EDC de April
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Cacher
Le gentleman au papillon.
Le gentleman s'arrêta devant les grilles protégeant une énorme bâtisse.
Posant un instant le bouquet de fleurs de synthèse sur le sol, il mit un point d'honneur à lisser son costume. Tissé dans une matière qui respirait le luxe, il mettait en valeur le corps du jeune éphèbe juste assez musclé pour séduire la moitié de la population féminine. Mais, plutôt timide que dragueur, il était loin d'en profiter. Ses doigts s'attardèrent sur son noeud papillon rouge, reprenant des gestes familiers, comme pour se rassurer.
Il était parfait, tout était parfait.
Il vérifia le contenu de ses poches avant de ramasser le bouquet de roses qu'il devrait mettre dans de l'eau en arrivant. Il péchait déjà en offrant des fausses fleurs, si en plus ces saletés fanaient aussi vite que les vraies à l'époque... Il envoya une prière muette à l'Empereur pour que sa dame ne lui en tienne par rigueur.
Posant un instant le bouquet de fleurs de synthèse sur le sol, il mit un point d'honneur à lisser son costume. Tissé dans une matière qui respirait le luxe, il mettait en valeur le corps du jeune éphèbe juste assez musclé pour séduire la moitié de la population féminine. Mais, plutôt timide que dragueur, il était loin d'en profiter. Ses doigts s'attardèrent sur son noeud papillon rouge, reprenant des gestes familiers, comme pour se rassurer.
Il était parfait, tout était parfait.
Il vérifia le contenu de ses poches avant de ramasser le bouquet de roses qu'il devrait mettre dans de l'eau en arrivant. Il péchait déjà en offrant des fausses fleurs, si en plus ces saletés fanaient aussi vite que les vraies à l'époque... Il envoya une prière muette à l'Empereur pour que sa dame ne lui en tienne par rigueur.
Il prit une grande inspiration avant de pousser le portail en fer forgé. Là, les pieds sur l'herbe trop verte pour être naturelle, il embrassa du regard la baie vitrée à une dizaine de mètres.
Elle était là.
Il la voyait apparaitre au gré des exercices physiques qu'elle s'imposait, sans se douter de ce qui l'attendait.
Il s'approcha de la porte et, puisqu'elle ne l'avait pas remarqué, il sourit tendrement en l'observant faire ses abdominaux dans son petit débardeur à croquer, alors qu'elle pestait manifestement en ayant quelques difficultés à remonter le buste.
Un léger rire lui échappa et il appuya sur la sonnette. Il imaginait bien l'expression de surprise de la jeune femme quand elle le verrait. Après tout, elle n'attendait personne, pas même lui. Elle lui offrirait un sourire en échange des fleurs. Peut-être même lui sauterait-elle dans les bras, elle était adepte des grandes démonstrations d'affection. Ensuite il irait mettre de la musique, s'installerait avec elle dans son canapé préféré et..
La porte qui s'ouvrit interrompit ses pensées de futur proche, le ramenant au présent.
Il loupa une respiration quand leurs regards se croisèrent. Ses yeux gris-bleus, sa chevelure blonde à moitié défaite, le rose sur le haut de ses pommettes... Elle était encore plus belle de près.
Les fourmis habituelles qu'il ressentait quand il pensait à elle prirent soudain plus d'importance dans son bas-ventre.
Elle était là.
Il la voyait apparaitre au gré des exercices physiques qu'elle s'imposait, sans se douter de ce qui l'attendait.
Il s'approcha de la porte et, puisqu'elle ne l'avait pas remarqué, il sourit tendrement en l'observant faire ses abdominaux dans son petit débardeur à croquer, alors qu'elle pestait manifestement en ayant quelques difficultés à remonter le buste.
Un léger rire lui échappa et il appuya sur la sonnette. Il imaginait bien l'expression de surprise de la jeune femme quand elle le verrait. Après tout, elle n'attendait personne, pas même lui. Elle lui offrirait un sourire en échange des fleurs. Peut-être même lui sauterait-elle dans les bras, elle était adepte des grandes démonstrations d'affection. Ensuite il irait mettre de la musique, s'installerait avec elle dans son canapé préféré et..
La porte qui s'ouvrit interrompit ses pensées de futur proche, le ramenant au présent.
Il loupa une respiration quand leurs regards se croisèrent. Ses yeux gris-bleus, sa chevelure blonde à moitié défaite, le rose sur le haut de ses pommettes... Elle était encore plus belle de près.
Les fourmis habituelles qu'il ressentait quand il pensait à elle prirent soudain plus d'importance dans son bas-ventre.
«Bonsoir. »
Sa voix était si douce et si chaude. Il joua avec un petit tube entre ses doigts pour se donner une contenance avant de se rappeler qu'il devait lui offrir les fleurs.
«Des fleurs pour ma Belle. »
Il se rapprocha d'elle, lui fourrant le bouquet dans les mains. Il en profita pour humer son odeur, en fermant les yeux. Elle exaltait un mélange de sueur et de parfum qui ne lui déplaisait pas, au contraire.
«Que..
-Il faudrait les mettre dans de l'eau. »
-Il faudrait les mettre dans de l'eau. »
Il la coupa en rouvrant les paupières. Elle haussa un sourcil, tentant de s'écarter légèrement, l'air mal à l'aise alors que ses yeux glissaient sur le tube à l'éclat métallique qu'il tripotait depuis le début.
Elle comprit. Hoqueta alors qu'il lui empoigna le bras avec force pour y enfoncer la seringue, ne lui laissant pas le temps de réagir.
La Blonde s'effondra sous l'effet de la toxine paralysante, une lueur fugace de frayeur dans les yeux.
Il se permit un soupir de soulagement et la souleva pour la porter jusqu'au canapé et l'y déposer avec délicatesse, écrasant au passage le bouquet de ses chaussures cirées.
Comme s'il connaissait la maison, il alla mettre un peu de musique avant de revenir près de la demoiselle.
Elle comprit. Hoqueta alors qu'il lui empoigna le bras avec force pour y enfoncer la seringue, ne lui laissant pas le temps de réagir.
La Blonde s'effondra sous l'effet de la toxine paralysante, une lueur fugace de frayeur dans les yeux.
Il se permit un soupir de soulagement et la souleva pour la porter jusqu'au canapé et l'y déposer avec délicatesse, écrasant au passage le bouquet de ses chaussures cirées.
Comme s'il connaissait la maison, il alla mettre un peu de musique avant de revenir près de la demoiselle.
Il sifflotait tranquillement la mélodie, déboutonnant son pantalon.
«Oh, ça ne vous dérange pas si je garde mon noeud papillon ? Il parait que ça me donne un air gentleman. »
Un sourire sardonique s'étendit sur ses lèvres avant qu'il ne se remette à siffloter.
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Informations sur l'article
On trouve sa vie en la donnant aux autres.
28 Avril 2012
269√
10☆
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◊ Commentaires
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Uriel (230☆) Le 09 Mai 2012
Arg, joliment raconté.. J'aurais bien aimé avoir le deuxième auteur^^ -

Tchaïkovski (77☆) Le 01 Mars 2013
Flippant...


