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EDC de Aellô

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BaDream

Avachie sur le pouf dans un état semi-conscient, une main se lève avec flegme, glissant ce qu'il reste de la psycho'rezo entre ses lèvres.

Si elle s'était sentie paniquée, au bord de la crise de nerf et sans repère à la sortie du centre de clonage, elle avait su peu à peu respirer de nouveau.

Combien de jours maintenant ? ... Elle ne les compte plus.

Ses lèvres se pressent contre le filtre lorsqu'elle tire une dernière bouffée de l’élixir mentholé.

Naviguant dans l'univers onirique, ses pupilles dilatées contemplent un paysage bardé d'épais nuages sombres aux reflets de nacres. Différents feux follets aux couleurs multiples illuminent l'atmosphère, virevoltant dans les cieux qui les entourent. Pas de haut, ni de bas ; seulement l'espace infini.

Sans accro.

Ou presque...
Aellô !

D'un geste agacé, cette dernière se débarrasse de la clope.
... Laisse-moi tranquille...

L'horizon perd de son éclat sous l'humeur de la vautour, pendant qu'elle va pour enchaîner son autre partie dans les limbes.
AAAAAELÔÔÔÔ !!!

La rage de l'appel le fait se répercuter en tout sens, laissant dans son sillage toute le désespoir et la détresse ressentis.

Les yeux s’écarquillent aux souvenirs des visions communes, gonflant la brise en courant d'air qui se met en quête de souffler toutes les lueurs.

D'un geste tremblant, elle porte ses doigts pour effleurer la fine peau de la gorge.
Tu n'as pas le droit de me déconsidérer !
Murphy...

Elle déglutit péniblement bien qu'énervée, la sensation d'être serré l’oppresse, lui faisant retirer son collier de cuir.
Non... tu n'as pas le DROIT !!!

L'air lui manque et elle se relève le corps vacillant. L'espace n'est plus qu'un champ de vision sombre, d'où s'élève une vague de smog en approche.
Murph..
NON ! J'en ai, marre tu comprends, MARRE ! J'ai besoin de respirer, j'ai besoin de Voir ! Et. Et aussi de Toucher, de Goûter et
Ferme là !

Aellô s’essouffle dans ses dernières paroles.

Elle essuie un filet de sueur sur son front d'un revers de bras, et pose ses yeux sur le brouillard dans lequel elle flotte.
Le corps moite et frissonnant réagit avant que la conscience saisisse ce qu'il se passe.

Dans une prière, elle se retourne pour faire face à la bête mécanique et ferme les yeux.

Le regard rouge luisant de la créature se plisse. Elle laisse tomber de sa gueule d'acier un os et se rétracte, bondissant dans l'instant sur la vautour qu'elle plaque à terre dans un bruit sourd. Les griffes s’enfoncent dans le corps moue, écorchent les chairs pour en peler la peau, elle mord à pleines dents la chair et sucera les os...

Reprenant ses esprits, la vautour se redresse d'un bond le visage sur une grimace douloureuse face à la réminiscence du songe d'après cuve. A moins que ça ne soit son cou griffé par endroit.
C'était donc à toi ...

Tu dois me laisser respirer, j'en peux plus !

Non ! Avec le bar et le reste je

Personne ne s’inquiétera et tu le sais ! ... Combien de temps tu vas tenir si je décide de me rebiffer ? Tu t'enfumes pour m'étouffer. ... Ne te voile pas la face, même si ce n'est pas que pour ça ...

...

La vautour soupire, bien obligée d'admettre que ça ne pouvait pas continuer ainsi.
Quelques heures ...

Elle se redresse sans grande motivation.
Tu m'emmerdes Murphy..

... Merci.

Je vais soigner ça avant.

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