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EDC de Asajj

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2. Nécro-Flash


J'm'étais adossée au mur délabré d'une ruelle sombre, quelque part entre l'Impasse et l'Club, fondant parfaitement dans l'décor sombre des ruelles qui puaient la merde et l'moisi. Il suffisait d'un peu d'cuir et d'un couvre-chef dans l'coin pour s'fondre rapidement dans la masse et passer inaperçu. Mon implant oculaire ciblait et enregistrait vaguement les images du coin ou j'patientais, et moi j'râle parce que j'avais pas envie d'avoir des images d'bouteilles abandonnées, d'capotes usagées, ou quelques bras d'androïdes arrachés dans la tête en m'endormant l'soir.
J'matte les passants dépasser l'bout de ruelle dans laquelle j'me cache, l'rendez-vous de 15 C.H est en r'tard. Il avait interêt à avoir l'fric pour la vente. J'suis pas là pour faire joli, j'suis surtout là pour vous donnez l'impression d'avoir des couilles quand vous reniflerais quelques belles lignes de Flash devant les danseuses du Club et pour qu'elles espèrent que vous en ayez quand elles vous guiderons vers les chambres à l'arrière.
Il est là. Ca s'remarque facilement un client parce que ça r'garde toujours trois fois de gauche à droite avant d'foutre les pieds dans la ruelle du rendez-vous. Ca s'chie d'ssus pour un gramme de Synthé-Coke, et après ça va traiter tout l'monde d'fiotte en entrant dans l'rad'. J'vous jure, les humains sont loin d'être en évolution dans c'te trou du cul d'la ville. Mais bon, tant qu'on m'paye...

" T'as quoi ? "
Et allez, ça dit même pas b'jour...!

- Comment ça j'ai quoi ? Tu m'as pas envoyé un m'ssage pour un demi de Smash ?

" Ouais nan c'était un pote qui cherchais. "
Il se fout de ma gueule là ?

- Tu t'fout d'ma gueule là ?

"Mhf, bah quoi ?"

- Tu donnes pas mon blaze à n'importe qui d'jà. Et puis t'as commandé un demi, tu payes pour un demi. 2 000. Fait téper.

"Bordel t'es sérieuse ?"
J'avais l'air sérieuse.

"Bon... Tiens."

Il m'refilait quelques billets bleus un peu froissés. J'ai levé le museau vers lui, désignant d'un air hautain le bout de la ruelle après lui avoir glissé le petit sachet de poudre dans la main.

- Casse toi.

J'ai attendu qu'il quitte la ruelle pour grommeler et ranger l'bifton dans ma poche. Un geste rapide pour recouvrir ma casquette de ma capuche et c'est à moi d'quitter c'trou. Prochain rendez-vous. J'attends celui qui aura des couilles.

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