmillements de la cité...
Je ne regarde plus ce que j'aime, mais juste ce qu'il y'a à changer...
Cette idiote avec ses plantes, ses prothèses, et trop peu d'ingéniosité.
Celle qui devrait arrêter de courir, de chercher, de voler.
La vieille cyborg qui perds la tête...
Et qui devrait commencer à marcher.


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